Robert Plant revient avec un 11e album solo

CRITIQUE / Led Zeppelin, tout le monde connaît, ou presque. Mais l’incroyable aventure musicale menée par son leader après la fin du groupe ? Moins.

Robert Plant offre pourtant son 11e album solo, accompagné des excellents musiciens de the Sensational Space Shifters. Si la guitare reste souvent au premier plan dans ces 11 compositions aux orchestrations impeccables, des invités spéciaux viennent ajouter violoncelle, oud et percussions délicates parsemées ici et là. L’entêtant May Queen, en piste d’ouverture, annonce la couleur d’une musique finement ciselée avec son carrousel de guitares électriques, acoustiques, slide guitars, Dobros ou pedal steels. Et quand le piano prend relais, cela donne l’irrésistible A Way With Words, petit bijou en suspension dans ce Carry Fire. Quoique la chanson titre, nappée de sonorités orientales et de murmures envoûtants, brille aussi de mille feux. Difficile de choisir parmi les meilleures compositions tant l’album est traversé d’éblouissements renouvelés. À écouter en boucle.

Robert Plant

Carry Fire

****½