Michel Garneau, alias Garnotte, présentera ses meilleurs dessins de 2017 samedi à la Salle Alec et Gérard Pelletier de Sutton.

Rire de 2017 avec Garnotte

Selon le caricaturiste Michel Garneau, alias Garnotte, 2017 a été « une année de multiples dangers ». Un constat pas très positif, mais source intarissable d’inspiration pour l’artiste qu’il est. Il convie d’ailleurs le public à revivre l’année à travers une centaine de ses dessins.

Le caricaturiste du Devoir avait fait la même chose l’an dernier, en profitant de l’occasion pour remettre les profits de cette soirée « Revue de l’année » à la Salle Alec et Gérard Pelletier de Sutton. « La salle était pleine et c’était vraiment agréable. Ça avait tellement bien fonctionné qu’ils m’ont demandé de le refaire cette année », explique le résident de West Brome.

Prise deux, donc, pour cette soirée haute en couleurs où Garnotte présentera cette fois environ 120 dessins, dont certains « non publiés ou non publiables ». 

« Ce sont des dessins qui n’étaient pas “politiquement corrects”, des esquisses sommaires et spontanées que j’ai griffonnées. Je ne les garde pas toutes, mais quand je les aime, je les conserve », dit-il, en rappelant que cette soirée s’adresse à un public « plus averti ».

Des sujets en or

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette, les corps policiers du Québec, les islamistes, le mouvement #MoiAussi, le chef caquiste François Legault, la nouvelle mairesse de Montréal Valérie Plante... Tous ces sujets et bien d’autres sont passés sous la plume de Garnotte en 2017.

Mais l’incontournable, on le devine, aura été — et demeure — Donald Trump et ses multiples frasques. « Lui, il faut essayer de surpasser ce qu’il nous présente ! Et il va nous nourrir encore ! », lance-t-il.

Une bonne cuvée, 2017, pour un caricaturiste ? « Une très bonne cuvée. Il y a eu plusieurs événements assez percutants, dont des attaques terroristes. Même la nature s’en est mêlée avec des ouragans, des inondations... », résume-t-il, en précisant que de telles catastrophes demandent toutefois une certaine distance émotive.

« C’est la partie la moins drôle de notre travail. Il faut trouver un angle différent, plus subtil, pour les traiter. »

Mi-figue mi-raisin, Michel Garneau ajoute par ailleurs être « en deuil » du maire défait de Montréal, Denis Coderre. « C’était un homme très coloré que j’aimais beaucoup dessiner. »

Pour animer la soirée avec lui, Garnotte sera accompagné du comédien Jacques Piperni, du publicitaire Richard Leclerc et de Daphnée Poirier. 

« Les gens auront droit à un best of. Il va y avoir plusieurs moments de franche rigolade. Surtout qu’il y a beaucoup d’interaction avec le public. »

Envie d’y aller ?

Quand : Samedi 6 janvier à 20 h

Où : Salle Alec et Gérard Pelletier, 4-C Maple à Sutton

Billets : www.salleagpelletier.com