Grand monsieur que ce Ken Dryden – il mesure six pieds quatre –, accueilli en héros, à juste titre.

«TLMEP»: ce grand monsieur du hockey

CHRONIQUE / Les nostalgiques du temps où le Canadien les gagnait toutes avaient sûrement un grand sourire, dimanche soir, à revoir Ken Dryden, mon étoile du match, leur raconter ces belles années. Ce «Tout le monde en parle» intéressant d'un bout à l'autre a aussi permis à Maripier Morin de répondre aux critiques, sévères à son endroit, et à Bleu Jeans Bleu de nous remettre «Coton ouaté» dans la tête pour toute la semaine.

Grand monsieur que ce Ken Dryden – il mesure six pieds quatre –, accueilli en héros, à juste titre. Il a été bien peu question de la biographie Scotty : une vie de hockey d'exception, dont il est l'auteur, mais surtout de lui-même, dans cette entrevue qu'il a accordée presque uniquement en français. Pour Dryden, Bowman n'est rien de moins que le meilleur entraîneur de l'histoire du hockey. Son autre livre, intitulé Le match, publié en 1983, est encore considéré par plusieurs comme le meilleur ouvrage à avoir été écrit sur notre sport national. M. Dryden arrivait accompagné de son fameux masque de gardien de but, qui est entré dans la légende, portant encore les marques des grandes années. Il a refusé qu'il soit exposé au Temple de la renommée à Toronto, préférant le garder précieusement dans une boîte au sous-sol. La carte du fou du roi: «Avec vos multiples carrières, on peut dire que si Ken Dryden arrêtait tout, il n'y a vraiment rien pour arrêter Ken Dryden!»

Maripier Morin, qui s'est séparée de Brandon Prust, a dû vivre avec les réactions engendrées par sa rupture. «Les gens sont d'une grande délicatesse. Moins les médias. [...] Est-ce que je suis obligée de parler de ma rupture? [...] Moi j'ai lu nulle part un contrat qui m'obligeait à m'exprimer sur comment je me sens en ce moment.» Au sujet de sa série Mais pourquoi?, diffusée à Z, elle n'a pas du tout aimé danser nue au Lady Mary Ann, un bar de danseuses de Québec, «pour voir ce qui se passe dans le regard des gens qui sont là». «T'es un numéro. Y sont pas là pour apprendre à te connaître ou savoir si t'as quelque chose à dire», a-t-elle constaté. Elle qualifie Studio G de «show sans prétention», et souligne que l'émission qu'elle anime à TVA attire en moyenne 916 000 fidèles chaque dimanche. «Les critiques sont toughs à ton égard», a remarqué Guy A. «Si ça avait été [fait par] un gars, on crierait au génie», répond-elle au sujet de Mais pourquoi?, qui a reçu un accueil mitigé mais plus favorable que Studio G.

Intéressant segment sur les fausses nouvelles, avec le trio des Décrypteurs sur ICI RDI, l'animateur Alexis De Lancer et les journalistes Bouchra Ouatik et Jeff Yates. Si Donald Trump a popularisé le concept de «fake news», c'est loin d'être nouveau. La plus vieille fausse nouvelle au Québec remonte à 1893 et parle d'actes de cannibalisme associés à une famille autochtone en 1893. On a notamment rappelé qu'une loi au Canada contre les fausses nouvelles avait été invalidée par la Cour suprême en 1992. Les médias traditionnels ne sont pas à l'abri des erreurs. Alexis De Lancer cite le cas d'ABC News, qui a diffusé des images d'une attaque en Syrie, avant qu'on découvre qu'elles avaient été tournées dans un champ de tir au Kentucky.

Récipiendaire d'un 17e Félix la semaine dernière, et après avoir endisqué à quatre reprises, Fred Pellerin refuse toujours de se dire chanteur. «Tu fais quatre tartes, ça veut pas dire que t'es pâtissier!» blague le sympathique conteur. Dans un segment délirant et vraiment très drôle, Fred Pellerin a tenté d'exprimer, en des termes que même lui ne semblait pas comprendre, que son œuvre serait disponible sur plusieurs plateformes, comme si le numérique venait d'être inventé. «On rentre dans le futur!» s'est-il écrié. «Non, on rentre dans le présent», a répondu Guy A. Bien sûr, on est revenu sur la bisbille entre Pellerin et la municipalité de Saint-Élie-de-Caxton. «Je n'avais plus de fun», a-t-il expliqué, ajoutant avoir tiré personnellement zéro revenu de cette collaboration. Il ne quitte pas pour autant le village qu'il a mis sur la mappe et promet de s'y investir autrement.

La Dre Marie-Eve Morin et la psychiatre Amal Abdel-Baki craignent toutes deux les conséquences de la loi caquiste qui fait passer l'âge légal d'achat et de possession de cannabis de 18 à 21 ans. «C'est vraiment un projet de loi qui est politique, qui n'est pas scientifique ni médical, et ça va à l'encontre de la santé publique», croit la Dre Morin, médecin de famille oeuvrant en dépendances et en santé mentale, très éloquente. Ceux qui s'approvisionnaient à la SQDC, aussi peu soient-ils, vont forcément retourner sur le marché noir, où on vend le cannabis avec d'autres drogues plus dangereuses, croit-elle. Étrangement, la plus forte croissance de consommation du cannabis s'observe chez les 65 ans et plus.

L'émission s'est conclue joyeusement avec trois des membres de Bleu Jeans Bleu, proclamé groupe de l'année à l'ADISQ, et dont la chanson Coton ouaté est devenue un ver d'oreille. Même leur air des épiceries IGA pour ne pas oublier ses sacs est accrocheur. C'est le leader, Claude Cobra, de son vrai nom Mathieu Lafontaine, qui accordé 99% de l'entrevue sans rouler ses «r» comme dans ses chansons, les deux autres jouant volontiers les figurants. «Il parle!» s'est exclamé Guy A. quand l'un d'eux a voulu en placer une. Les gars ne sont pas des danseurs, et ont appris la chorégraphie de leur vidéoclip cinq minutes avant de le tourner. Ça n'a pas empêché le vidéo de faire fureur sur le web.

En début d'émission, Guy A. a voulu souligner avoir invité les auteurs du livre PLQ Inc., publié par les Éditions du Journal (Québecor). «Une fois de plus, leur grand patron en a décidé autrement. Dommage», a conclu l'animateur.

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