«Dans les pas de», à Historia, invite des vedettes québécoises à retourner sur les lieux qui ont marqué l’existence de diverses personnalités de l’histoire récente. Pierre-Yves Lord s’est prêté au jeu avec René Lévesque.

Si je vous ai bien compris...

CHRONIQUE / Pour une fois qu’une émission d’Historia répond vraiment au mandat premier de la chaîne... l’histoire! On semblait l’avoir oublié à l’interne. Diffusée le vendredi à 22h depuis la semaine dernière, «Dans les pas de» invite des vedettes québécoises à retourner sur les lieux qui ont marqué l’existence de diverses personnalités de l’histoire récente.

Le premier épisode, avec Yves P. Pelletier sur Rose Ouellette «La Poune», était un peu décevant. On a commencé l’émission avec son dernier compagnon de scène, qui n’avait pas l’air de garder des bons souvenirs de ses années avec La Poune. Malaise. Heureusement, sa petite-fille Kathleen Verdon, a sauvé la mise en fin d’émission, en parlant avec passion de sa célèbre grand-mère, et de son amour pour une femme, qui a partagé sa vie durant de nombreuses années.

Par contre, le deuxième de demain soir, avec Pierre-Yves Lord sur René Lévesque, est plus intéressant, même si on croyait tout savoir sur René Lévesque. Un rappel de l’homme qu’il était, n’est jamais de trop, surtout en cette ère où on semble oublier trop vite ces grands personnages.

Ne vous attendez pas à une bio exhaustive; on a une demi-heure pour rappeler l’esprit du personnage mythique. Une visite aux archives permet aussi de rappeler qu’il a été expulsé du Collège Saint-Charles-Garnier, une institution que Pierre-Yves Lord a fréquentée, et dont il a lui-même été expulsé. Marc Laurendeau fait réentendre un reportage de Lévesque et rappelle que la grève des réalisateurs de Radio-Canada lui a donné l’idée de se lancer en politique. Son attachée de presse, la première femme à occuper un tel poste, Gratia O’Leary, parle d’un séducteur, qui aimait très certainement les femmes, et à qui elle préparait des dry Martini. Elle raconte son mariage secret avec Corinne Côté, qui a été très bien reçu dans la population. L’animateur a le privilège de faire entrer les caméras dans l’ancien appartement de fonction de M. Lévesque et dans une salle du bunker, une pièce feutrée mais beige, là où il a passé le plus de temps. Autre précieux moment : la lecture du discours que Lévesque avait écrit pour le référendum de 1980, mais dont il est sorti pour parler avec son cœur.

On le sait : M. Lévesque ne prenait pas du tout soin de sa santé. Oui, il fumait et buvait du café du matin au soir, mais il n’y avait pas que ça. Martine Tremblay, sa dernière cheffe de cabinet, décrit ses dîners : une canne de soupe, des toasts brûlées saupoudrées de poivre (!), des biscuits soda, un verre de lait. Je serais curieux de savoir ce que mange François Legault le midi, mais ça ne ressemble certainement pas à ça.

Dans les prochaines semaines, Réal Béland s’intéressera à Mad Dog Vachon, Marie-Thérèse Fortin au frère Marie-Victorin, Sébastien Benoit à Jacques Normand, Jean-Marie Lapointe au père Emmett Johns, Vincent Graton à Alphonse et Dorimène Desjardins, Christian Bégin à Jehane Benoît, Marie-Claude Savard à Joseph-Armand Bombardier, et Pascale Montpetit à Irma LeVasseur.

BILAN EN CHIFFRES

Quelles émissions ont le mieux performé depuis le début de la saison dans les sondages? Sans surprise, District 31 occupe la tête avec sa moyenne de 1725 000 téléspectateurs sur ICI Télé, selon les données confirmées de Numeris. Suivent Alerte Amber (1532 000), L’Échappée (1352 000), Révolution (1322 000), L’heure bleue (1211 000), toutes à TVA, et Tout le monde en parle (1190 000) sur ICI Télé. Boomerang (1168 000) apparaît tout juste devant Discussions avec mes parents (1121 000), sa rivale du lundi à 19h30. Moins regardées en direct, Toute la vie (962 000), Une autre histoire (976 000) et Ruptures (988 000) font des bonds importants si on compte les enregistrements.