Kalina Bertin a découvert, en tournant un documentaire sur son père, que ce gourou a eu 15 enfants de cinq femmes avant d’être assassiné.

L'étoile du match à Kalina Bertin

CHRONIQUE / Qui nous dit la vérité et qui nous ment? Supercheries, fabulations et histoires à dormir debout ont été à l'avant-plan de ce «Tout le monde en parle», dimanche.

L'histoire la plus rocambolesque appartient sans doute à Kalina Bertin, qui a découvert, en tournant un documentaire sur son père, que ce gourou a eu 15 enfants de cinq femmes avant d'être assassiné. Manic raconte le parcours jonché de supercheries de cet homme né à Hawaï, souffrant d'un trouble de la personnalité, qui avait néanmoins beaucoup de charisme, et dont les anciens disciples conservent quand même de bons souvenirs. La réalisatrice a retrouvé sa dernière conjointe pour savoir pourquoi elle l'avait abattu, une rencontre très intense.

C'est pour montrer les effets dévastateurs de la maladie mentale qu'elle a filmé les moments de détresse de sa sœur et surtout de son frère, qu'on voit en pleine crise psychotique, lançant des couteaux dans la maison. Le film sensible, que Guy A. et ses invités ont trouvé bouleversant, a vraiment permis de rapprocher la famille, affirme Kalina Bertin. La question qu'elle aurait voulu poser à son père: «Est-ce que t'as aimé tes enfants?»

C'est vrai que tout le monde parle de la «jeune millionnaire» Éliane Gamache Latourelle, éclaboussée par une enquête de Nathalie Petrowski dans La Presse+. Comme bien d'autres, Ariane Leduc et Maxime Lachapelle se sont laissés charmer par la pharmacienne et ses conseils pour faire fortune. Le couple d'entrepreneurs en construction a failli rompre quand Ariane Leduc a décidé d'acquérir la compagnie de mentorat de Mme Gamache Latourelle. Le couple la poursuit aujourd'hui pour fausse représentation.

C'est un coiffeur qui a mis en contact Nathalie Petrowski avec Ariane Leduc. En tout, elle a pu identifier une quinzaine de personnes disant être flouées. La journaliste a tenu à préciser qu'«Éliane Gamache Latourelle n'a pas volé des millions. Elle n'a pas volé de banque. Ce n'est pas Vincent Lacroix.» N'empêche, la pharmacienne a convaincu plusieurs personnes de s'endetter et d'investir dans ses affaires, notamment en leur vendant des bracelets à 15 000$, qui donnaient accès à un complexe hôtelier.

À Marc Fisher, coauteur du livre La jeune millionnaire, qui l'accuse de «vendetta personnelle», Nathalie Petrowski répond que les personnes flouées sont bien réelles et qu'elle ne connaissait pas personnellement Éliane Gamache Latourelle. Elle aurait d'ailleurs aimé la rencontrer pour lui donner un droit de réplique, mais elle a toujours refusé.

Guy A. est tombé sous le charme du dernier album de Tire le coyote, Désherbage, qu'avait suggéré Émilie Perreault sur ce plateau. Même qu'il n'avait ressenti rien de tel depuis Tu m'aimes-tu? de Richard Desjardins. L'artiste singulier né à Sherbrooke, mais qui vit à Québec depuis l'âge de 18 ans, a dû faire le plein de nouveaux adeptes dimanche soir.

Aussi habile pour chanter du Neil Young que du Radiohead, et passionné de l'histoire du folk américain, Benoît Pinette, de son vrai nom, considère sa voix haut perchée comme un avantage, même si elle ne plaît pas à tout le monde. Ça peut même en irriter quelques-uns. Ça le dérange? «Pas vraiment, j'm'en sacre un peu. Y viennent pas me le dire.»

Autodidacte en musique, et ancien intervenant et éducateur spécialisé dans une école primaire et dans un centre de réinsertion sociale, il a longtemps eu le syndrome de l'imposteur. «Je ne suis pas du genre à foncer dans le tas et à m'imposer», affirme Benoît Pinette, conscient que plusieurs ont dû le découvrir dimanche. La carte du fou du roi illustre bien le personnage: «Tire le coyote, c'est comme le chant d'une mésange bicolore qui sort du bec d'une grosse corneille noire.»

Selon Alex Perron, qui s'improvise coach de vie amoureuse malgré son célibat, il ne faut jamais draguer dans la section des surgelés à l'épicerie: c'est là où se trouvent les paresseux qui ne veulent pas cuisiner. Initié après un numéro au ComediHa!, son livre, Le carnet secret d'Alex, contient une section de recettes «coquino-cochonnes». Par ailleurs, l'humoriste a déploré les amalgames entourant l'affaire Éric Salvail, disant qu'il ne fallait pas mettre tous les homosexuels dans le même panier.

Si vous pensiez que Les Denis Drolet était flyés, vous n'avez rien vu. Leur quatrième spectacle, En attendant le beau temps, va encore plus loin en matière d'absurde. Le duo revient aussi à la chanson, pour faire contrepoids avec les numéros «chargés et trashs». Les gags salaces et plein de préjugés du Denis Barbu auraient pu mal passer dans tout le mouvement #moiaussi, mais le public a compris que ça faisait partie du personnage. Le duo a laissé de côté Télétoon, avec qui il avait un projet de série d'animation depuis 12 ans. Le producteur et eux n'avaient plus du tout la même conception du projet.

Auteur du livre Ce qu'on ne vous dit pas sur le changement climatique, le météorologue Gilles Brien rappelle que le phénomène est un enjeu scientifique, pas une religion. Il pourfend autant les climatosceptiques, très puissants jusqu'à la Maison-Blanche, que les écologistes trop alarmistes, qui nuisent au débat. Il se méfie du «greenwashing» des publicités, qui nous vendent des VUS en pleine nature. «Y'a toujours un grizzli pas loin», ironise-t-il.

La situation n'en est pas moins préoccupante. «On perd nos repères, parce que présentement, le climat est tellement détraqué, qu'on ne se retrouve plus dans les saisons.» Il prend pour exemple une chute récente de température de 30 degrés d'un coup, ce qu'on ne voyait pas avant. M. Brien rappelle que la pollution est ce qui tue le plus de gens dans le monde.

Aura-t-on un bel été? Réponse du météorologue: «Je vous le souhaite!»

Veuillez noter que ce blogue fera relâche durant les deux prochaines semaines, de retour le 11 février.

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