Sophie Lorain: «La parité, j'en ai rien à cirer.»

Congé de langue de bois

CHRONIQUE / Qu'on soit d'accord ou pas, les invités de «Tout le monde en parle» ont laissé leur langue de bois au vestiaire, dimanche soir. Alors qu'on dit que la politique musèle ses candidats, Vincent Marissal conjugue plutôt la censure au passé sur ses convictions politiques. Et en faisant rimer parité avec pitié, Sophie Lorain a pris le risque de s'engager sur un terrain glissant.

Après une entrée difficile en politique la semaine dernière, Vincent Marissal admet avoir d'abord cru que Québec solidaire «se casserait la gueule» face aux grands partis. «C'est là que je me retrouve, que mes valeurs sont les mieux représentées», dit-il néanmoins de ce parti tenu à bouts de bras par ses militants. Il se moque aujourd'hui de l'idée selon laquelle «un bourgeois qui travaille à La Presse ne peut pas être de gauche». «Plus je vieillis, plus je suis indigné», dit-il, évoquant les inégalités entre les hommes et les femmes, les écarts de salaire et la façon dont on accueille les immigrants.

«Je ne me suis pas levé un matin en disant: "j'pense que je vais planter Jean-François Lisée"», affirme le candidat qui pourrait diviser le vote souverainiste dans Rosemont. Il s'élève contre cet «argument de l'establishment d'un vieux parti. Qui a dit qu'on n'a pas le droit de changer?»

«Oui, il avait été question d'Outremont, mais je ne suis pas allé», ajoute-t-il au sujet des trois rencontres qu'il a sollicitées avec le Parti libéral du Canada, et qu'il qualifie «d'exploration». Au sujet de l'épisode du «matrimoine» à Québec solidaire: «Ça a été un petit accident, ça n'aurait pas dû arriver», dit-il avec un sourire. M. Marissal, qui reconnaît avoir dû s'autocensurer sur ses convictions politiques lorsqu'il était chroniqueur politique à La Presse, a décoché quelques flèches à son ancien employeur.

La très bonne carte de Dany: «Pour t'éviter cette fameuse conférence de presse où tu annonceras en pleurant que tu quittes la politique pour des raisons familiales, passe donc direct au Club des ex

Toutes trois de la programmation des 30es FrancoFolies de Montréal, Mara Tremblay, Fanny Bloom et Andréanne A. Malette ont été invitées à se prononcer sur les propos de Louis-Jean Cormier dans La Presse, contre la parité hommes-femmes dans les grands festivals, qu'il a par la suite dit regretter. Fanny Bloom n'est pas nécessairement en désaccord avec l'idée de ne pas donner priorité au sexe dans le choix des artistes, mais croit que la parité est un geste encore nécessaire. Andréanne A. Malette souhaite être engagée pour son talent, et non pas parce qu'il faut respecter un quota. À Louis-Jean Cormier, qui a dit craindre que les festivals deviennent «gris» avec la parité, Mara Tremblay répond qu'elle considère que «la musique de femmes est encore plus colorée que la musique d'hommes» et qu'«il y a autant de femmes que d'hommes qui font de la bonne musique».

Sophie Lorain considère que son personnage de féministe, qu'elle jouera dans la deuxième saison de Plan B, est un rôle de composition. «Je vais être bête, mais la parité, j'en ai rien à cirer. J'ai pas besoin d'une parité, parce que je trouve ça condescendant. J'ai pas besoin de votre pitié», a-t-elle lancé. Son film Charlotte a du fun, qui traite de la sexualité des adolescentes, aurait dû s'intituler «Salope dans le bon sens du terme», mais les distributeurs ne voulaient pas de ce titre. On sent que leur décision lui est restée dans la gorge, quand elle prononce le nouveau titre avec un certain dégoût. Les vedettes québécoises n'ayant pas les mêmes rapports avec leurs agents, elle devra en tenir compte dans l'adaptation de la série Dix pour cent, qu'elle produira pour TVA. Autre très bonne carte du fou du roi: «Si ton objectif de carrière était de ne pas être la fille de l'autre, c'est réussi. Plus personne ne se rappelle que ta mère, c'est Dodo.»

Le discours du nutritionniste Bernard Lavallée jure avec celui de bien de ses collègues, et m'a fait un peu penser à la philosophie du Pharmachien, Olivier Bernard, qui déboulonne certains mythes reliés à la santé et à l'alimentation. L'auteur du livre N’avalez pas tout ce qu’on vous dit ne croit pas aux superaliments et s'attaque à ce qu'il appelle la «bullshit nutritionnelle». «L'important, c'est de manger diversifié», affirme celui qui en a même contre le tableau des valeurs nutritives, présent seulement sur les aliments qui ont un emballage, et qui a une marge d'erreur de 20%. Selon lui, il n'y a pas un meilleur fruit qu'un autre, et il n'est pas plus bénéfique de manger du kale qu'un autre légume. Il conseille notamment de privilégier les produits ayant tout au plus cinq ingrédients, et d'éviter les produits ayant des personnages sur leur emballage, destinés aux enfants et donc très sucrés. Toujours selon M. Lavallée, manger après le souper ne fait pas grossir durant le sommeil. Pour ou contre les boîtes repas, si à la mode? Elles donnent envie de cuisiner, mais coûtent très cher, et produisent énormément de déchets.

Chercheur au CÉRIUM de l'Université de Montréal et auteur de l'essai intitulé Un selfie avec Justin Trudeau, Jocelyn Coulon fait un portrait peu flatteur du premier ministre et de sa place dans l'échiquier mondial. Il affirme que M. Trudeau n'a pas rencontré une seule fois Stéphane Dion en tête à tête quand il était ministre des Affaires étrangères. L'animosité serait née entre les deux hommes quand Dion a refusé la candidature de Trudeau pour l'élection partielle de 2007 dans Outremont, pour y présenter plutôt M. Coulon, qui deviendra plus tard son conseiller. Stéphane Dion a été congédié en cinq minutes après 14 mois dans ce ministère.

Jocelyn Coulon ignore si la visite en Inde de Trudeau, si décriée, nuira à sa réélection. Il souligne néanmoins son manque de finesse et de connaissances de la population indienne, notamment en affirmant à ses hôtes: «"Il y a plus de ministres sikhs dans mon conseil de ministres que dans le vôtre." C'est assez insultant», relève M. Coulon.

«Est-ce que tu vas téléporter Dany à La voix?» a demandé Guy A. Lepage à Luc Langevin, qui a médusé toute l'assistance avec un numéro de pièce de monnaie retrouvée dans une noix, elle-même retrouvée dans un citron. Dans son nouveau spectacle, intitulée Maintenant demain, le célèbre illusionniste téléporte un spectateur, rien de moins. Même son metteur en scène René Richard Cyr ne connaît pas tous ses trucs.

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