Télé et radio

«La fureur», pour un soir seulement

CHRONIQUE / À la simple idée de ramener «La fureur», ne serait-ce qu’un soir, on réentend le thème, «chantez, dansez», on revoit la chorégraphie de l’ouverture, on se replonge dans l’ambiance survoltée du studio 42. Vingt ans après la première et plus de 10 ans après la fin d’une émission qui a marqué notre télévision, Véronique Cloutier et son équipe reprendront du service pour un soir seulement, le samedi 5 janvier prochain sur ICI Radio-­Canada Télé.

C’est en reprenant le concept pour Mariloup Wolfe à 1res fois cet hiver que l’idée est venue de faire revivre La fureur. «Sur le plateau, c’est comme si on était revenu 20 ans en arrière», confie Véronique Cloutier. Ce soir-là, les réseaux sociaux se sont emballés, réclamant le retour de l’émission. Le diffuseur a saisi l’occasion pour exaucer les fans.

Cette spéciale de 90 minutes sera présentée en direct du même studio, comme à l’époque. Quatre équipes se disputeront la victoire, deux composées de vétérans, et les deux autres, de recrues, trop jeunes à l’époque. Pour l’instant, on sait que deux joueurs étoiles de La fureur, Sébastien Benoit et Élyse Marquis, agiront respectivement comme capitaines des équipes des gars et des filles. Quant aux recrues, on peut s’imaginer que des Phil Roy, Jay Du Temple et Mariana Mazza auraient un plaisir fou à vouloir répondre aux questions.

Née à l’été 1998, La fureur était une adaptation d’un concept français. La version québécoise est celle qui a duré le plus longtemps parmi toutes les adaptations du concept dans le monde. Véronique Cloutier avait animé les cinq premières saisons, avant de céder son siège à Sébastien Benoit. Au moment de l’enregistrement de l’émission-pilote, les concepteurs français étaient convaincus qu’il était impossible de présenter l’émission en direct. Au bout de 274 émissions, on peut dire que l’équipe québécoise les a fait mentir.

Le 5 janvier 2019, les fans retrouveront avec plaisir les chants de ralliement, les danseurs et danseuses, et les jeux qui ont fait la renommée de l’émission, dont la chanson arrêtée, la «fausse» aux chansons, Carmen et la chanson à étages, peut-être aussi «Va t’asseoir» et «Je l’ai eu, tu joues pus», créés pour neutraliser Sébastien Benoit, devenu trop fort.

Véronique Cloutier, qui a visionné de vieilles émissions de La fureur, affirme que le concept a bien vieilli. «À part les looks!» blague l’animatrice, qui ajoute qu’aucune autre émission du genre à laquelle elle a participé n’est arrivée à la cheville de l’ambiance de La fureur. «C’était comme 700 bouteilles de 7 Up qui s’ouvrent en même temps», affirme Ève Déziel, qui était là dès le début, et qui revient comme productrice au contenu, tout comme le réalisateur Alain Chicoine. KOTV a racheté les droits, qui appartiennent maintenant à Endemol. Je garde pour ma part un souvenir impérissable de La MégaFureur au Colisée en 2002, que j’ai couvert de la passerelle, et qui avait attiré près de 12 000 spectateurs. C’était phénoménal.

L’an dernier, ICI Radio-Canada Télé avait fait renaître SNL Québec, le premier samedi de janvier. «Ça avait été un gros succès et ça nous a conforté d’utiliser cette case pour profiter de la disponibilité du public quelques jours après les Fêtes», affirme la directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult. Un second retour de SNL n’est cependant pas prévu.

Ceux qui rêvent d’un retour hebdomadaire de La fureur devront se faire à l’idée : 1res fois va trop bien pour que Véronique Cloutier pense à laisser tomber cette formule, de retour l’hiver prochain pour une deuxième saison.

LE CHIFFRIER DU DIMANCHE

La première du Beau dimanche a attiré l’attention de 453 000 téléspectateurs dimanche soir sur ICI Radio-Canada Télé, une baisse par rapport à la première de l’an dernier, qui en avait retenu 542 000. Pas convaincu de la place occupée maintenant par Rebecca Makonnen, à droite de l’animateur plutôt que du côté des invités, où on la sentait plus impliquée, moins en retrait. On verra à l’usage. Plus tôt sur le même réseau, la première du talk-show animalier Les poilus a été vue par 482 000 curieux, et celle de Viens-tu faire un tour?, par 531 000. Mais c’est Conversation secrète avec Mike Ward qui a obtenu le plus gros score de la soirée, avec 694 000 téléspectateurs à TVA. Avec des chiffres pareils, ça paraît que l’été s’en vient.

Télé et radio

Claude Legault succède à Marc Labrèche au «Bye Bye»

BLOGUE / Marc Labrèche ne sera hélas pas du prochain «Bye Bye», qui en sera à sa 50e édition, mise à part une apparition. Voilà qui laisse une place libre, accordée à l'acteur Claude Legault, qu'on a surtout vu jouer des rôles dramatiques dans les dernières années.

Grand manitou de la revue humoristique d'ICI Radio-Canada Télé, Simon Olivier Fecteau en a fait l'annonce lors de la première de la saison du talk-show Le beau dimanche.

Anne Dorval, Patrice L'Ecuyer, Pierre Brassard et Véronique Claveau seront tous de retour. Le concepteur a révélé que plusieurs invités seraient de la fête pour souligner ce 50e Bye Bye et a laissé entendre que Marc Labrèche serait là d'une façon ou d'une autre. Il n'est donc pas exclu qu'on le revoit dans une autre formidable parodie de Céline Dion. Labrèche ne manquera pas d'occupation durant la prochaine saison, puisqu'il animera Cette année-là à Télé-Québec, en plus de revenir au printemps à Info, sexe et mensonges, maintenant sur ICI Radio-Canada Télé.

Bien avant 19-2 et Fugueuse, Claude Legault a pu exploiter son talent comique dans les séries Le club des 100 watts, Dans une galaxie près de chez vous, 450, chemin du Golf, au cinéma dans Les trois p'tits cochons et à la Ligue nationale d'improvisation. Comme plusieurs d'entre nous, il affirme regarder le Bye Bye depuis son enfance. «J'y ai rêvé longtemps», a admis le comédien à l'animateur Jean-Philippe Wauthier. Conscient que le défi est énorme, il affirme que sa première réaction à cette proposition a été de «vomir». «Et l'autre, ça a été de vouloir fuir.» Il a finalement dit oui, sachant qu'il devra se prêter à des imitations.

Simon Olivier Fecteau a également profité de sa présence pour confirmer le retour d'En audition avec Simon, sur ICI Tou.tv.

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Richard Therrien

Vol de banque et corps congelé

CHRONIQUE / Nous sommes en août 2003 dans la ville d’Érié en Pennsylvanie. Un livreur de pizza commet un vol de banque. Intercepté par la police à sa sortie, Brian Wells prétend avoir sous ses vêtements une bombe, prête à sauter. La suite est l’une des histoires les plus étranges et les plus sordides que vous aurez entendues. Triste aussi, mais bien réelle et parfaite pour une série documentaire captivante.

J’ai dévoré en une soirée les quatre épisodes de Génie du mal: La vraie histoire du plus diabolique vol de banque d’Amérique (Evil Genius), disponibles en français et en anglais sur Netflix depuis une semaine. Du calibre des grandes séries documentaires du service de vidéo en ligne, qui vous tient sur le bout de votre fauteuil. Il faut dire qu’il y a tout dans cette histoire abracadabrante pour «accoter» les meilleurs polars. Je me demande quel auteur aurait été assez tordu pour inventer une affaire pareille. J’aurais été le premier à tourner en ridicule son imagination trop fertile et l’invraisemblance de son scénario.

Télé et radio

«M’entends-tu?», la série qui grafigne

CHRONIQUE / «Une crisse de drôle d’affaire!» s’exclame Florence Longpré en parlant de sa nouvelle série, «M’entends-tu?», entre le tournage de deux scènes. Une sorte d’OVNI télévisuel qui devrait nous faire rire autant que nous déstabiliser, l’hiver prochain à Télé-Québec. On nous prévient : c’est un monde dur, un langage extrêmement cru, des parcours explosifs. Ça va grafigner.

Les trois personnages principaux de la série sont des anti-­héroïnes, trois grandes amies unies par la musique, qui vivent dans la pauvreté. Pas seulement la pécuniaire, mais aussi la pauvreté intellectuelle et émotive, celle qui empêche de faire les bons choix, de bien s’entourer. Ada (Florence Longpré) a un grand cœur, mais de gros problèmes d’agressivité. Telle une tigresse, elle défend ses amies farouchement. En conflit perpétuel avec sa mère, jouée par Isabelle Brouillette, sa principale façon d’entrer en contact avec les autres est la sexualité. «Ça frise la prostitution», explique son interprète.

Ève Landry risque de nous surprendre avec son personnage de femme timide et silencieuse, Carolanne, qui a très peu de répliques. On est très loin de Jeanne d’Unité 9. Plus isolée et alcoolique que jamais, cette assistée sociale passe le plus clair de son temps à lire chez elle. Tout le contraire, le personnage de Mélissa Bédard, Fabiola, employée d’un casse-croûte, est exubérante et colle beaucoup à la personnalité de son interprète. «C’est la maman du trio», très protectrice, illustre Mélissa Bédard.

Télé-Québec effectue un retour à la fiction pour adultes avec cette série qui devrait plaire aux 18-34 ans. Une œuvre singulière, du jamais vu au Québec, d’après ce qu’en dit le directeur général de la programmation, Denis Dubois, en admiration devant l’écriture de Florence Longpré, toujours sur la frontière entre le drame et la comédie. «85 % des rôles-clés de la production sont confiés à des femmes, des personnages principaux jusqu’à la réalisation et à la production», dit-il avec fierté. Racisme, solidarité, résilience et amour sont autant de thèmes abordés dans les 10 épisodes d’une demi-heure, réalisés par Miryam Bouchard (L’Échappée) et produits chez Trio Orange.

Il est rare au Québec qu’une série porte autant la signature de son auteure que de l’une de ses interprètes principales, comme c’était le cas pour Lena Dunham avec Girls. Florence Longpré s’est beaucoup fait connaître par le personnage de Gaby Gravel dans Like-moi! sur la même antenne, mais écrit déjà pour le théâtre, notamment la pièce Sylvie aime Maurice. Elle trouvait notre télé trop propre et en avait assez des beaux condos modernes. Issue de la classe moyenne, elle a néanmoins frayé avec le monde qu’elle décrit dans M’entends-tu?, comme préposée aux bénéficiaires. Elle a rencontré des gens de milieu défavorisé et volé de petits bouts de leurs histoires.

Mélissa Bédard, de la cuvée 2012 de Star Académie, ne se destinait pas au jeu, mais s’est laissée tentée en passant une audition pour M’entends-tu? Florence Longpré avait quelqu’un d’autre en tête pour jouer le rôle de Fabiola, mais Mélissa a changé ses plans à l’audition. La chanteuse admet que le rôle lui rappelle des événements qu’elle a elle-même vécus avec sa propre fille. La pauvreté, elle connaît; elle s’est déjà confiée sur cet épisode de sa vie, alors qu’elle n’avait même pas assez d’argent pour manger, et qu’elle devait se sustenter chez les religieuses, près du Patro Roc-Amadour, dans Limoilou. «Cette série va ouvrir le regard des gens sur les autres. On a envie d’aider ces filles-là», dit-elle.

La musique, qui permet aux trois filles de s’épanouir, occupe une place importante dans la série, qui se situe quelque part «entre Minuit le soir et Rock’n nonne, affirme Florence Longpré. «Et un peu de Michel Tremblay», complète Denis Dubois. Le trio chantera de vraies chansons dans le métro, des reprises, mais aussi des titres originaux, signés Florence Longpré et son complice de Sylvie aime Maurice, Nicolas Michon, qui contribue aussi aux textes de la série avec Pascale Renaud-Hébert. «Pour les trois filles, la musique devient une arme pour exprimer ce qu’elles vivent», explique l’auteure.

Florence Longpré n’avait pas l’intention de jouer dans sa propre série au départ, pas plus qu’elle croyait un jour avoir à chanter, mais la chose s’est imposée assez rapidement. Guy Jodoin, Sophie Desmarais, Christian Bégin, Patrick Goyette, Mehdi Bousaidan, Fayolle Jean Jr et Marie-France Marcotte font aussi partie de la distribution, de même que plusieurs nouveaux visages.

LES CHEFS! EN BAISSE

Difficile d’expliquer pourquoi Les chefs! attire si peu d’auditoire cette saison sur ICI Radio-Canada Télé. Lundi, à peine 470 000 téléspectateurs ont regardé l’émission, dans laquelle les aspirants-chefs devaient préparer un repas pour 25 convives, en équipes de deux. À la même heure, Ma maison bien-aimée, une rediffusion de CASA, en a attiré 473 000 à TVA. Est-ce le choix de devancer la diffusion au printemps qui a déstabilisé l’auditoire? Ou alors l’usure de la formule? Dommage, parce que cette saison est particulièrement relevée.

Richard Therrien

Gala Artis: à deux, c’est mieux

CHRONIQUE / En coanimant avec Maripier Morin le 33e Artis dimanche dès 20h à TVA, Jean-Philippe Dion réalise «un rêve de petit gars», qu’il ne voyait pas venir avant quelques années. Seize trophées seront remis dans cette cérémonie souvent très prévisible, mais que le duo d’animateurs souhaite le plus festive possible. Après une saison couronnée par le succès de «La vraie nature» et de son documentaire, «Bye», Jean-Philippe Dion passe du tapis rouge au poste de maître de cérémonie, rassuré de partager la scène avec son amie et collègue.

Q Jean-Philippe, comment as-tu connu Maripier?

R J’étais recherchiste sur Occupation double à l’époque où elle était candidate. Mes premières entrevues en télé, c’était avec elle. J’étais dans la voiture quand elle a été exclue. Cette fille a toujours eu un charisme fou. Dans la salle d’attente des auditions d’OD, il y avait plein de filles, mais on ne voyait qu’elle.

Q En quoi ce gala sera-t-il différent des précédents?

R C’est plus un gala d’humeurs, de sourires en coin. On a quand même des présentateurs qui seront drôles. Mais on n’a pas de vidéo des Satiriques où on escalade un pont. On a épuré au maximum. On s’est beaucoup demandé comment on pouvait revenir sur le mouvement #moiaussi et les dénonciations. Il ne fallait pas que ça revienne tout le temps, parce qu’il faut que ce soit festif. On a décidé de le faire en partant. Ce sera l’ouverture la plus claire et la plus directe sur le sujet. Il n’y aura pas de musique, pas d’éclairage, c’est hyper sobre, on déclare ce qu’on a à déclarer. Après ça, c’est un des plus gros numéros d’ouverture d’artistes des dernières années, et ce sera une overdose d’amour. On voulait un clash entre ce qui s’est passé cette année et ce numéro à la Katy Perry, à la Mika. On a besoin de se dire qu’on est bons et qu’on a fait du bon travail.

Q Peux-tu nous donner d’autres détails sur le contenu de la soirée?

R On s’est donné trois mots-clés: égalité, amour et renouveau. L’égalité avec le stand up du début, l’amour avec le numéro d’ouverture et le renouveau avec de jeunes présentateurs. Nos premiers sont Julien Lacroix et Debbie Lynch-White. Les Véro, les Charles Lafortune vont être là, mais on voulait donner le ton dès le départ. Le renouveau, c’est aussi Maripier et moi, qui sommes parmi les plus jeunes animateurs d’Artis, et Maripier est la première femme en 16 ans. Pour l’égalité, Ariane Moffatt va dévoiler les nommés dans la catégorie personnalité féminine avec une chanson de P!nk. Tout ça est symbolique.

Q On déplore souvent que la liste des gagnants du Gala Artis est trop prévisible. N’est-ce pas un peu dommage?

R On souhaite tous qu’il y ait plus de surprises. Mais ce sont les gens qui votent. Cette année, TVA a essayé de brasser les cartes avec Léger, en modifiant la façon de faire les sondages. On l’a vu dans les nominations, il y a beaucoup de nouveaux noms, et on ose espérer que ça puisse changer dans la liste des gagnants. Ça se peut qu’il y ait des surprises. S’il n’y en a pas, je suis convaincu que TVA essaierait de changer encore des choses. Personne ne se réjouit que ce soit toujours les mêmes qui gagnent. En même temps, je comprends que les gens votent pour des piliers. Gino Chouinard est en ondes quatre heures par jour, les gens se lèvent pour le regarder.

Q Vous permettrez-vous quelques pointes un peu plus méchantes?

R On ne pointera pas des personnes en particulier. C’est une animation beaucoup plus décontractée, une animation pas de cravates. On n’est pas aux Oscars. On va être chics, je porte du Yves Saint Laurent, je suis ben excité, mais il faut respirer, pas être pognés dans nos suits. Maripier aura des robes de fou. Pour l’ouverture, on aura la même tenue, en féminin et masculin, une sorte de statement.

Richard Therrien

V aura aussi ses ninjas

CHRONIQUE / Vous êtes peut-être déjà tombé sur «American Ninja Warrior», sur NBC ou TVA, en vous disant: mais comment ils font?

À côté de ce parcours spectaculaire d’épreuves physiques, le saut de l’ange de Fort Boyard paraît presque trop facile. Émily Bégin et Étienne Boulay promettent des épreuves tout aussi exigeantes, mais en pleine ville, dans Bootcamp: le parcours extrême, une compétition sportive qui s’ajoute aux nombreuses nouveautés de l’automne sur V.

L’émission, logée pour l’instant le jeudi à 20h, donnera lieu à des performances spectaculaires de concurrents gonflés à bloc, dans des lieux emblématiques de Montréal, tels que l’oratoire Saint-Joseph, le mont Royal, le parc Jean-Drapeau et le Stade olympique. Et comme son titre l’indique, l’émission ne soumettra pas les participants à des postures de yoga; ils vont souffrir! Au-delà de l’endurance physique, ils devront faire preuve de force mentale pour passer au travers de ce qu’on leur fera subir.

Douze duos composés d’un homme et d’une femme prendront part à la compétition. À la fin de chaque émission, les deux duos les plus faibles devront s’affronter en duel dans une épreuve qui sera toujours la même. Au bout de 13 semaines, le duo gagnant remportera un grand prix de 10 000 $.

Plutôt que d’acheter le format d’American Ninja Warrior, V a préféré opter pour une idée originale signée Attraction Images, qui produit L’amour est dans le pré au même réseau. Contrairement aux Fort Boyard, Facteur de risques et Survivor de ce monde, pas de larves ou de tarentules dans Bootcamp, seulement des épreuves physiques exigeantes. La saison sera tournée en rafale, à raison de deux épisodes par semaine.

Alors qu’Étienne Boulay a coanimé Les testeurs à VRAK et Papas à 110 % à Canal Vie, Émily Bégin n’avait pas touché à l’animation depuis Demandes spéciales à TVA, avec ses camarades de Star Académie, de 2003 à 2006. Le duo, qui symbolise la bonne forme physique, s’est croisé depuis sur le plateau de Messmer.

«Le sport fait ressortir le caractère des gens», souligne Étienne Boulay. Des désaccords risquent en effet de survenir dans les duos, qui devront faire preuve de stratégie et d’habileté. À quel genre d’épreuve devront se soumettre les participants de Bootcamp? On reste vague pour l’instant. À l’oratoire, j’imagine qu’on ne se contentera pas de leur faire monter les marches à genoux.

Amateurs de «spartan race» et de «crossfit», des disciplines de plus en plus populaires, vous pouvez vous inscrire dès maintenant en remplissant un formulaire sur Noovo.ca. Les duos homme-femme peuvent être composés de conjoints, de collègues, d’amis ou de membres de la famille, et doivent avoir au moins 18 ans. On cherche des athlètes amateurs, pas des sportifs de salon.

Télé et radio

France Beaudoin revient à l'entrevue

CHRONIQUE / France Beaudoin fait un retour aux grandes entrevues. «Pour emporter» sera le titre de sa nouvelle émission d’une heure par semaine, diffusée sur ICI ARTV dès le vendredi 17 août à 20h. Pour l’instant, 20 rencontres sont prévues à la grille. Aucun nom d’invité n’a été dévoilé, mais on dit que la réponse est bonne jusqu’à maintenant. Ces personnalités proviendront de tous les horizons, mais la discussion tournera forcément autour de la vie culturelle.

«Le fil de conducteur de cette émission, ce sont les mots. Dans la vie, on est la somme des mots qu’on a entendus, lus, dits, ou même tus par moments», explique France Beaudoin, qui parle d’un concept «ludique, rigolo, très profond et confrontant».

Le public pourra assister aux enregistrements et possiblement repartir avec des œuvres dispersées dans le décor, dont il aura été question durant l’émission, que ce soit des livres, des partitions ou des textes de théâtre. De là le titre Pour emporter. «On veut vraiment partager la culture», souhaite l’animatrice. Au piano, Antoine Gratton accompagnera l’entrevue chaque semaine en plus de signer le thème de l’émission. Guillaume St-Arnaud signe la réalisation.

La directrice générale de la Télévision de Radio-Canada, Dominique Chaloult, souhaitait depuis longtemps que l’animatrice d’En direct de l’univers revienne à l’entrevue. Il fallait seulement trouver le bon projet. Pour emporter sera produite par France Beaudoin et Nancy Charest chez Pamplemousse Média. Dominique Chaloult précise que l’émission est destinée uniquement à ICI ARTV et qu’elle ne sera pas rediffusée sur ICI Radio-Canada Télé.

En quelque sorte, Pour emporter comble le vide laissé par la fin des Grandes entrevues, animées de 2005 à 2016 par Stéphan Bureau, et toujours diffusées en reprises. France Beaudoin promet un heureux dosage entre les gros noms et les invités à découvrir.

***

Bébés en danger

Après De garde 24/7 à Télé-Québec, Canal Vie annonce pour l’automne L’unité des naissances, un nouveau docu-réalité en 10 épisodes d’une demi-heure, tourné au CHU Sainte-Justine à Montréal. Plus de la moitié des grossesses sont à risque élevé au département d’obstétrique-gynécologie et au service de néonatalogie de cet hôpital. Dans cette série produite chez Attraction Images, la caméra suivra jour et nuit le personnel médical, tenter de soutenir du mieux qu’il peut des parents inquiets.

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Richard Therrien

Unis contre Netflix

CHRONIQUE / Michel Bissonnette en avait fait le souhait en mars dernier : convaincre les diffuseurs concurrents de s’unir afin de mieux affronter Netflix, Amazon et les nouveaux joueurs numériques. Moins de deux mois plus tard, le vice-président principal de Radio-Canada était assis mardi matin à la même table que des représentants des diffuseurs «ennemis» pour annoncer un nouveau partenariat, impensable il y a encore quelques années.

Résultat de cette entente: les abonnés de l’Extra, la zone payante d’ICI Tou.tv, auront désormais accès à des titres de Canal Vie, Canal D, VRAK et Z (Bell Média), V (Groupe V Média), TV5 et UnisTV (TV5 Québec Canada) et de l’ONF. Mais où sont Québecor et Groupe TVA? L’empire a décliné l’invitation, et c’est un peu normal; l’entreprise mise sur son Club illico, concurrent direct de l’Extra d’ICI Tou.tv, qui voit d’ailleurs son adversaire prendre de l’ampleur avec l’arrivée de ces nouveaux joueurs. On est toujours en discussions avec Télé-Québec, qui testerait la formule à l’automne. 

Pour Michel Bissonnette, rester les bras croisés et assister à l’exode de l’auditoire vers Netflix et compagnie n’étaient pas des options. Au Québec, seulement 31% des francophones sont abonnés à une plateforme de contournement, mais chez les 18-34 ans, ça monte à 55%. «Si on ne veut pas échapper une génération, il nous faut trouver une façon d’offrir aux francophones, surtout les plus jeunes, du contenu dans leur langue, dans lequel ils se reconnaissent, sur une plateforme qu’ils aiment fréquenter», affirme M. Bissonnette.

Les diffuseurs conviennent tous que l’entente s’est conclue assez rapidement; chacun y a trouvé son compte. L’entente ne devait pas nuire aux plateformes respectives des réseaux, noovo.ca dans le cas de V. «Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin», a paraphrasé Dimitri Gourdin, vice-président exécutif stratégie et communications chez Groupe V Média. L’entreprise ne se considère plus comme un télédiffuseur mais un diffuseur de contenus. Notons que MusiquePlus et MAX, les deux autres chaînes du groupe, ne font pas partie de l’entente.

ICI Tou.tv connaît une bonne croissance. De six millions branchements par mois l’automne dernier, la plateforme a atteint sept millions en janvier et février, puis 8,6 millions en mars. Chez Bell Média, on compte sur la visibilité que donnera l’Extra aux séries de Canal Vie, Z, Canal D et VRAK pour attirer de nouveaux abonnés. Quelqu’un qui n’a jamais vu Le chalet y découvrira les saisons 1 et 2, et pourrait avoir envie de visionner les suivantes sur la plateforme de Bell ou à VRAK.

Pour le consommateur, qui peine déjà à comprendre les multiples couches d’ICI Tou.tv, les choses risquent cependant de se compliquer davantage. Par exemple, V rendra disponible cet automne sa nouveauté Vendeurs de rêve, sur des agents immobiliers de maisons de luxe, uniquement sur l’Extra après sa diffusion à V, et non pas sur noovo.ca. Par contre, V se garde Occupation double pour noovo.ca. Je vois déjà le casse-tête pour trouver nos émissions.

Pour l’instant, le catalogue est chargé, mais peu attrayant. Beaucoup de premières saisons de séries en ondes depuis un certain temps, comme Donnez au suivant à Canal Vie et Expédition extrême à Z. Mais c’est un point de départ, et on souhaite que le catalogue soit bonifié graduellement. Le partenariat ne signifie pas que les diffuseurs se mettront à plusieurs pour faire produire de nouvelles séries, présentées exclusivement sur l’Extra, quoiqu’«on ne ferme la porte à rien», affirme Michel Bissonnette.

Vous aurez peut-être déjà constaté qu’ICI Tou.tv a fait peau neuve et ajouté de nouvelles fonctionnalités à son offre. On peut désormais arrêter puis reprendre le visionnement d’une série d’une plateforme à l’autre. La section Mon Tou.tv permet aussi un environnement plus personnalisé.

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Télévision et radio

Un tramway nommé Régis

CHRONIQUE / Toujours franc, parfois bourru, mais aussi rieur et lançant des formules efficaces, Régis Labeaume a certainement livré un des segments les plus divertissants de cette dernière de la saison de «Tout le monde en parle», dimanche. Je lui accorde mon étoile du match. L'autre politicien, Andrew Scheer, n'a peut-être pas fait le plein d'électeurs, s'en sortant tout de même honorablement.

«On était rendu là», affirme le maire Labeaume à propos du système de transport structurant. Il balaie du revers de la main les accusations de l'opposition d'avoir caché ce projet aux électeurs durant la campagne, et rappelle que «70% des gens ont voté pour le transport structurant». «L'opposition fait ça à l'américaine: nier l'évidence», tranche-t-il. Au sujet du troisième lien, le maire de Québec a répété qu'il faudrait qu'on lui prouve que c'est bon pour sa ville. À ceux qui trouvent que c'est long de passer d'une rive à l'autre, il a eu ce message: «Faudrait qu'ils viennent à Montréal. Tout à l'heure, ça m'a pris deux heures Québec-Montréal, pis deux heures Montréal-Montréal!»

«On a fait 1,2 million l'an passé», a rappelé le maire au sujet du Centre Vidéotron, rentable pour la ville mais pas pour Québecor. «Ça chie pas de partout, on a fait un bon deal», se réjouit le maire, malgré le fait que sa ville n'a toujours pas les Nordiques. «On peut vous vendre les Canadiens si vous voulez», lui a lancé Dany Turcotte. La meilleure réponse du maire: «On a déjà un club junior, ça va aller.»

Malgré la tuerie de la Grande Mosquée, il ne veut pas de centre de prévention de la radicalisation à Québec. «Pas sûr que c'est efficace. [...] Faut pas créer quelque chose qui n'existe pas», dit-il au sujet de la radicalisation. À propos des possibles motivations d'Alexandre Bissonnette, l'auteur de la tuerie qui a plaidé coupable: «On fait face à un problème de santé mentale. Ça fait qu'on ne comprendra jamais ce qui s'est passé dans la tête de ce gars-là», dit-il, appuyé par Denys Arcand. Le cinéaste s'indigne qu'on puisse qualifier les gens de Québec d'«anti-musulmans» et prévient de ne pas faire de «lecture sociologique de quelqu'un qui saute une coche». La présence d'armes a fait la différence. D'ailleurs, M. Labeaume ne s'explique pas que Bissonnette ait pu en avoir trois en sa possession. «On doit questionner la disponibilité des armes», croit-il. La carte du fou du roi: «Il me semble qu'après tous ces efforts, la moindre des choses serait que vous ayez enfin un tramway nommé Régis.»

Premier chef conservateur à se présenter sur le plateau de Tout le monde en parle, Andrew Scheer s'est est sorti vivant sans jamais perdre son sourire. Guy A. Lepage a rappelé d'emblée que M. Scheer avait voté contre l'avortement et le mariage de personnes de même sexe, mais le chef a répété qu'il ne rouvrirait pas ces débats s'il était élu. «Je suis concentré sur les enjeux qui nous rassemblent», a dit M. Scheer, en tournée de consultation au Québec, en vue de sa nouvelle plateforme électorale.

Il nie la rumeur qu'il possède une grande collection d'armes. Oui, il chasse le canard parce qu'il vit en Saskatchewan, rien de plus. Il reconnaît avoir déjà fumé du pot. Voudrait-il recriminaliser le cannabis s'il était élu? Il attend de voir les résultats de la loi avant de décider. De la même façon, il n'a pas voulu se prononcer clairement sur une éventuelle taxe Netflix. Maxime Bernier l'a accusé d'avoir enrôlé de faux conservateurs chez les producteurs laitiers pour gagner la course à la chefferie. «Je peux vous assurer que Maxime ne serait jamais mon ministre de l'Agriculture», a blagué le chef. Dany Turcotte en a profité pour inviter officiellement Andrew Scheer au prochain défilé de la Fierté à Montréal en août, ce qui serait aussi une première.

L'idée que tout ce qui régit le cinéma se compte en chiffres rend Denys Arcand malade. On parle des films en fonction de leur box-office, pas de leurs qualités, déplore le réalisateur. «Ça pourrit toute notre vie. C'est la même chose pour les livres, c'est la même chose pour tout.» Son nouveau film, La chute de l'empire américain, illustre que les valeurs économiques ont remplacé les judéo-chrétiennes. «Tu crèves l'écran», a dit Guy A. à Maripier Morin, qui fait ses débuts au cinéma dans le rôle de «l'escorte la plus dispendieuse de Montréal». «Cette fille-là, au cinéma, ça serait écoeurant», s'est dit Denys Arcand en la voyant la première fois, en marge d'un tournoi de tennis.

Arcand assume son côté «casseux de party» depuis Le confort et l'indifférence, dans lequel il avait prédit que la souveraineté ne se ferait jamais. «Vaut mieux savoir les malheurs qui s'en viennent plutôt que de rêver», plaide-t-il. Le cinéaste n'a pas vu l'adaptation théâtrale du Déclin de l'empire américain parce qu'il craignait de ne pas aimer ça, et de devoir s'expliquer.

Aucune once d'arrogance chez la boxeuse Marie-Eve Dicaire, qui a remporté sa ceinture de la North American Boxing Federation (NABF) au terme du combat le plus difficile de sa carrière, et le plus sanglant. Sa mère venait d'apprendre qu'elle souffrait d'un cancer peu de temps avant son combat, une mauvaise nouvelle qui l'a stimulée à se battre pour elle. Sa mère a recouvré la santé depuis. C'est parce qu'elle était fan des Tortues ninja qu'elle s'est d'abord intéressée au karaté. La discipline n'étant pas inscrite aux Jeux olympiques, elle a changé pour la boxe, dans l'espoir de s'y rendre. Une blessure l'en a empêchée, elle a plutôt fait le saut chez les professionnels, avec le succès qu'on connaît.

«Ça va pas vendre, y'a pas assez de sexe», a dit Eric Molson à sa belle-fille Helen Antoniou, qui signe la biographie Le retour à la bière…et au hockey – L’histoire d’Eric Molson.» L'épouse d'Andrew Molson a eu l'idée de lancer cette bio pour distraire son beau-père, et démontrer qu'on peut réussir tout en restant intègre. Ce chimiste de métier avait à l'origine créé la Brador, la «plus que bière». Anglophone francophile, il avait quitté Toronto pour revenir à Montréal avec sa famille après l'élection du Parti québécois en 1976, alors que les anglophones faisaient le chemin inverse. En 2009, Eric Molson était contre l'idée de racheter le Canadien de Montréal pour une quatrième fois, jugeant que la rentabilité d'une telle décision allait au gré des coupes Stanley.

Maripier Morin a redescendu l'escalier, vêtu d'une nouvelle robe, pour accompagner son coanimateur du 33e Gala Artis, Jean-Philippe Dion. Celui-ci compte sur la première pour défaire un peu son image d'animateur parfait. «Ma relation avec le public n'a pas été simple», affirme l'ancienne «bitch» d'Occupation double, aujourd'hui deux fois nommée au prochain gala. Au sujet de son jeu Face au mur, Maripier Morin affirme que TVA a le désir de ramener l'émission, mais ignore dans quelle formule. Selon elle, le jeu a réussi sa mission d'inspirer les gens à faire du bien autour d'eux.

«On va battre Bobino!» s'est exclamé Dany Turcotte, pour souligner la longévité de Tout le monde en parle. La grand-messe sera de retour pour une 15e saison le 23 septembre prochain sur ICI Radio-Canada Télé.

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Chronique

Vrais et faux chefs à V

CHRONIQUE / Trois chefs cuisiniers se mesurent à trois cuistots amateurs. Lesquels sont professionnels, lesquels le font par plaisir? C’est ce que devra deviner le public de «Je suis chef», une compétition culinaire animée par Isabelle Racicot, qui s’inscrit dans la nouvelle vague d’émissions qui apparaîtront cet automne à V.

J’ai déjà annoncé dans cette chronique deux autres concepts qui s’ajouteront à l’offre du diffuseur, Vendeurs de rêve, sur des agents immobiliers de propriétés de luxe, et Moment décisif, avec Kim Rusk et Serge Beauchemin. Deux ans après Ma mère cuisine mieux que la tienne, qui n’aura survécu qu’une saison, V donne le go à cette autre nouveauté, produite chez Pixcom, et dont la première saison prévoit 13 émissions d’une heure.

Contrairement aux Chefs!, où la compétition s’étend sur toute la saison, chaque émission de Je suis chef sera bouclée, avec un gagnant par émission. Six candidats s’affronteront chaque semaine. Trois d’entre eux auront la particularité d’œuvrer déjà dans le domaine, que ce soit comme sous-chefs ou traiteurs, alors que les trois autres seront de simples apprentis. Ni l’animatrice, ni les juges, ni le public ne sauront qui est professionnel et qui ne l’est pas jusqu’à la toute fin de l’émission, ce qui ajoutera au suspense. «On aura beaucoup de plaisir à deviner si untel est vraiment chef ou ne l’est pas», affirme Isabelle Racicot, emballée par ce projet. Évidemment, un amateur qui l’emportera aura d’autant plus de mérite de pouvoir proclamer «je suis chef».

L’émission, tournée en une demi-journée, se découpera en trois portions. D’abord, la compétition express de 15 minutes, où on demandera aux six candidats de préparer une entrée, comme un potage aux légumes. Déjà, un candidat sera éliminé après cette première étape. Puis, dans la seconde, de 30 minutes, on imposera un ingrédient mystère aux candidats, comme par exemple du foie gras pour accompagner un hamburger gourmet. Après quoi, un second candidat devra quitter la compétition. Enfin, le dernier quart opposera les quatre meilleurs pour la préparation d’un plat ultime, qui pourrait être un mac and cheese. Les juges n’en verront rien, et devront décider du gagnant à l’aveugle, uniquement en goûtant à leurs plats. Le meilleur d’entre tous remportera la somme de 2000 $. Parmi l’équipe de juges en rotation: Bob le chef et Danny Smiles.

La production insiste: on parle de plats simples à préparer, de sorte que même les amateurs pourront les réaliser. Pas de risque qu’on impose aux candidats de cuisiner une longe d’agneau en croûte de sel, mais plus de plats de style bistro. En plus d’animer, Isabelle Racicot se permettra de taquiner les candidats, de commenter leurs performances et de goûter à leurs plats, bien entendu. L’émission sera enregistrée devant public dans un décor chaleureux de style comptoir-bar. «On s’éloigne des émissions de cuisine plus stériles», affirme la vice-présidente au contenu de Groupe V Média, Brigitte Vincent. La période d’inscription est lancée sur noovo.ca, si le défi vous intéresse.

Pour l’instant, V compte inscrire l’émission à sa grille le lundi à 20h, contre les grandes fictions des autres réseaux. Une contre-programmation légère aux lourdeurs dramatiques de nos séries. Isabelle Racicot, qui a quitté son poste de reporter à Flash il y a déjà 12 ans à TQS, a l’impression de revenir aux sources chez V. Ce projet arrive à point pour elle, qui vient tout juste de perdre La belle gang, retirée de l’horaire à Canal Vie. En ondes depuis l’automne dernier, le magazine quotidien coanimé avec Kim Rusk et Patrick Langlois n’a pas atteint le public escompté.

On souhaite la meilleure des chances à cette nouveauté, bien que les compétitions culinaires n’ont pas toutes été couronnées de succès. Même l’auditoire des Chefs! s’essouffle ce printemps, avec une moyenne en direct de 570 000 téléspectateurs le lundi soir sur ICI Radio-Canada Télé, ce qui est en dessous des attentes. Sur la même antenne, Un chef à l’oreille avec Ricardo Larrivée avait eu des auditoires très décevants, malgré d’excellentes critiques. Même contre-performance pour La relève à TVA, déprogrammée après une seule saison. Groupe TVA s’est néanmoins porté acquéreur de la chaîne Zeste, entièrement consacrée à la gastronomie, plus tôt cette semaine, en combo avec Évasion.

JEAN PELLETIER À LA RETRAITE

Le premier directeur des affaires publiques télé à Radio-Canada, Jean Pelletier, part à la retraite, après plus de 25 ans au service de l’information du diffuseur public. Avant Radio-Canada, M. Pelletier a oeuvré au Devoir, à CKAC et à La Presse. Chez le diffuseur public, il a contribué à la relance de l’émission Le Point en 1992, et à la mise en place d’Enquête. Il s’agit du deuxième départ important en quelques mois. En mars, le directeur général information des Services français de Radio-Canada, Michel Cormier, annonçait aussi qu’il prendrait sa retraite en juillet.

LABEAUME ET SCHEER CHEZ GUY A.

Pour la dernière de la saison, Tout le monde en parle recevra le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, et le maire de Québec, Régis Labeaume, avec qui il sera principalement question du projet de tramway. C’est la première fois qu’un chef conservateur accepte l’invitation de Guy A. Lepage, Stephen Harper ayant toujours refusé de s’y présenter. Aussi sur le plateau: Denys Arcand, Maripier Morin, Jean-Philippe Dion, la boxeuse Marie-Eve Dicaire et l’auteure Helen Antoniou.