Richard Therrien

Retour à San Francisco

CHRONIQUE / Quand l’adaptation de Tales of the City est arrivée dans le décor télévisuel sur Channel 4 au Royaume-Uni en 1993, c’était une petite révolution. Les récits d’Armistead Maupin, d’abord publiés dans le San Francisco Chronicle, brisaient les conventions. Jamais personne n’avait montré de personnages gais ou transgenres de manière aussi crue, tout naturellement, en pleine télé.

La réaction a d’abord été épidermique, même que Channel 4 a abandonné l’idée de poursuivre avec les romans suivants. Ce n’est que cinq ans plus tard qu’on a tourné une deuxième série, puis une troisième en 2001, cette fois au Québec, et diffusées à PBS et Showtime. Chroniques..., Nouvelles chroniques... et Autres chroniques de San Francisco juraient vraiment dans le décor; c’était avant qu’arrivent des séries gaies comme Queer As Folk et The L Word.

Voici que Netflix propose une suite, 26 ans plus tard, en ligne depuis la semaine dernière. Le prétexte de ces retrouvailles : le 90e anniversaire d’Anna Madrigal, personnage transgenre emblématique de la série, toujours propriétaire — mais pour combien de temps? — du 28, Barbary Lane, ce joli immeuble à appartements habité par des personnages bigarrés et affichant une liberté rafraîchissante. Anna, toujours jouée par Olympia Dukakis, n’a rien perdu de son charisme, admirée par ceux qui l’entourent, mais rongée par des secrets de son passé. Il serait plus délicat aujourd’hui de confier un rôle de transgenre à quelqu’un qui ne l’est pas, mais donner un autre visage à Mme Madrigal aurait été impensable.

Il fallait impérativement retrouver Mary Ann (incomparable Laura Linney), qui a perdu une partie de sa naïveté dès son premier contact avec Anna Madrigal, et dont le mariage bat maintenant de l’aile. Son retour à San Francisco après plusieurs années d’absence — elle est presque partie comme une voleuse — risque d’avoir le même effet chez celle qui avait repris le moule des conventions. Elle retrouve avec bonheur son ancien voisin et ami Michael (maintenant joué par l’Australien Murray Bartlett, de la série Looking), qui vit maintenant avec Ben, 28 ans, beaucoup plus jeune que lui. Mais les retrouvailles sont plus glaciales avec son ex, Brian (Paul Gross), et leur fille adoptive Shawna, qu’elle a tous deux abandonnés pour se consacrer à sa carrière. Une pilule encore impossible à avaler, particulièrement pour Shawna, qui n’a d’attache qu’Anna, à qui elle voue une affection particulière.

À eux et d’autres qu’on retrouve, comme la richissime DeDe (Barbara Garrick), se greffe une toute nouvelle génération, dont un jeune couple nouvellement hétéro, qui doit composer avec le changement de sexe de l’un des deux. Personnage certainement le plus intéressant de la nouvelle cuvée, Shawna est incarnée avec talent par Ellen Page, vedette de Juno et ouvertement lesbienne. La jeune rebelle collectionne les aventures sans attaches, en duo ou en trio. Claire (Zosia Mamet, connue pour son rôle de Sho­shanna dans Girls) pourrait ébranler sa nature volage.

Vingt-six ans plus tard, voir Anna Madrigal accueillir ses invités avec des joints en papillotes n’a plus rien de scandaleux, c’est presque même bon enfant en 2019. Et des personnages gais, il en pullule dans bon nombre de séries qui se produisent actuellement. J’étais curieux de voir quel chemin emprunterait la nouvelle version. Il fallait absolument que cette suite aille plus loin, s’adapte à notre modernité. Pas de doute, il y a matière à traiter de la diversité sexuelle, alors qu’on est en plein bouleversement des genres, où les catégories de gai, bi, hétéro, éclatent, où les plus jeunes résistent à ce qu’on les place dans des cases. Et ce, alors que l’homophobie est toujours ambiante. Comme elle l’a fait en 1993, la série devait aborder le phénomène de front, nous bousculer dans nos conventions et nos repères. C’est aussi le rôle de la télé.

Cette nouvelle version le fait jusqu’à un certain point, malgré un emballage somme toute conventionnel. On sent une volonté d’augmenter le niveau de subversivité, notamment par le plus grand nombre de scènes de nudité, et la démonstration plus explicite des rapports sexuels, une chose à laquelle la télé reste encore beaucoup trop frileuse quand il est question de partenaires de même sexe. On prend aussi d’assaut la question de l’arrivée de la PrEP, ce traitement qui permet d’éviter une infection au VIH, aisément prescrit par les médecins et efficace dans 99 % des cas, même s’il ne protège contre aucune autre infection transmise sexuellement. Un enjeu majeur dans la vie amoureuse de Michael, lui-même porteur du virus bien qu’encore indétectable.

J’avais découvert Chroniques de San Francisco sur le tard, à sa diffusion en français à Séries+ en 2001. Les trois séries avaient alors été présentées en rafale, huit ans après les débuts sur Channel 4, dans une version doublée au Québec. Hélas, Netflix ne fait plus doubler ses séries qu’en France. Je ne sais pas jusqu’à quel point quelqu’un qui n’a pas vu les précédentes séries peut embarquer dans la suite. On y fait souvent référence au passé, et qu’on le veuille ou non, l’ensemble a quelque chose de suranné et d’un peu caricatural, malgré la modernité du propos. Et le 28, Barbary Lane sent le décor en carton-pâte et le tournage en studio, auquel l’œil s’habitue moins bien aujourd’hui. J’ai quand même passé par-dessus ces irritants pour profiter encore plus de ces personnages qui m’avaient jadis enchantés.

Richard Therrien

Des Gémeaux sans Gildor

CHRONIQUE / Les voies du jury des Gémeaux sont impénétrables. Quand on voit que le nom de Gildor Roy n’apparaît nulle part dans les nominations du prochain gala, qui aura lieu en septembre sur ICI Radio-Canada Télé, on se demande bien à quoi ont pensé les membres de l’Académie. C’est vrai que Gildor croule déjà sous les trophées Artis.

L’absence de notre commandant Chiasson préféré de District 31, série pourtant en tête avec 15 nominations, n’est pas la seule incongruité cette année. Que Faits divers, Les honorables, Les pays d’en haut et Plan B soient nommées pour le Gémeaux de la meilleure série dramatique, c’est absolument normal. Mais que La malédiction de Jonathan Plourde, une série très quelconque de Super Écran, y apparaisse à la place de titres du calibre de Ruptures, Appelle-moi si tu meurs, Mensonges et Victor Lessard? Ce n’est pas que je veuille relancer la chicane, mais c’est à n’y rien comprendre.

D’ailleurs, je ne comprends pas ce que les jurys n’aiment pas de Ruptures, une série de qualité, saison après saison. Voyez, cette année, la série n’est en nomination que chez les rôles de soutien avec Isabel Richer et pour le son. Absente du tableau, Mélissa Désormeaux-Poulin a pourtant autant de talent que Laurence Leboeuf (Le jeu), Rose-Marie Perreault (Le monstre), Macha Grenon (Les honorables), Sophie Lorain (Plan B) et Julie Le Breton (Victor Lessard). Du côté masculin, Claude Legault y est deux fois, pour Mensonges et Appelle-moi si tu meurs, mais Denis Bernard, époustouflant dans cette dernière série, n’apparaît nulle part. Mehdi Meskar (Le monstre), Vincent Leclerc (Les pays d’en haut) et Éric Bruneau (Mensonges) y sont par contre.

Immense satisfaction de voir enfin Sylvie Léonard considérée pour le Gémeaux du meilleur premier rôle féminin dans une comédie aux côtés de Sophie Cadieux, alors qu’elle était auparavant parmi les rôles de soutien. Or, Madeleine et Valérie ont la même importance dans Lâcher prise. La série d’Isabelle Langlois affronte Boomerang, Léo, Les Simone et M’entends-tu? dans la catégorie des comédies.

Maintenant qu’elle n’est plus seule dans sa catégorie des séries dramatiques quotidiennes, District 31 affronte cette année Clash, la série de VRAK. Gildor n’y est pas, mais Patrice Godin, Vincent-Guillaume Otis, Hélène Bourgeois Leclerc et Geneviève Brouillette sont nommés pour leurs premiers rôles, alors que Michel Charette est considéré comme un rôle de soutien avec Sébastien Delorme et Vincent Leclerc.

Belle percée pour M’entends-tu?, primée plus tôt cette semaine à Banff, et qui arrive deuxième aux Gémeaux avec 14 nominations, dont celle de la meilleure comédie et du meilleur premier rôle féminin pour Florence Longpré et Mélissa Bédard. Ce sera une belle lutte dans cette catégorie contre le duo de Lâcher prise et Catherine-Anne Toupin de Boomerang. La série de Télé-Québec est aussi nommée pour ses textes et sa réalisation. Faits divers, mon coup de cœur de la dernière saison, fait belle figure avec 11 nominations, mais Paulo et Francine (Luc Senay et Chantal Baril) n’y sont pas; seul Patrick Hivon s’illustre en tant qu’acteur.

Dans les catégories jeunesse, les interprètes de Passe-Partout (Élodie Grenier) et Passe-Montagne (Jean-François C. Pronovost) sont nommés, de même que ceux de Fardoche (Widemir Normil) et Grand-Mère (Danielle Proulx). Ils doivent concourir dans les mêmes catégories que La dérape, Jérémie et Le chalet, qui s’adressent à un public plus vieux. En variétés, Révolution, qui nous a éblouis l’automne dernier, se mesure à 1res fois, En direct de l’univers, Ici on chante et L’heure est grave. La voix est absente, tout comme dans les téléréalités. Gros calibre chez les séries documentaires, où 180 jours et Deuxième chance partent avec une longueur d’avance. Les 34es prix Gémeaux seront présentés le dimanche 15 septembre, avec Véronique Cloutier, de retour à l’animation. Anaïs Favron animera L’avant-première, en après-midi sur ICI ARTV.

Télé et radio

La fin de l’ère Chaloult

CHRONIQUE / Après avoir donné le go à des succès comme «District 31, 1res fois, Deuxième chance» et «Les dieux de la danse», Dominique Chaloult tirera sa révérence à l’automne. Directrice générale de la Télévision de Radio-Canada depuis janvier 2015, elle invoque le souhait de se consacrer à sa famille et de travailler à titre de consultante, à son propre compte. «Je ne prends pas ma retraite», précise celle qui aura passé huit ans à occuper un poste aussi stratégique, si on compte ses trois années à Télé-Québec.

Pour plusieurs, l’ère Chaloult aura représenté la trop forte présence de vedettes à la télé publique; pour d’autres, elle sera synonyme de succès d’écoute et de fidélisation du public avec des productions de grande qualité. La principale intéressée considère qu’elle laisse la maison en très bonne condition, après avoir permis à ICI Radio-Canada Télé de devenir «la chaîne la plus regardée des francophones en heure de grande écoute partout au pays», de 19h à 23h, une première en 25 ans. «Je suis devant le sentiment du devoir accompli. J’ai monté une super équipe, solide, avec laquelle on a eu de beaux succès», affirme l’ancienne productrice.

Un des accomplissements dont elle est le plus fière : avoir installé une stratégie multiplateforme, une synergie forte entre ICI Télé, ICI ARTV, ICI Explora et ICI Tou.tv. «Ça prenait de la persévérance. Au début, les producteurs n’aimaient pas ça quand on mettait leurs séries en primeur sur Tou.tv. Il a fallu les convaincre qu’on se ne cannibalisait pas en faisant ça», explique-t-elle, convaincue que c’était la chose à faire. «ICI ARTV a augmenté ses parts de marché depuis un an», donne-t-elle comme exemple. Elle se dit à l’aise avec le principe de l’abonnement payant de l’Extra d’ICI Tou.tv, qui irrite au plus haut point des joueurs comme le Groupe TVA. «40 % de nos revenus proviennent encore de la publicité. Mon travail est de m’organiser pour avoir assez d’argent pour donner au public les programmes qu’il aime. Je travaille avec cette vision-là depuis cinq ans.»

Même si elle n’a jamais traversé de controverse majeure, elle reconnaît qu’il «faut avoir de bons nerfs» pour occuper cette fonction, scrutée à la loupe. On lui a notamment reproché la légèreté des Échangistes, et la trop grande présence de «A» (les plus gros noms) à la télé publique. Parmi ses décisions moins appréciées, il y a récemment l’annulation de la série Demain des hommes après une seule saison, malgré une moyenne de 695 000 téléspectateurs l’automne dernier. Dominique Chaloult partira peu de temps après avoir mis fin à plusieurs émissions bien implantées, dont Entrée principale, Marina Orsini, Deuxième chance, Ici Laflaque, et tout dernièrement, Des squelettes dans le placard. Un grand ménage qu’elle associe à un désir d’étonner le public. «Il faut rester dans la mouvance. Le téléspectateur veut du changement, de la diversité, de l’audace. Il faut savoir se renouveler, amener de nouvelles têtes à l’écran. Ça demande du courage, parce que chaque fois qu’on prend de telles décisions, les gens les questionnent», explique-t-elle.

Elle a toujours considéré le mandat de Radio-Canada comme un outil plutôt que comme un boulet, même s’il est constamment remis en question par les détracteurs du diffuseur public, qui déplorent l’insuffisance de produits culturels. Un argument qu’elle réfute. «J’ai eu beaucoup de plaisir à faire l’équilibre entre notre mandat et les émissions plus populaires. Je suis fière de la stratégie culturelle qu’on a mise sur pied. Le problème, c’est que les médias en parlent moins. On a toujours un peu plus de misère à faire parler de nos émissions «mandats».»

Dans une vision plus large, Dominique Chaloult ne s’inquiète pas pour l’avenir de la télévision. «Il faut bien s’adapter aux changements, être toujours à l’affût. Mais je crois que la télévision linéaire ne disparaîtra pas de sitôt. Quand on voit des succès comme District 31 et le Bye Bye, on constate qu’il y a encore des gens qui se regroupent devant la télé.»

Le diffuseur public a déjà mandaté une firme de chasseurs de têtes pour lui trouver un successeur. «Ça permet de découvrir des gens auxquels personne ne pense. C’est une bonne chose de diversifier les forces. Ça permettrait d’avoir quelqu’un qui peut avoir des qualités différentes des miennes, et amener Radio-Canada encore plus loin», croit Dominique Chaloult, qui compte rester en poste jusqu’à ce que soit nommé son successeur. Parions que quelques-uns ont déjà commencé à se voir dans ce siège convoité, mais à haut risque.

RICHARD THERRIEN

Dominique Chaloult quitte Radio-Canada

BLOGUE / Directrice générale de la Télévision de Radio-Canada depuis janvier 2015, Dominique Chaloult quittera le diffuseur public cet automne. Elle invoque le souhait de se consacrer à sa famille et de travailler à titre de consultante, à son propre compte.

Durant son règne, Dominique Chaloult a donné le go à plus de 125 émissions, dont District 31, plus gros succès actuel en fiction, 1res fois, Deuxième chance, Esprit critique et Virtuose. Elle aura aussi permis à ICI Radio-Canada Télé de devenir «la chaîne la plus regardée des francophones en heure de grande écoute partout au pays», de 19h à 23h, une première en 25 ans. En plus d'ICI Télé, elle avait sous sa gouverne ICI Tou.tv, ICI ARTV et ICI Explora.

Dominique Chaloult avait quitté la direction de la programmation de Télé-Québec pour jouer le même rôle à Radio-Canada, là où elle avait déjà dirigé les variétés. Avant, elle a produit de nombreuses émissions à succès telles que La fin du monde est à 7 heures et Le grand blond avec un show sournois, en plus de cofonder La Boîte de prod.

À lire plus tard: une entrevue avec Dominique Chaloult.

Chronique

Ce qu’il reste de Notre-Dame

CHRONIQUE / On espérait tous qu’elle reste debout. Mais en cédant, en direct à la télé, la «flèche» trônant au-dessus de Notre-Dame de Paris a marqué les esprits à jamais. Après ça, tout pouvait arriver. Le 15 avril dernier, les yeux du monde entier se sont tournés vers ce lieu emblématique de la France, qui partait en fumée. Le documentaire «Notre-Dame en flammes», que diffuse Canal D jeudi à 22h, suit d’heure en heure les événements, tels qu’ils ont été vécus par les Français, mais aussi par des Québécois de passage.

Vous n’apprendrez peut-être pas grand-chose si vous avez suivi le dossier de près, mais Notre-Dame en flammes donne une bonne idée de l’ampleur de la tâche pour les pompiers. L’équipe rencontre un couple de Québécois et leur jeune fils, sur place quand la première alarme a sonné, catastrophés par ce qu’ils pensaient d’abord être une alerte à la bombe. À l’intérieur, pourtant, on ne s’inquiétait pas. Le prêtre qui disait la messe a pensé à une fausse alarme, et repris l’Évangile qu’il venait d’interrompre. Vous dire à quel point personne ne flairait le danger; quand l’électricité a coupé, l’organiste est même rentré sereinement chez lui. Une seconde alarme a retenti, menant à l’évacuation immédiate des lieux. Là, c’était sérieux : il y avait bel et bien le feu dans le comble.

Diffusé sur la chaîne française W9 à peine quelques jours après le drame, le documentaire revient aussi sur ces gérants d’estrade, qui ont immédiatement questionné la compétence des pompiers sur les réseaux sociaux, se demandant pourquoi on ne sortait pas les «Canadairs». Trump s’en est mêlé de manière grotesque sur Twitter, ce qui n’a rien d’étonnant. Or, les quantités d’eau larguées par ces avions auraient lourdement endommagé la structure. Les critiques se sont tues assez vite, et le peuple a applaudi au passage des sapeurs pompiers, après l’incendie, dans les rues de Paris. Des scènes touchantes, doublées du témoignage d’une pompière particulièrement fière, à raison. Il faut aussi dire merci à Colossus, le robot, qui a fini par maîtriser les flammes en se rendant là où l’homme n’avait pas accès, et qui a pu éviter le pire.

Le président Macron a promis la reconstruction d’ici cinq ans. La dernière portion escamote une explication des possibles causes de l’incendie, un sujet qui fera certainement l’objet d’un prochain documentaire.

D’autres étranges «Faits divers»

Stéphane Demers jouera un criminel notoire et Brigitte Lafleur, l’épouse d’un adepte d’extra-­terrestres retrouvé mort, dans la troisième saison de Faits divers, qui ne comportera que six épisodes. Après le camping nudiste, Constance (Isabelle Blais) et son équipe devront cette fois enquêter sur une série de meurtres «faisant le pont entre des univers tout aussi saugrenus les uns que les autres : l’ufologie, la sexstorsion, un groupe de musique has been et des masturbateurs de dindons». Ça promet. Éric Robidoux jouera une ancienne vedette pop, frère d’un propriétaire de ferme aviaire, rôle tenu par Steve Laplante. Daniel Brière, Sylvain Massé, Martin-David Peters et Véronique Beaudet apparaîtront aussi au générique de cette série écourtée, signée Joanne Arseneau et prévue pour l’Extra d’ICI Tou.tv la saison prochaine. Avouez que ça vous intrigue.

Laurence Lebœuf dans «Transplant»

Après avoir été interne dans Trauma, Laurence Lebœuf sera l’une des vedettes de la série médicale Transplant, avec l’acteur de Quantico, Hamza Haq, la saison prochaine. La Québécoise y jouera une résidente des urgences, alors que Haq hérite du rôle principal, celui d’un médecin syrien brillant et charismatique. Le Britannique John Hannah, connu pour son rôle dans Quatre mariages et un enterrement, sera le chef de l’urgence. La première saison de 13 épisodes est destinée à CTV, en partenariat avec NBC Universal International Studios et produite à Montréal par Sphère Média Plus (Une autre histoire). VRAK diffusera la version française en même temps que la version originale anglaise. Ayisha Issa, la Brittany Sizzla d’Unité 9, y tient aussi un rôle de médecin.

Chronique

Les tueurs de Sainte-Foy

CHRONIQUE / Vous avez aimé «Les invincibles» et «Série noire»? On annonce «C’est comme ça que je t’aime», du duo Létourneau-Rivard, comme un genre hybride entre les deux séries, combinant les affres de la vie de couple à la criminalité. Une fausse histoire vraie, qui se passe à Sainte-Foy en 1974.

Transportons-nous chez les Delisle et les Paquette, deux familles de banlieue conservatrices, de classe moyenne. «C’était des années où tout était possible, mais où les carcans sociaux étaient encore très forts», souligne l’auteur François Létourneau, lui-même natif de Sainte-Foy. Après avoir reconduit leurs enfants au camp de vacances, les parents décident de devenir les criminels les plus meurtriers de l’histoire de la région de Québec. Une prémisse aussi tordue qu’intrigante, et surtout, l’annonce d’un condensé d’humour noir, à l’image de ce duo de grand talent.

En plus d’écrire, François Létourneau joue un des rôles principaux, Gaétan, dans cette comédie de 10 épisodes, qui sera disponible sur l’Extra d’ICI Tou.tv à l’hiver 2020. Alors que Micheline (Karine Gonthier-Hyndman), épouse de Serge (Patrice Robitaille), est chargée de cours à l’Université Laval, Huguette (Marilyn Castonguay), la femme de Gaétan, enceinte, est femme au foyer, mais insatisfaite de son sort. «C’est son malheur qui sert de bougie d’allumage à l’histoire. Elle se découvre une fibre criminelle qu’elle ne soupçonnait pas», raconte l’auteur. Sophie Desmarais servira de cinquième roue au carrosse dans un rôle plutôt énigmatique.

C’est comme ça que je t’aime est aussi le titre d’un succès de l’été 74, du chanteur Mike Brant, qui s’est suicidé l’année suivante. François Létourneau écrit cette fois seul le scénario, alors que Jean-François Rivard conserve le titre de réalisateur. Nouveau papa, celui-ci a préféré se consacrer à sa fille plutôt que de mettre tout son temps à l’écriture d’une série. On retrouvera néanmoins le style qui a tant fait plaisir aux fans dans leurs deux premières œuvres.

L’année 1974, c’est aussi la Superfrancofête, le p’tit Simard (qu’on verra de dos), les grands travaux de la Baie James, la loi 22 sur la langue officielle, et Robert Bourassa, premier ministre de l’époque, dont Gaétan est un des lointains conseillers, un poste qui ne le satisfait guère. Jean-François Rivard insiste : C’est comme ça que je t’aime n’est pas une fresque historique qui déborde de détails sur les années 70. Bien sûr, on le verra dans les coiffures et les habits, et il se peut que vous aperceviez un sac de Steinberg, mais c’est d’abord et avant tout une série sur la difficulté d’être en couple.

Hélas, comme plusieurs séries situées dans la région de Québec — c’est le cas de La maison bleue notamment —, la majorité du tournage aura lieu en périphérie de Montréal, notamment à Boucherville, qui se compare à Sainte-Foy selon le réalisateur. On passera néanmoins au maximum trois jours dans la capitale. La pyramide ayant été construite en 1974, le réalisateur pourrait y tourner au moins une scène.

À quelques semaines du tournage, François Létourneau arbore déjà la moustache. L’idée de la série lui est venue en allant mener son propre fils au camp de vacances. Pour la première fois, son couple se retrouvait seul sans enfant. La scène lui a rappelé sa propre enfance, alors que ses parents avaient annoncé leur séparation à son retour de camp de vacances, un événement qui a bien sûr marqué l’enfant qu’il était. Là s’arrêtent les liens avec la réalité, puisque les parents de François n’ont jamais tué personne, on s’en doute bien.

Avec cette série, François Létourneau souhaitait donner plus d’importance aux personnages féminins. En tournant Série noire, il s’était senti mal en remarquant qu’Édith Cochrane se limitait souvent à poser la question : «Mais qu’est-ce qui se passe?» Son personnage jouait les faire-valoir plus qu’autre chose, ce qu’il voulait éviter cette fois, de là l’importance majeure des trois rôles de femmes.

La série nous permettra aussi de revoir René Richard Cyr dans le rôle d’un caïd de petite envergure et Chantal Fontaine, dans celui de son épouse, chargée de la comptabilité. François Létourneau et Patrice Robitaille retrouvent également leurs compères des Invincibles, Rémi-Pierre Paquin et Patrick Drolet, ce dernier dans le rôle du curé. Gaston Lepage, Jean-François Provençal et Mani Soleymanlou font aussi partie de la distribution.

Du monde à messe

La première de la saison de Y’a du monde à messe a rallié 168 000 téléspectateurs, vendredi à Télé-Québec. Comme vous avez été plusieurs à me le demander, l’émission à laquelle a participé Lucien Bouchard sera diffusée le vendredi 28 juin à 21h. Elle réunit également Pénélope McQuade, Marie-Ève Dicaire, Luc Vincent et Émile Bilodeau.

Richard Therrien

«Tchernobyl», série hautement radioactive

CHRONIQUE / Il y a de cette télé tout aussi utile que déstabilisante. Vous risquez de sortir ébranlé de la minisérie «Tchernobyl», version française de «Chernobyl», qui fait jaser partout sur le globe, sauf peut-être en Corée du Nord. Un produit HBO de grande qualité, déjà vu par plusieurs critiques comme la meilleure série de 2019. Chez nous, l’œuvre a démarré jeudi à 22h à Super Écran, et se poursuivra jusqu’au 4 juillet. La série est aussi disponible sur Super Écran sur demande et Super Écran Go, pour une période d’un an.

Oui, la série de cinq épisodes est techniquement impressionnante et sa reconstitution de la pire catastrophe nucléaire de l’histoire glace le sang. Mais Tchernobyl est d’abord et avant tout une série sur l’aveuglement volontaire et la rapidité des gens d’autorité à vouloir sauver leurs fesses avant tout le reste. Chaque personne qui lève la main pour insinuer que le cœur de la centrale a explosé doit se taire la seconde suivante. Tel l’insubmersible Titanic, le cœur d’une centrale ne peut pas exploser. C’est impossible.

C’était le 26 avril 1986, et nous étions encore dans l’ancienne Union soviétique, un aspect très important de la série. Dès les premières minutes, vous sentirez cet étouffement, ce silence qu’on impose à tout le monde. Même lorsqu’un incendie se déclare à la centrale nucléaire de Pripiat en République socialiste soviétique d’Ukraine, et que les employés sonnent l’alarme, on les sent hésitants. Le chef en place minimise la situation, affirme que ça aurait pu être plus grave, et somme ses hommes de risquer leur peau en se rendant plus près de l’explosion.

Le Britannique Jared Harris, que je connaissais de la série Mad Men, porte une partie de la série sur ses épaules dans le rôle du professeur Legasov, qui ose interrompre une réunion au sommet et soulever l’importance de la catastrophe. On le sent transi par ce silence qu’on impose à tous, y compris les éminents scientifiques. Il tremble lorsque vient le temps de sensibiliser Gorbatchev, alors secrétaire général du Parti communiste, à l’urgence de la situation. Et pourtant, ça presse.

Emily Watson, qui arrive au second épisode, joue quant à elle une scientifique plus autoritaire, fictive bien qu’inspirée de la réalité, qui détecte très rapidement la gravité de l’explosion et l’imminence d’une seconde catastrophe encore plus grave. Alors qu’on avait déjà perdu de précieuses minutes et heures, il fallait du courage et de la détermination pour nager à contre-courant et convaincre des gens qui vous croient folle. Mais c’est l’avenir de toute l’Europe qui en dépendait. Le régime en place ne devrait plus compter, mais les vies humaines.

Tchernobyl est un concentré de ce qui peut se passer quand on ne prend pas les scientifiques au sérieux et qu’on veut les faire taire. Encore de nos jours, il arrive que nos décideurs choisissent de couper les vivres aux scientifiques, disent que ce qu’ils racontent n’existe pas. Chaque fois, on devrait s’en inquiéter.

Chronique

«Y’a du monde à messe»: pas de sermon mais plus de confessions

CHRONIQUE / Pour une troisième saison, Christian Bégin ramène sa messe du vendredi soir et sa chorale gospel dès cette semaine. Dieu le père à Télé-Québec, c’est-à-dire Denis Dubois, lui a demandé de rester en ondes jusqu’à Noël dans la case de «Deux hommes en or». Une saison de 27 émissions de «Y’a du monde à messe», au cours de laquelle sont conviés des noms comme Véronique Cloutier, Benoît Dutrizac, Guylaine Tanguay, Monique Jérôme-Forget, Guy Jodoin et de la visite rare, Lucien Bouchard.

La productrice Marie-France Bazzo a dû se montrer convaincante auprès de l’ancien premier ministre, qui ne va pratiquement jamais sur ce type de plateau. M. Bouchard n’avait mis qu’une condition à passer au confessionnal de Christian Bégin : qu’on lui joue le début de la Toccata et fugue en ré mineur de Bach à l’orgue de cette ancienne église, vœu qui a été exaucé.

J’ai eu le privilège d’assister à l’enregistrement de deux émissions, au Théâtre Paradoxe à Montréal, une ancienne église où il règne une ambiance du tonnerre. La première était celle de Lucien Bouchard, qui partageait l’écran avec Pénélope McQuade, Émile Bilodeau, la boxeuse Marie-Ève Dicaire et le coiffeur Luc Vincent, qu’on verra plus tard cet été. En coulisses, on sentait l’équipe nerveuse avant l’enregistrement, l’ancien premier ministre semblant un peu impatient. «Il arrivait de reculons et n’était pas convaincu, mais il est parti très content de sa soirée. On a eu accès à un Lucien Bouchard souriant, qui avait une capacité d’autodérision qu’on lui connaît peu», me raconte un Christian Bégin soulagé. «Je ne partage pas l’ensemble de ses choix post-politiques, mais en même temps, j’ai un respect et une admiration incroyables pour lui, parce qu’il a participé à un mouvement historique au Québec. C’est une rencontre que j’appréhendais, j’avais des a priori, mais j’ai pu me laisser surprendre.»

Surprendre, c’est une des missions que se donne chaque vendredi Christian Bégin, dans un concept qu’il s’est très rapidement approprié, avec le succès que l’on sait. «Curieux Bégin tourne beaucoup autour de moi, même si je reçois des invités. Là, je suis une courroie de transmission pour susciter une conversation.» L’animateur assume d’ailleurs complètement la longueur de ses questions à deux volets, qui lui est parfois reprochée. «Ça fait partie de moi, de ma signature», plaide-t-il.

Homme de conviction, il trouve essentiel de recevoir aussi des gens qui ont des valeurs et des opinions diamétralement opposées aux siennes, comme c’est le cas avec Éric Duhaime cette saison. «Un de nos gros problèmes, c’est le clivage et la rupture de dialogue entre des gens qui ne pensent pas pareil. On se regroupe de plus en plus autour de gens qui pensent comme nous, qui nous confortent, mais la solution pour un vrai vivre-ensemble, c’est d’être capable d’entamer un dialogue avec quelqu’un qui ne pense pas comme nous. S’il y en a un qui est l’incarnation de ça, pour moi, c’est bien Éric Duhaime.» Et l’échange a bel et bien eu lieu, confie Christian Bégin. «Ça ne veut pas dire que je vais aller prendre une bière avec lui demain, mais ça ouvre la possibilité à un dialogue, qu’on a collectivement le devoir de provoquer.»

À un moment où on reproche souvent aux talk-shows d’inviter toujours les mêmes vedettes, Y’a du monde à messe s’efforce de faire connaître de nouvelles têtes et de les intégrer aux conversations, au même titre que les noms connus. Ça donne entre autres un très bel échange avec Luc Vincent, qui coiffe les femmes itinérantes, et qui a alimenté la discussion. «C’est fantastique de mettre en lumière des gens dont l’action est presque anonyme mais qui contribuent à la société. Les gens ont envie de rencontrer du nouveau monde, ils nous le disent beaucoup.»

À sa première saison en 2017, l’émission retenait 226 000 fidèles le vendredi soir. L’an dernier, ils étaient 207 000, encore de très bons chiffres pour Télé-Québec en plein été. Vous pouvez déjà spéculer sur le lien qui unit les premiers invités de vendredi à 21h : Boucar Diouf, Valérie Plante, Arnaud Soly, Christophe Savary et Ines Talbi. Christian Bégin est ravi que sa saison soit prolongée jusqu’en décembre. «C’est comme au théâtre : plus tu joues une pièce, meilleur t’es. J’apprends tous les jours sur ce plateau», m’a confié le comédien, qui travaille toujours sans cartons, préférant mémoriser ses questions. Lui qui tournait hier les 11e et 12e émissions de la saison en sort généralement enchanté, même s’il admet que l’entrevue avec François Bugingo la première année a été «un rendez-vous manqué». Tout le contraire cette fois pour l’émission avec Lucien Bouchard, une des meilleures que j’ai vues, qui donne lieu à un débat fort intéressant sur le gouffre générationnel et l’intérêt des jeunes pour la politique.

Sachez que l’émission a désormais son vin, le YAMM (pour «Y’a du monde à messe»), déjà sur les tablettes, en merlot et chardonnay (IGP Pays d’Oc), et dont les profits sont remis au Groupe Paradoxe. Comme quoi quand Christian Bégin est là, le vino n’est jamais bien loin.

Télé et radio

«Les Chefs!»: la victoire à Alex

CHRONIQUE / Alex Bouchard a commencé à prendre des cours de cuisine à la deuxième saison des «Chefs!» en 2011, l’année de Guillaume St-Pierre. Il avait 17 ans quand l’émission est née sur ICI Radio-Canada Télé. Lundi soir, il a réalisé un rêve d’adolescent en remportant la finale de cette compétition de cuisine. Une autre formidable démonstration de haute voltige culinaire.

C’est donc le sixième aspirant-chef de la région de Québec à remporter la finale. «À Québec, on aime bien manger. On a vraiment une passion pour la gastronomie», m’a confié le champion après la diffusion de l’émission, libéré du lourd secret de sa victoire, qu’il a dû garder durant plusieurs mois. «C’est ce qui a été le plus dur là-dedans, j’en ai rêvé après le tournage.»

Les finalistes avaient carte blanche pour préparer en cinq heures un menu qui reflétait leur personnalité et composé d’une entrée froide, d’une entrée chaude, d’un plat principal et d’un dessert. Alex Bouchard l’a emporté avec des œufs mollets et un consommé de bœuf en entrée, ainsi qu’une pintade demi-deuil comme plat principal. Déjà, avant de rendre son verdict, Jean-Luc Boulay a qualifié le carpaccio d’ananas d’Alex d’«un des plus beaux desserts qu’on aura vus aux Chefs!». 

D’une belle assurance, Alex a une fois de plus montré ses qualités de chef, utilisant entre autres un séchoir pour donner à son chocolat la bonne texture. «C’est plus précis que le bain-marie et une pratique assez courante en pâtisserie», m’a-t-il expliqué.

Pour la première fois de l’histoire des Chefs!, la finale opposait quatre candidats. Et alors qu’un d’entre eux devait être éliminé après les entrées froides et chaudes, les juges ont été incapables de trancher et ont choisi de garder les quatre jusqu’au dessert. «Je pense que je n’aurais pas dormi de la nuit. De renvoyer quelqu’un, ça m’aurait fait mal», a expliqué Jean-Luc Boulay. On avait rarement vu les juges aussi élogieux et unanimes dans leurs commentaires.

La deuxième place est allée à la seule femme finaliste, Brenda Poirier, 26 ans, de Saint-Prime au Saguenay–Lac-Saint-Jean, qui espérait succéder à Ann-Rika Martin, de l’édition 2017, comme deuxième fille gagnante. Jean-Luc Boulay l’a qualifiée de «courageuse» lorsqu’elle a complété son dessert, malgré des coquilles de chocolat blanc qui n’ont pas tenu, une fois démoulées.

Le stress plus intense qu’à l’habitude de Mark Heinz Gutenkunst l’a desservi, mais sa mousse d’oursin a conquis Normand Laprise. L’aspirant-chef de 30 ans, de Montréal, a fini troisième. Bon dernier, Jules Bruneau-Frenette, 26 ans, de Montréal, a été le plus brouillon du quatuor, oubliant la crème sûre dans deux assiettes pour accompagner son boudin noir, puis laissant traîner ses casseroles par terre devant son poste de travail. N’empêche, on peut qualifier de combattant ce concurrent qui a survécu à trois duels.

À 26 ans, Alex Bouchard ne se voit pas ouvrir son propre restaurant à court terme, et préfère se perfectionner au restaurant Initiale, où il travaille comme saucier-­rôtisseur. Il repart des Chefs! avec des prix d’une valeur totale de 30 000 $, dont un voyage en Grèce. «Avoir gagné la finale reste le plus beau prix», dit-il toutefois.

Cette neuvième saison des Chefs!, menée avec beaucoup de rythme par Élyse Marquis et Daniel Vézina, aura été palpitante du premier au dernier épisode. La présence de chefs juniors et le retour de participants connus, en plus de la formidable unité dans la brigade, auront entre autres marqué cette édition. C’est impératif : on veut une 10e saison.

RICHARD THERRIEN

Le Gala Québec Cinéma en baisse d'auditoire

BLOGUE / La 21e édition du Gala Québec Cinéma a retenu 600 000 téléspectateurs dimanche soir sur ICI Radio-Canada Télé. C'est moins que l'année dernière, alors que la soirée en avait attiré 720 000.

Le tapis rouge, coanimé par Herby Moreau et Claudine Prévost, a aussi connu une baisse d'auditoire, retenant 501 000 curieux, comparativement à 542 000 en 2018.

Pendant ce temps à TVA, le Téléthon Opération Enfant Soleil a été le choix de 530 000 téléspectateurs en soirée.

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