Samuel Gendron, Thomas Aguinaga et Marc-Antoine Moisan.

Okies: surprenant hybride musical [VIDÉO]

Tout et rien ne semblaient unir ces trois garçons. La musique, bien sûr, fut le ciment qui a créé cette belle amitié qui résulte en un mélange éclectique et un son unique, celui de Okies.

Le groupe originaire d’Aylmer jouit d’une belle réputation, malgré la jeunesse de ses membres. Formé de Thomas Aguinaga à la batterie, Marc-Antoine Moisan à la voix principale et à la guitare ainsi que de Samuel Gendron au clavier, Okies se distingue nettement du lot, principalement grâce à cette voix typée que possède Marc-Antoine.

« On nous a déjà décrit comme un mélange entre Fleet Foxes et Alt-J, confie le chanteur. On trouve la comparaison pertinente quoique notre style musical provient clairement du folk. »

C’est nettement la voix de Moisan qui donne cet effluve de folk à la musique de Okies. Mais lorsqu’on ajoute le jeu de clavier de Samuel, là on plonge dans l’électro. Enfin, l’influence très rock-grunge de Thomas donne une rythmie assumée en 4/4 qui fait prendre la sauce. L’ajout récent d’un quatrième membre, le multi-instrumentiste Philippe Goodman, ajoute une touche de maturité à l’ensemble. Il prend la guitare et il ajoute des percussions et des voix sur les arrangements du groupe.

Son influence est d’ailleurs palpable sur le dernier opus que le groupe a écrit, Once a Fisherman from Spain, qui est sorti sur toutes les plateformes numériques la semaine dernière.

« Mis à part notre incapacité à définir notre style, disons que c’est certainement la voix de Marc-Antoine qui nous démarque du lot, d’ajouter Samuel. Son timbre de voix est similaire à des artistes comme Passenger, mais là s’arrête la comparaison parce que notre énergie est tout autre. »

Les origines outaouaises du band sont clairement définies dans les textes de Okies. Même s’ils déclinent leur musique en anglais, l’inspiration et l’attachement culturel restent résolument francophones. « Nous venons de milieux différents et nous avons tous pris des chemins différents quant à nos études supérieures. Cela nous permet d’apporter à notre musique une touche personnelle, de continuer Marc-Antoine. C’est la force et la couleur de Okies. »

La base de la musique de Okies est sans aucun doute folk. Mais, on peut y retrouver des accents de rock, de blues et bien sûr, d’électro. La formation en musique classique de certains membres — Samuel et Philippe — jumelée aux expériences de school bands des autres apportent une belle discipline dans l’écriture.

« Nous venons de lancer notre troisième EP, Once a Fisherman from Spain, dans lequel nous avons expérimenté beaucoup de nouvelles sonorités, d’expliquer Marc-Antoine. L’ajout de Phil (Goodman) au groupe a permis cette transition vers une musique plus mature et plus assumée. Nous croyons que cet album est le plus achevé musicalement que nous avons enregistré. »

Outre ce dernier album, Okies a enregistré deux autres EP intitulés Trait d’Union et For Now This Is What I Love. Le groupe a aussi publié un single, Rolling Thunder, et l’album Aylmer.

« Les deux premiers EP ont servi à développer notre style musical. On a perfectionné certaines choses tout en s’assumant encore plus comme musiciens, d’expliquer Samuel. Le single Rolling Thunder a été enregistré au studio Le Record Shop de Gatineau après avoir remporté le prix Coup de cœur du Festival Outaouais Émergent en 2017. Mais c’est certainement notre dernier album qui est le plus achevé. On en est très fier. »

À découvrir

Après chaque sortie d’album, Okies gagne des fans. Le groupe est très présent sur les plateformes numériques et sur les réseaux sociaux, mais ce sont les prestations qu’ils offrent qui est leur meilleure carte de visite. « Nos gigs dans les bars sont sans doute le moyen le plus sûr de se faire connaître, insiste Marc-Antoine. Depuis la montée des Spotify et Apple Music de ce monde, on a tendance à dire que les artistes sont perdants, mais les artistes ont toujours été les derniers à recevoir leur cote des revenus de leur musique. Mais en faisant des spectacles et en choisissant bien les endroits où on joue, on peut être rémunéré à notre juste valeur. Il y a encore beaucoup de propriétaires de bars qui font confiance aux artistes et leur donnent une scène digne de ce nom avec des cachets équitables. »

Le groupe, qui a déjà fait partie de la programmation du Ottawa Bluesfest en 2018, a quelques engagements de programmés cet été. On pourra les voir au Festival d’été de Québec le 5 juillet, au Quai des Brumes à Montréal le 27 juillet et au Live on Elgin à Ottawa le 2 août.

D’ici là, quelques dates s’ajouteront à leur agenda, il suffit de les suivre sur les réseaux sociaux pour être au fait de leurs activités.

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L’artiste du mois : Okies

Description : Groupe indie-folk originaire d’Aylmer, à Gatineau

Membres : Thomas Aguinaga (batterie), Marc-Antoine Moisan (voix et guitare), Samuel Gendron (clavier) et Philippe Goodman (guitare, percussion et voix).

Prochain spectacle : 5 juillet au Festival d’été de Québec

Infos : okiesband@outlook.com

facebook.com/okiesband

okiesband.bandcamp.com

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Artiste à venir : Funk-A-Tron 5000

Événements à surveiller :

1er juin : Jonas Tomalty au Gainsbourg à 20 h (Vieux-Hull)

6 au 8 juin : Festival folk et guitares d’Aylmer (Aylmer)

14 et 15 juin : Rivfest aux Brasseurs de Montebello (Montebello)

14 juin : Kellylee Evans à la Grange de Gatineau à 20 h (Cantley)

15 juin : Rang 6 au Bar de l’Encan à 21 h (Masson-Angers)