Véronique Cloutier

Plaisirs fantastiques

Véronique Cloutier et quatre de ses fantastiques complices — Phil Roy, Kim Rusk, Arnaud Soly et Rémi-Pierre Paquin — viennent à Gatineau ce jeudi 11 octobre, pour enregistrer devant public l’émission Véronique et les fantastiques.

Véronique Cloutier a pris à la fin août les commandes de la populaire quotidienne Éric et les fantastiques rebaptisée Le retour des fantastiques après le départ de son créateur et animateur, Éric Salvail, remercié par la station dans la foulée de révélations concernant certains comportements sexuels déplacés.

Véronique et les fantastiques étant diffusée sur l’ensemble du réseau Rouge FM, l’animatrice et sa gang visitent chacune des régions du Québec où rayonne Rouge, dont le 94.9 FM, à Ottawa-Gatineau. L’enregistrement débutera à 15 h 55 (jusqu’à 18 h) au Musée canadien de l’histoire, devant un public trié sur le volet : seuls y ont accès les auditeurs de Rouge qui y ont gagné leur place au cours des dernières semaines.

Cette visite de courtoisie n’est pas tout à fait un exercice de charme, la gang n’ayant guère besoin de courtiser ses auditeurs. Le 6 septembre dernier, à peine deux semaines après l’arrivée de Véro, la station claironnait que ses Fantastiques avait conservé de très bonnes cotes d’écoute durant la période estivale, au point de pouvoir la considérer comme « émission nº1 du retour à la maison [...] chez les femmes de 25-54 ans », sa principale cible.

Reste qu’il est à présent temps pour « Véro » de marquer le coup en venant à la rencontre du public aux quatre coins de la province – exercice en début de saison qu’elle faisait régulièrement, et avec le même plaisir, à l’époque où son nom était associé à Rythme FM, rappelle-t-elle.

Il s’agit simplement de « faire savoir à ceux qui l’ignorent que je fais partie de l’équipe ». Et on en profite pour « rappeler que la composition de l’équipe a un peu changé », ajoute l’animatrice.

Quant à la pression de l’audimat... Véro s’en soucie finalement assez peu. « Être la première, c’est important pour mes patrons, mais moins pour moi. Je ne base pas mon succès sur les cotes d’écoute. Ce qui est important à mes yeux, c’est ce que ça m’apporte professionnellement. Le dépassement, la fierté et le plaisir que j’ai à faire l’émission. » La réussite de l’émission, elle la jauge davantage « sur les liens qui se créent et qui vont perdurer, j’espère. » Ou encore « sur ce que les gens m’en disent » en personne ou via Internet.

Esprit d’équipe

Après avoir « passé 20 ans de radio dans un format très musical », avec des interventions parlées généralement limitées à deux ou trois minutes, Véronique Cloutier était ravie de pouvoir passer à autre chose : « on parle beaucoup plus. Ce n’est pas un talk-show non plus, mais c’est un entre-deux ». Elle a le temps de jaser, d’explorer plus à fond les sujets en compagnie de ses invités.

« La formule des Fantastiques m’intéressait beaucoup, ajoute-t-elle, parce que j’ai beaucoup travaillé à deux ou trois, mais jamais en grosse gang. D’ailleurs, je crois que je peux le dire aujourd’hui, mais quand j’étais avec le compétiteur, j’étais un peu jalouse de ce format-là », confie-t-elle aujourd’hui.

Quels sujets aborderont-ils jeudi ? Impossible de le savoir à l’avance, puisque Véro elle-même ne les découvre que « le matin, quand [elle] reçoit la feuille de route », avouait-elle, la veille. Elle et son équipe n’ont donc que quelques heures pour creuser les différents sujets abordés, avant d’entrer en ondes.

Refléter la diversité

Si le format et la gang étaient inspirants, la nouvelle animatrice a tout de même senti qu’il était temps de « rebrasser un peu la sauce ». Les chroniqueurs qui craignaient de s’« essouffler » et ceux qui « avaient envie de ralentir ou d’arrêter » sont allés relever ailleurs de nouveaux défis. Ce qui permet à cette équipe à géométrie variable de « tester de nouvelles dynamiques » en « croiser » les énergies.

Depuis son arrivée, six nouveaux Fantastiques se sont greffés à l’équipe, dont le polyvalent Joël Legendre et l’animatrice (et « grande amie » de Véro) Marie-Soleil Michon. L’équipe compte aussi en ses rangs l’humoriste de la relève Arnaud Soly, l’auteure Guylaine Gay, le comédien Frédéric Pierre et la chanteuse/comédienne/danseuse Nadia Essadiqi [alias La Bronze], qui a grandi en Outaouais.

« Véro » s’est assurée que son équipe de chroniqueurs « reflète le mieux possible la diversité » du Québec, que ce soit en termes d’âge, de couleur de peau, d’orientation sexuelle, d’origine sociale ou de « diversité corporelle », explique l’animatrice.

Parce qu’elle est issue d’un milieu « très pauvre », Guylaine Guay « n’a pas du tout le même vécu et quand elle embarque dans un sujet, elle le ramène à sa réalité à elle », ce qui ouvre et enrichit les débats, illustre Véronique Cloutier. Idem pour le surpoids de Mme Guay, qui renvoie à la « diversité corporelle », car elle est « bien dans sa peau », ou encore l’homoparentalité, puisque c’est la réalité de M. Legendre, qui a adopté ses enfants.

« La chimie est très bonne. Ça commence super bien : on va de belle surprise en belle surprise [grâce à] l’équilibre des styles et des personnalités » et « on a encore plus de fun que je pensais », se réjouit l’animatrice.