Mokatek et l’étoile disparue

Perles autochtones

La culture des Premières Nations s’expose fièrement.

Explosion autochtone

Un événement phare pour Ottawa, le Canada, et au monde : le premier théâtre autochtone national ouvrira ses portes au CNA cet automne. Et pour en donner le coup d’envoi, l’édifice du 1, rue Elgin sera immergé d’art sous toutes ses formes. Du 11 au 29 septembre, le festival Mòshkamo braquera les projecteurs sur une trentaine de spectacles, d’activités pour la famille et de rendez-vous de tout acabit. Au menu : on pourra entre autres goûter à Un repas célébrant les traditions culinaires autochtones (12 septembre), s’émouvoir devant les pièces Mokatek et l’étoile disparue (13-14 septembre) et Là où le sang se mêle (13 au 18 septembre), et écouter chanter Buffy Sainte-Marie (15 septembre), Susan Aglukark avec l’Orchestre du CNA (20 septembre) et Jeremy Dutcher (25 septembre). [Catherine Morasse]

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Le Feu continuel des beaux-arts

Pour une deuxième année, le Musée des beaux-arts du Canada accueillera l’exposition Àbadakone / Continuous Fire / Feu continuel à compter du 8 novembre. Plus de 70 artistes autochtones de 16 pays y regrouperont leurs créations récentes, qui couvriront diverses formes d’expression, dont la performance et l’installation. Un éventail de conférences et de projections de films complètera le tout. L’exposition pourra être visitée jusqu’au 5 avril 2020. [Catherine Morasse]

Soldat impérial K’ómoks (Andy Everson), citoyen de la Première Nation K’ómoks. (2017)

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Du livre à l’écran

Deux romans seront adaptés pour le grand écran cet automne.

Kuessipan prendra l’affiche le 4 octobre. Dans l’ouvrage du même titre signé Naomi Fontaine, deux amies inséparables qui grandissent dans une communauté innue jurent de rester soudées, coûte que coûte. Mais à l’aube de leurs 17 ans, leur amitié se morcèle lorsque l’une d’elles s’entiche d’un Blanc et projette de quitter la réserve.

Dans La rivière sans repos, Elsa devient mère d’un enfant dont la vie incarne le choc entre la tradition de ses ancêtres inuits et les valeurs qu’apportent les émissaires venus du Sud. Entre la rébellion de son adolescent, une relation de couple difficile et l’amère cohabitation entre Blancs et autochtones, Elsa se trace un chemin, sinueux et indomptable comme la rivière qui traverse ses terres. L’adaptation du roman de Gabrielle Roy sortira en salles en novembre. [Catherine Morasse]

«La rivière sans repos»

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Voyage littéraire au Nunavut

Direction le Nunavut vu par l’artiste Tanya Tagaq, son soleil de minuit, sa mythologie enchanteresse et ses démons alcoolisés. Son roman Croc fendu ose des plongées intimistes entre réalité et fiction, à découvrir en français grâce à la traduction de Sophie Voillot (Alto, 1er octobre). [Maud Cucchi]

«Croc fendu», de Tanya Tagaq