L’exposition «Papillons en vol», présentée au Musée canadien de la nature, est maintenant ouverte au public.

Papillons en liberté

Ottawa reçoit un nouvel essaim de papillons tropicaux. Dès le samedi 6 octobre, le solarium du Musée canadien de la nature accueille l’exposition «Papillons en vol», qui laisse voleter monarques, morphos bleus et autres spécimens de plusieurs espèces différentes.

À la demande générale, les visiteurs pourront de nouveau rendre visite aux insectes vivants pour la deuxième année, jusqu’au 22 avril 2019. L’an dernier, plus de 50 000 personnes étaient entrées dans le solarium pour regarder les créatures voler, butiner sur la végétation ou se poser sur leurs vêtements.

Entre 200 et 500 bestioles s’y trouvent à la fois, selon le cycle de vie de deux à six semaines des espèces et leur mue programmée naturellement à différents moments de l’année.

À leur arrivée, les visiteurs aperçoivent des dizaines de cocons suspendus dans une baie vitrée, accompagnés d’un guide d’identification des papillons ainsi que de renseignements sur la métamorphose, la mécanique du vol, la pollinisation et la conservation. Ils pourront peut-être même observer un nouveau papillon fripé s’extirper de son enveloppe, alors que plusieurs spécimens émergent de leur pupe chaque jour. Jeudi, lors de la visite réservée aux médias, une poignée de caligos tout frais laissaient sécher leurs ailes brunes et jaunes dont le motif rappelle les yeux d’un hibou.

Prendre soin des papillons est un emploi à temps plus que plein. Chaque matin à 6 h 30, sept jours par semaine, l’équipe qui s’occupe des créatures vient voir les nouveaux adultes dans la baie vitrée. Ceux dont les corps se sont raidis pendant la nuit sont emmenés rejoindre les papillons plus âgés dans le solarium. L’équipe veille à maintenir les conditions de la pièce entre 25 et 27 degrés Celsius et à 65 % d’humidité, comme dans leur environnement tropical naturel. « Ensuite, nous nettoyons les postes d’alimentation et nous remplaçons leur nourriture, explique le technicien Stuart Baatnes. Il y a des plantes florissantes où ils peuvent aller collecter du nectar, tandis que d’autres espèces préfèrent qu’on leur donne des fruits, comme des oranges, des bananes, du melon, des ananas et des baies. »

Les insectes reçoivent aussi une alimentation liquide complémentaire qui contient du sucre, du sel, du calcium, et d’autres nutriments qu’ils consommeraient naturellement. « Ça ressemble au liquide qu’on donne aux colibris », ajoute le gardien.

Pendant toute l’exposition, le Musée recevra chaque semaine une nouvelle génération d’insectes venus du Costa Rica, où vivent 10 % des espèces de papillons de la planète. Les chenilles sont élevées en captivité dans deux fermes durables. Elles sont transportées par avion au stade de chrysalide, lorsqu’elles sont le moins vulnérables aux chocs du transport.

Le Musée recommande aux intéressés de réserver la plage horaire de leur visite et de porter des couleurs vives pour attirer les insectes sur eux. Stuart Baatnes ajoute qu’il vaut la peine de venir lors d’une journée ensoleillée — le beau temps rend les papillons plus sociables.