Le quatuor Outside I’m a Giant, formé de Jérémi Caron, Samuelle Desjardins, Pascal Desgagné et Gabriel Bouchard

Outside I’m a Giant, dans des habits neufs: un «énorme coup de pouce»

On a rencontré Outside I’m A Giant (OIAG) dans les nouveaux locaux de L’Avant-première, lors de la première répétition du quatuor folk devant son mentor, Alain St-Jean — qu’était allé chercher la violoniste du groupe, Samuelle Desjardins, qui avait déjà collaboré avec lui sur le spectacle «Agwàtà».

Jérémi Pierre Caron — la voix (et le géant) d’Outside — et elle travaille depuis deux mois sur la mise en scène du show, mais il est temps, à présent, de confier cela à un regard extérieur professionnel.

Parmi tous les locaux mis à leur disposition pour répéter, le quatuor n’avait pas choisi la plus grande salle, mais celle où est accroché un immense miroir, « pour pouvoir s’observer jouer et faire plus attention » au positionnement et à la gestuelle de chacun, explique Samuelle Desjardins, dans le clair-obscur de lampes à abat-jours diposés autour d’elle.

Le problème du déménagement de L’Avant-première a été facilement « contourné », vu que la bande a déjà son local, où elle a d’ailleurs composé de nouvelles pièces instrumentales, ces derniers mois.

Ces morceaux – qui figureront sur un éventuel troisième album « prévu pour 2020 ou 2021, sans se mettre de pression », précise le chanteur – la bande compte bien les offrir en primeur au public de la salle Jean-Despréz (SJD), où leur concert est prévu, le 22 novembre, à l’issue de la résidence 3e Œil.

La violoniste déplore toutefois, elle aussi, de n’avoir pas d’accès à la SJD : « On ne peut pas vraiment se disposer en situation de scène », fait-elle remarquer, sans que cela constitue un hic fondamental pour le groupe. Chose surprenante, la « générale » ne se fera même pas à la SJD, mais à La Basoche, précise Jérémi Pierre Caron, la voix (et le géant) d’Outside... qui voit grand, même s’il tient visuellement à garder une mise en scène minimaliste – « les gens qui viennent voir OIAG pas pour voir des feux d’artifice, mais pour écouter le la bonne musique », sourit-il, en envisageant tout de même un « travail avec les éclairages ».

Collaborations

Le guitariste aimerait profiter de cette résidence pour amorcer des collaborations. Il a dans sa mire Simon Labelle, un ingénieur sonore et artiste électronique de l’Outaouais, qui fut à l’origine du défunt collectif FAU MARDI. Et pourquoi pas un batteur et un bassiste, qui se pointeraient sur scène sur l’une ou l’autre des nouvelles chansons ?

« On va travailler sur la mise en scène et sur l’intégration des artistes invités », nous explique Alain St-Jean, tout en scrutant et en écoutant activement ses quatre poulains. « Pour l’instant, j’absorbe. C’est bien : j’ai le même feeling que lorsque je vous avais entendus la première fois [il y a deux ans environ]. Je veux faire un reset, pour voir comment on peut amener ce show-là ailleurs », leur dit-il, sur le ton de la connivence. Par la suite, il verra avec eux comment monter des devis techniques, et d’autres détails en lien avec la production, la diffusion et l’industrie.

L’équipe interroge son mentor sur la qualité d’un nouveau solo à peaufiner, sur le pacing et l’équilibre général de la prestation musicale, ou sur de futurs détails à envisager, comme la pertinence d’un entracte.

« Le premier bénéfice de 3e Œil, selon moi, c’est de pouvoir présenter notre spectacle dans une vraie grande salle », souligne Jérémi Caron, qui demeure encore habitué aux humbles estrades des bars, sauf lors du lancement du dernier album qui, grâce à l’excellent bouche-à-oreille dont le groupe bénéficie jusqu’en Ontario, a été organisé au Centre national des arts. À la Quatrième salle, certes, mais à guichets fermés.