Les Rats d’Swompe fourmillent d’idées et profiteront de leur vitrine à Contact Ontarois, le 18 janvier, pour étrenner une nouvelle formule.

Ontario: les Rats d’Swompe, des villes, des champs...

Des artistes francophones des quatre coins du pays, de la musique émergente ou confirmée, des concerts éclair d’une vingtaine de minutes. Contact Ontarois revient pour sa 37e édition du 16 au 20 janvier. Les vitrines grand public seront présentées au Centre des Arts Shenkman, à Orléans. Cartographie par portraits choisis.

Ils carburent à la nostalgie, ressuscitent l’énergie du folk trad et ne renient pas un petit côté kitsch rustique. Leurs clips vidéos postés sur Facebook donnent un aperçu, certes fiable, mais aussi fatidiquement atténué, des vertus énergisantes d’une musique qui entend bien s’autoriser toutes les embardées festives. Contes d’antan, chansons à boire, reprises du répertoire traditionnel... Les Rats d’Swompe fourmillent d’idées et profiteront de leur vitrine à Contact Ontarois, le 18 janvier, pour étrenner une nouvelle formule. Le trio de fondateurs (Yan Leduc, Martin Rocheleau et Patrick Pharand) y double ses effectifs. Batterie, guitare électrique et banjo s’ajouteront ainsi à l’attirail musical du groupe fondé en 2015. Qui, depuis Ottawa où il tient ses quartiers artistiques, se dit mieux outillé à la réussite de ses ambitions artistiques. 

« Notre première formule de conte avec le Père Garneau avait été pensée pour des soirées plus intimes, où les spectateurs prennent le temps de se concentrer sur les récits », évoque le bassiste Martin Rocheleau. Le groupe avait d’ailleurs remporté le prix Coup de foudre Salut ! à Contact Ontarois, en 2016, lui assurant ainsi une tournée dans la majorité des conseils scolaires ontariens. Au compteur ? Plus d’une soixantaine de représentations et une nomination au Gala des Prix Trille Or dans la catégorie « meilleur spectacle. » Le conte associé au folk trad vient toucher une corde sensible auprès de leurs concitoyens... 

« Mais cette configuration intime a ses limites, des portes se sont refermées. Les spectateurs veulent juste avoir du plaisir. Les changements apportés cette année nous ouvriront davantage de portes pour séduire les programmateurs de festivals. »

Un premier album indépendant sortira dans la foulée de Contact Ontarois, en février. Il inclut des reprises réarrangées du répertoire folklorique et des compositions originales écrites par leur collaborateur Yan Leduc.

« On y explore le thème de la campagne versus les villes », résume le bassiste sans trop en dévoiler. Un Rats d’Swompe des villes/Rats d’Swompe des champs, en somme, qui devrait s’intituler Vivre en ville. C’est un peu l’histoire de ces trois musiciens venus de Timmins, North Bay et Alfred, qui ont convergé vers la Capitale et y fondé leur groupe. Pour l’anecdote, le nom taquin de la formation a été inspiré par le Père Garneau qui, dans ses correspondances avec le groupe, s’adressait à Martin Rocheleau en le rebaptisant affectueusement « mon rat d’swompe. » 

« Cette expression canadienne-française a fini par nous plaire, se souvient le musicien. À nos débuts, nous avions choisi Caribou, bien moins original et surtout déjà pris. »      

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À l’affiche le 18 janvier, aux Vitrines #6 et #7, de 19 h 30 à 23 h : Cindy Doire, Amélie Hall, Clay & Friends, Le Paysagiste, Damien Robitaille, Émilie Landry, Sophie Pelletier et Cédric Landry.