Volver, par Benjamin Biolay **1/2

Le titre du nouvel album de Benjamin Biolay résume plutôt bien l'affaire.
L'artiste français a beau revenir de voyage, « instagramer » plages, soleil et mer, ses chansons mâtinées de violons ne reviennent pas d'une vie désabusée, servies par la voix grave du chanteur et celles, (trop ?) discrètes, de ses nombreuses invitées : Chiara Mastroianni, Illya Kuryaki, La Mala Rodriguez, Catherine Deneuve, miss Bolivia, Sofia Wilhelmi, Ambrosia Parsley.
Las, désoeuvré, Volver déroule une heure de galère et de psychodrame aux obsessions gainsbouriennes (Encore ! Encore !), réitérant titre après titre la même rengaine, toujours à la recherche de volupté, de Roma (amoR) à Hollywood Palermo.
Les références sont plaisantes - Godard, Demy - mais la « suite » de son précédent album Palermo Hollywood s'enferre inexorablement dans un enfilage de poncifs (L'Alcool, L'absence, Avec le temps) desquels découle un sentiment d'ennui tenace. Dommage.