Le Groupe The Psychedelic Furs était sur la même scène que James et The Killers.

Vague de souvenirs sur les plaines LeBreton

CRITIQUE / Un membre de l’équipe de programmation du Bluesfest a sûrement profité un peu trop de la légalisation du cannabis cette année quand ils ont décidé de mettre sur la même scène James, The Psychedelic Furs et The Killers. « Oh man, le coup de vieux, toi ! »

Pour être honnête, ma première réaction dimanche soir a peut-être été un peu négative. Mais aujourd’hui, force est d’admettre que l’idée était plutôt bonne.

Depuis le lancement de leur premier album, Hot Fuss, en 2004, The Killers sont de tous les gros festivals de la planète. D’ailleurs, avant de débarquer sur les plaines LeBreton dimanche soir, ils étaient sur la scène du mythique festival de Glastonbury, à Londres.

La bande de « tueurs » du chanteur Brandon Flowers nous ont lancé en pleine gueule et sans retenue leur puissant rock alternatif. Et le parterre de fans en redemandait jusqu’à plus soif !

Les gros hits du premier opus, Jenny Was a Friend of Mine et Somebody Told Me ont mis la table à une fin de soirée tout en énergie.

Même si The Killers possède une discographie plutôt élaborée, le quatuor originaire de Las Vegas a amplement pigé dans ses premiers essais. Les pièces Smile Like You Mean It, All These Things That I’ve Done et Mr Brightside étaient inscrites en grosses lettres sur le setlist du groupe.

Ils ont aussi choisi des chansons de l’excellent album Day and Age (2008) ainsi que de leur dernier effort, Wonderful Wonderful, paru en 2017.

Autre constatation, les boys du Nevada ont toujours la pêche. Dave Keuning à la guitare, Ronnie Vannuci Jr à la batterie et Mark Stoermer à la basse vieillissent aussi bien que leur musique.

Bien appuyé par quatre choristes et un visuel spectaculaire, Flowers a offert une grande performance. Le frontman était en grande forme et tout sourire.

Une pluie de confettis dans The Man a complètement déchaîné la foule, plus que compacte, devant la scène City. Après quelques rafales de riffs, The Killers avaient fait plus de victimes qu’il n’en faut, dont le jeune Tony qui a pris place derrière la batterie sur For Reasons Unknown.

Les spectateurs ont pu vivre une vague de souvenirs sur les plaines LeBreton lors du Bluesfest.

Du vieux new wave

En début de soirée, une véritable vague de nostalgie a déferlé sur les plaines LeBreton quand James et The Psychedelic Furs se sont succédé sur la scène City.

Dès 18 h 30, James a tôt fait de mettre la table à une soirée baignée dans le rock alternatif et le new wave. Le groupe formé au début des années 80 par Paul Gilbertson et Jim Glennie roule leurs roadcases depuis près de 40 ans, accompagnés de la voix de Tim Booth.

A suivi The Psychedelic Furs. Le groupe londonien formé en 1977 et bien identifié au new wave du début des années 80 a fait de son mieux, mais on a senti que le groupe s’essouffle.

La voix de Richard Butler n’est plus ce qu’elle a déjà été, et les Furs ont tant bien que mal campé leur rôle. On a reconnu quelques pièces dont Pretty in Pink, Sister Europe, Love My Way ou The Ghost in You. Si ces chansons ont peu à peu disparu des mémoires et des playlists au fil des décennies, Butler et sa bande ont bien tenté de nous les remettre en tête. Mais au final, j’aurais pris plus de James et moins de Furs… ou pas du tout !

Sur une note outaouaise, soulignons la prestation de Outside I’m a Giant au théâtre Barney Danson en fin d’après-midi.

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À VENIR AU BLUESFEST


La programmation du Bluesfest fait relâche ce lundi pour reprendre de plus belle mardi. 

Pour cette deuxième semaine, soulignons la présence de Buddy Guy sur la scène Videotron à 21 h 30. 

La scène City s’animera dès 18 h avec Brea Lawrenson suivie de Lennon Stella, que l’on a découvert dans la série Nashville. 

C’est le DJ d’origine norvégienne Kygo qui mettra fin à cette soirée.