C’est Éric Lapointe qui inaugurera le tout nouveau Festival rock de Gatineau qui se tiendra du 1er au 3 août. Des groupes hommages viendront compléter la programmation.

Un festival rock se greffe au festival country

Le festival country du Grand Gatineau (FCGG) redéménagera à Guertin cet été. Après quatre années passées à côté du Casino, la 27e édition du FCGG se déroulera du 7 au 11 août dans le stationnement du centre Robert-Guertin, ont récemment annoncé les organisateurs.

Le chapiteau du FCGG accueillera entre autres Irvin Blais, Cayouche et Stéphanie St-Jean. L’aventure se clôturera dimanche 11 avec un hommage soulignant les 50 ans de carrière de Paul Daraîche, auquel participeront Patrick Norman, Dani et Julie Daraîche, et « plusieurs autres invités de marque » dont les noms seront dévoilés plus tard.

« En 2019, sept artistes viendront fouler les planches du festival pour la première fois », a fièrement indiqué le président du FCGG, Michel Gervais.

Plus surprenant, un festival de musique « classic rock » aura lieu au même endroit, le week-end précédant le FCGG.

C’est Éric Lapointe en personne qui inaugurera les festivités, vendredi 1er août, lors d’une soirée à saveur francophone.

Le festival rock de Gatineau se prolongera jusqu’au 3 août, en compagnie de formations rendant hommage à AC/DC, Pink Floyd et Supertramp, et avec une revue musicale rock revisitant de vieux classiques de Bon Jovi, Scorpions, Queen, Styx, Guns N’ Roses, Def Leppard, Motley Crue, Deep Purple, Kiss, Bryan Adams.

M. Gervais — qui supervise la programmation des deux festivals — disait cette semaine veiller au grain pour demeureur « classic rock », afin de ne « pas se retrouver en competition avec le Rockfest » de Montebello.

Il n’aura plus à se donner autant de mal, puisque le Rockfest a officiellement déclaré faillite vendredi. La tenue d’une édition à l’été 2019 paraît peu probable, mais cette annonce ne signifie pas la fin du Rockfest, a précisé le fondateur du festival, Alex martel, sur sa page Facebook.

Paul Daraîche aura sa soirée hommage au Festival country du Grand Gatineau.

À Guertin, les rockeurs profiteront des mêmes installations que le FCGG, ce qui permettra d’amortir sur deux semaines les coûts de production. « On s’est rendu compte que le ‘bassin country’ à Gatineau n’était pas assez fort pour soutenir un festival qui dure deux semaines, il fallait oublier ça », reconnaît M. Gervais, qui a tenté d’étirer la durée du FCGG sur dix jours, en 2017 et 2018.

Le système de son du Festival Country du Grand Gatineau aura été revu à la hausse afin de répondre aux critères techniques qu’impose un show d’Eric Lapointe, indique Michel Gervais, en soulignant que la présence du rockeur québécois sera une « exclusivité pour la région, en festival ». Eric Lapointe est aussi attendu le 28 février (à guichets fermés) puis le 13 juin 2019 à la Maison de la culture de Gatineau.

Le festival se dit « plus accessible » dans la mesure où « le laissez-passer coûte 65 $ pour les 3 jours, ce qui est presque le même prix que quand Eric Lapointe se produit en salle », fait valoir M. Gervais.

« La ville a reçu très positivement notre volet rock, parce qu’il n’y a rien de pareil qui se fait du côté de Gatineau », souligne Michel Gervais. Il reconnaît toutefois que son festival empiète un peu sur les plates-bandes du Festival Nostalgia, qui tiendra sa seconde édition du 21 au 24 août sur les Plaines LeBreton.

Solution temporaire

Reste que l’installation du FCGG sur les terrains asphaltés de l’aréna Guertin — où il s’est déroulé de 2012 à 2014 — n’est qu’une solution « temporaire », précise le patron du festival. « C’est du très court terme. Pour l’avenir de nos deux événements, on continue de regarder l’option du parc de la Baie pour l’an prochain. C’est plausible que ça finisse par se faire là ».

Plausible, mais loin d’être assuré. Cela fait des années que le patron du FCGG cherche à déménager son festival sur l’actuel site du Festival des Montgolfières.

« Il faudrait une réelle volonté politique. Ce qui coince, pour l’instant [du côté de la Municipalité], c’est l’aspect environnemental ».

Le parc de la Baie a vu le jour en 1986 ; le site, connu sous le nom du dépotoir « La Baie », a servi de lieu d’élimination de déchets domestiques et industriels jusqu’en 1982.

En 1990, un avis de santé publique émanant de la Direction de la Santé publique de l’Outaouais, concluait qu’il n’y avait « pas ou peu de risque pour la santé publique, étant donné le faible degré d’exposition directe aux contaminants ».

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Les organisateurs du Festival country du Grand Gatineau et du Festival rock de Gatineau ont l’oeil sur le parc de la Baie pour de futures éditions.

L'HERBE EST VERTE AU PARC DE LA BAIE

Le président du Festival country du Grand Gatineau (FCGG), Michel Gervais, cherche un site gazonné pour installer ses visiteurs. 

« Si on trouve pas de solution à moyen terme, il va peut-être falloir penser à carrément fermer boutique », plaide le responsable. 

M. Gervais  observe « une diminution du nombre de vr (véhicules récréatifs) d’année en année », entre autre parce qu’il fait de plus en plus chaud. L’été dernier [pendant la tenue du festival], ç’a été la semaine la plus chaude de l’été. » 

Pour les caravaniers parqués à côté du Casino du Lac-Leamy, sur du bitume amolli par la chaleur, l’expérience a été  « atroce », estime-t-il. 

« En septembre, on a retravaillé le dossier : on a fait une demande officielle pour aller au parc de la Baie. On a fait nos devoirs. On sait qu’il y a des zones du parc qui sont fragiles. [...] Nos besoins sont bien moindres que les Montgolfières. [...] On n’a pas besoin d’un grand espace : à court terme, on prendrait à peine 12 % du site. » 

Le chapiteau serait installé sur la partie asphaltée qui accueille d’habitude les manèges. Une petite partie des terrains adjacents permettrait d’accueillir les caravaniers sur l’herbe.

Sauf que M. Gervais n’a jamais caché son ambition de greffer un rodéo à son festival country : à plus long terme, le besoin d’espace du FCGG se ferait nécessairement plus grand. 

Le promoteur espère que les services environnementaux de la Ville émettront la recommandation favorable sans laquelle il ne peut envisager de déménager au parc de la Baie.  

M. Gervais, qui est lui-même conseiller municipal de la municipalité de La Pêche, dit avoir fait valoir ses arguments auprès de plusieurs élus de Gatineau, sans que cela ait permis de faire avancer le dossier pour 2018.