The Fight Within, par Iskwé ***1/2

Véritable révélation, lorsqu’entendue ce printemps dans le cadre du spectacle Anishnabegwe présenté au Centre national des arts, on attendait impatiemment le deuxième album d’Iskwé.

La musique de l’auteure-compositrice-interprète est à l’image de ses racines irlandaises, cries et dénées métissées serré: Iskwé n’hésite pas à mélanger des touches d’électro à un esprit trip-hop empreint d’effluves R&B, transcendant les genres et refusant les étiquettes.

C’est pour mieux rendre l’essence résolument engagée de ses textes, la prise de conscience lucide grâce à laquelle elle rend autant hommage à tous ceux qui œuvrent pour protéger la nature (Soldiers) qu’elle aborde les épidémies de suicide parmi les jeunes des Premières Nations (Sometimes) et les milliers de femmes disparues et tuées (Nobody Knows, particulièrement percutante).

La chanteuse prend la parole dans le but avoué de donner de l’espoir à la nouvelle génération. Si elle le fait avec brio sur disque, elle demeure encore plus convaincante, viscérale, sur scène.

Iskwé sera d’ailleurs à la Quatrième Salle du CNA le 23 novembre.