Stony Hill, par Damian Marley ***1/2

CRITIQUE / Des effluves de marijuana planent sur Stony Hill, le dernier album de Damian Marley, le cadet de la célèbre fratrie.
Impossible d'écouter sa généreuse production (18 morceaux, 1h13 de musique, le grand luxe !) sans penser aux effets collatéraux sur l'inspiration : on entre dans Stony Hill à grandes envolées cinématographiques embaumant le rastafarisme, pour plonger dès le deuxième titre, dans un reggae qui joint rap et hip hop incandescents.
La suite s'écoute au gré des envies : épopée d'un rythme prônant amour et tolérance (Nail Pon Cross), duo en famille avec le frangin Stephen pour une ode décomplexée au cannabis (Medication), et à la vie en général (Living it up, addictive). Dans cette mosaïque multisensorielle à écouter sans modération, Autumn Leaves joue les romantiques tandis que R.O.A.R se fait combatif.
Damian Marley demeure l'un des légataires exclusifs du reggae jamaïcain ; ça ne l'empêche pas de le métisser à d'autres horizons musicaux. Avec brio.