Solid Gold, de Nikki Yanofsky ***

CRITIQUE / À 22 ans, l'auteure, compositrice et interprète montréalaise ouvre une fenêtre sur la femme et l'amoureuse qu'elle est.
Car il est question d'amour, ici: celui qu'elle vit depuis plusieurs années avec son petit ami. Un Young Love qui a mûri avec le temps, non sans se remettre en question (Best Of Me), voire frôler le point de rupture (Miss You When I'm Drunk).
Si Nikki Yanofsky a toujours su jouer brillamment de sa voix comme d'un instrument, on la sent cette fois branchée directement sur le coeur. Les cinq pièces de ce mini-album semblent d'ailleurs avoir été ciselées autour de sa manière de vouloir livrer ses humeurs et émotions.
On n'a donc pas l'impression que la chanteuse s'est adaptée aux mélodies et arrangements créés avec Wyclef Jean, mais plutôt que le réalisateur s'est inspiré de sa voix pour décliner un jazz contant fleurette à une pop tantôt chaloupante, tantôt mélancolique.