Les Red Hot Chili Peppers ont enflammé la scène du Bluesfest, vendredi soir. Le groupe Duran Duran montera sur la même scène samedi soir.

Soirée épicée à souhait au Bluesfest

Les Red Hot Chili Peppers n'attirent pas que les foules. La bande d'Anthony Kiedis peut aussi compter sur dame Nature parmi ses fans. La pluie a cessé juste à temps pour laisser le groupe californien offrir une solide leçon de rock au Bluesfest.
Dès 21h30, la mélodie d'un saxophone a résonné sur les plaines LeBreton. Après cet intrigant prélude, les Red Hot sont débarqués la scène en saluant la foule dont la grande majorité avait dû composer avec les averses plus tôt en soirée. Mais ce n'est pas la pluie qui allait affecter le moral des troupes bien motivées à accueillir les RHCP.
Le spectacle était retransmis sur trois grands écrans géants. L'écran en demi-lune au fond de la scène était surmonté de quatre autres petits écrans circulaires. Ces derniers ont été mis en valeur par de superbes jeux de lumière qui donnaient des airs de grandeur à la scène extérieure.
Anthony Kiedis, une casquette noire vissée sur la tête, a lancé les festivités avec Can't Stop. Une intro efficace, voire impeccable.
En mode séduction, le groupe a tout de suite enchaîné avec son grand succès Dani California, tirée de l'album Stadium Arcadium (2006).
Un petit salut discret à la foule plus tard, les Red Hot ont décidé de poursuivre cette grande séduction avec Scar Tissue. La table était mise pour aller piger dans leur onzième album en carrière, The Getaway, lancé en juin dernier. Ils ont offert Dark Necessities avant d'interpréter une pièce qui collait bien à l'ambiance de la soirée, The Adventures of Rain Dance, premier extrait de I'm with you, lancé en 2011.
Sur scène, les musiciens sont tout simplement déchaînés. L'énergie du bassiste Flea est contagieuse et les gars se démènent. Chad Smith est tout sourire derrière sa batterie. Ils multiplient les solos et injectent une dose d'intensité dans le moindre accord. Une petite compétition - ou plutôt un exposé pratique sur l'étendue de leurs jeux de doigts - entre Flea et la guitariste Josh Klinghoffer a précédé un autre classique des Red Hot, Californication.
Curieusement, le son était loin d'être assourdissant comme il peut l'être dans ce genre de grand spectacle en plein air. Moins de décibels, mais un son de qualité qui nous a permis d'apprécier la voix unique de Kiedis.
Puis une marée de cellulaires s'est élevée pour saisir des extraits de Otherside, tandis que le reste de la foule a réchauffé ses cordes vocales pendant le refrain. De toute beauté.
Une vague de plaisir a traversé le parterre aux premiers accords de Under the Bridge. Cette fois-ci, la foule ne s'est pas contentée de fredonner le refrain. Voilà une chanson qui joue en boucle depuis 1992. Et qui n'a pas pris une seule ride. 
Sans surprise, les nouveaux titres ont moins emballé les spectateurs venus en grand nombre pour attendre le top-10 des Californiens. N'empêche que cette rare visite des RCHP a permis de mettre en valeur ce nouveau matériel fort intéressant. Mais la vérité, c'est que ce concert des Red Hot a surtout donné envie de ressortir Blood Sugar Sex Magik.