Samito ****

CRITIQUE / Samito mérite amplement le titre de «Révélation Musique du monde» qu'ICI Radio-Canada lui a épinglé l'an dernier. Statut que le jeune Montréalais va rapidement troquer pour celui d'«explosion», propulsé par ce disque dont le seul défaut est d'être trop court.
Coulé dans des sonorités très actuelles, cet éponyme surfe sur des grooves électros ensoleillés infectieux (Samito est un comparse de Kwenders et de Radio Radio). Les motifs et textures ultra-ciselés témoignent d'une créativité d'une classe à part. On n'est guère étonné de lire que Samito a suivi une formation en piano jazz. Les rythmiques de son Mozambique natal se fondent dans les éclats de la scène indé d'ici (Olivier Langevin, de Galaxie, vient mettre le feu aux claviers et guitares); les transes électro-disco (shangaan) sud-africaines répondent aux influences afrobrésiliennes de celui qui chante en anglais, en portugais et en tswa.
La dernière «plage» nous met en transe.