R. Kelly se tenait les mains croisées et écoutait le juge Lawrence Flood décrire les accusations portées contre lui. Lorsque M. Flood lui a demandé s'il avait compris, Kelly a répondu: «Oui, monsieur».

R. Kelly plaide non coupable à 11 chefs d'accusation de nature sexuelle

CHICAGO — Le chanteur R. Kelly a plaidé non coupable, jeudi, à onze nouvelles accusations de nature sexuelle, y compris quatre chefs d'accusation passibles d'une peine d'emprisonnement maximale de 30 ans.

Les procureurs n'ont pas demandé au juge d'augmenter le montant de la caution pour le chanteur de R&B lors d'une brève audience devant le tribunal du comté de Cook, dans l'Illinois.

R. Kelly se tenait les mains croisées et écoutait le juge Lawrence Flood décrire les accusations portées contre lui. Lorsque M. Flood lui a demandé s'il avait compris, Kelly a répondu: «Oui, monsieur». Le chanteur primé aux Grammy Awards, qui a nié tout acte répréhensible, est parti sans avoir parlé aux journalistes. Une nouvelle audience est prévue le 26 juin.

Parmi les 11 nouveaux chefs d'accusation se trouvent quatre chefs d'agression sexuelle grave, passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à 30 ans de prison. C'est plus de quatre fois la durée maximale de chacun des 10 chefs d'accusation dont R. Kelly avait été initialement accusé en février.

L'avocat de R. Kelly, Steve Greenberg, a déclaré après l'audience qu'il ne pouvait pas spéculer sur les raisons pour lesquelles les procureurs avaient porté les nouvelles accusations. Ces dernières concernent l'une des quatre femmes que le chanteur est accusé d'avoir agressées sexuellement, dont trois qui étaient mineures lorsque les faits allégués auraient eu lieu, il y a plusieurs années.

«C'est le même cas. C'est juste qu'ils viennent de changer ce qui lui est reproché», a observé Me Greenberg. «Ce sont les mêmes faits (...) le même lien, les mêmes preuves. Nous attendons le même résultat.»

Selon le nouvel acte d'accusation, les huit premiers chefs d'accusation seraient liés à des rencontres qui auraient eu lieu entre le 1er et le 31 janvier 2010. Trois autres portent sur des rencontres présumées entre le 1er mai 2009 et le 31 janvier 2010.

Les procureurs allèguent, entre autres choses, que R. Kelly a fait usage de la force ou a menacé de le faire pour faire pression sur la présumée victime afin de la forcer à avoir une relation sexuelle. Comme elle était mineure à ce moment, le délai de prescription pour porter des accusations a été porté à 20 ans à compter de son 18e anniversaire, ont-ils écrit.