Pour Rosie, de Valérie Carpentier ***

CRITIQUE / Il reste des effluves de nostalgie sur cette deuxième galette de Valérie Carpentier.
Or, ses amours mélancoliques, voire impossibles, content ici fleurette à une électro-pop se déhanchant jusqu'à aujourd'hui. Du coup, la voix de l'auteure-compositrice-interprète de 22 ans s'ouvre, aérée et aérienne, voyageant entre glamour (Rosie, Magazine) et touches d'anglais (quelques mots dans L'Oiseau et Adieu ; deux autres titres entièrement dans la langue de Shakespeare).
Entre un petit quelque chose de « James-Bondesque » (Go On) et un piano évoquant Amélie Poulain (L.A., Paris, Berlin) ; entre cuivres, cordes et beats programmés. Chéri ?, qu'elle livre en duo avec Delta, aurait très bien pu l'être avec Pierre Lapointe.
Pas surprenant, puisque Jean Massicotte est aux commandes : le réalisateur a su mâtiner le côté suavement suranné de l'artiste (développé sans artifice sur Polaroid) d'un esprit plus contemporain, insufflant du coup une dose d'intemporalité à l'ensemble.