Il y a un peu plus de deux ans, Philippe Gaudreault a fait un pari: celui de vivre de sa musique.

Phil G. Smith: une carrière créée à sa mesure

Il y a un peu plus de deux ans, Philippe Gaudreault a fait un pari: celui de vivre de sa musique. Aujourd’hui, force est d’admettre que ce fut un pari payant pour le musicien originaire de Gatineau.

C’est la sortie de l’album On fait du country en avril 2019, sous le nom d’artiste Phil G. Smith, que les choses se sont mises en place pour lui. Quelques nominations au Gala Country, des apparitions à la télé et surtout, des prestations à plusieurs festivals de la province ont fait du chanteur un incontournable de la scène country au Québec.

«Je dois dire que les choses vont bien pour moi depuis un an, confie au Droit l’auteur-compositeur-interprète. J’ai un agenda bien rempli et je vais jouer sur des grandes scènes. Je me compte chanceux de pouvoir vivre de ma musique.»

Et quel agenda! On pourra voir Phil G. Smith à une trentaine de reprises cet été, que se soit en salle ou sur des scènes extérieures.

Entre autres, il sera en première partie de la tournée du groupe Kaïn, dont une prestation à Gatineau le 23 avril. Le 28 mars, à Québec, il partagera la scène avec une de ses idoles, Patrick Norman.

«Cette année, j’ai assez d’engagements pour pouvoir m’entourer de musiciens de talent pour tous mes spectacles, ajoute-t-il. J’ai pu monter un show complet pour les festivals et les salles. J’ai opté pour un mélange de titres originaux et de reprises. C’est important d’offrir aux gens qui viennent me voir quelques classiques et des pièces connues du grand public. On offre une expérience festive et autant les spectateurs que nous, sur scène, on y trouve notre compte.»

Celui qui offre un country très contemporain — et en français — aura à ses côtés John Anthony Gagnon-Robinette (Kaïn) à la guitare, Yanni Aumont (Claude Dubois) à la guitare, Rob Langlois (Marie-Mai, Travis Cormier) à la basse et Adam Lalonde, originaire de Hawkesbury, à la batterie.

«C’est tout un plaisir de partager la scène avec ces gars-là. On s’amuse comme des fous et je crois que ça se transmet aux spectateurs, explique Phil. On a même trouvé le moyen de traduire certaines chansons country très connues en français et en faire des moments forts de notre show. Tu sais, traduire une chanson comme Chicken fried peut être très drôle, si c’est bien fait. M’amuser avec la langue, surprendre les gens et leur laisser une forte impression, c’est ce que je recherche. »

Musicien et entrepreneur

Le musicien a aussi compris que dans ce métier, avoir plusieurs cordes à son arc, est un avantage. C’est pour cette raison qu’il a créé sa propre étiquette, Disques Far West. Il s’occupe aussi de la carrière d’autres artistes, ce qui l’amène à rencontrer encore plus d’acteurs du monde musical québécois.

«Je me suis dit que si j’étais entièrement indépendant, je pourrai mieux contrôler ma carrière et prendre de meilleures décisions pour mon avenir, explique le musicien et entrepreneur. Et au fil du temps, je me suis mis à aider d’autres artistes en leur trouvant des scènes où jouer. Le booking s’est alors imposé de lui-même.»

Désormais installé à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, en Mauricie, Phil a entrepris la construction d’un local de répétition, un outil de plus dans l’aménagement de son plan de carrière.

«J’imagine ma carrière à l’américaine, confie-t-il. Je mets de l’avant mes idées, je bâtis des collaborations, je produis une musique qui me ressemble et qui est très ancrée dans le présent. Je veux offrir un country moderne et en français.»

Et cette sonorité très contemporaine semble plaire, même si les textes sont en français. D’ailleurs, Phil G. Smith sera le seul artiste francophone sur la grande scène de la première édition du festival Lasso Montréal qui aura lieu au mois d’aôut, au parc Jean-Drapeau.

Ce festival imaginé par Evenko, les créateurs d’Osheaga, réunira des grands noms du country américain et canadien dont Luke Bryan, Brad Paisley, Old Dominion, Brett Kissel, James Barker Band, Matt Lang et plusieurs autres.

«On m’a approché et on m’a dit que je serai le seul artiste francophone sur la grande scène, explique-t-il. J’étais à la fois surpris et honoré de me trouver sur la même affiche que tous ces artistes que j’aime et que je respecte».

Outre le Lasso, Phil sera de la programmation de nombreux festivals country, dont ceux de Lotbinière, de Saint-André-Avellin et probablement de Saint-Tite. De plus, il annoncera bientôt une tournée en Gaspésie. Retenons également la date du 9 mai, où il sera à La Basoche, dans le secteur Aylmer.

Pour connaître toutes les dates de spectacle, il suffit de visiter le site www.philsmith.com.