Phil G. Smith s’est beaucoup inspiré de l’Outaouais, sa région natale, pour composer «On fait du country».

Phil G. Smith présentera «On fait du country» chez lui en Outaouais

« À ceux qui croient que le country est mort », comme le chante Phil G. Smith, attachez vos stetsons. Deux ans après la parution de son premier ep, le Gatinois d’origine lance «On fait du country», son premier album complet, purement new country et tout désigné à conquérir les scènes. « C’est là que tout commence pour moi. »

Avant d’adopter le patronyme « Smith » – un clin d’œil à son idole Tim McGraw –, le milieu culturel connaissait l’auteur-compositeur-interprète sous son nom de baptême, Philippe Gaudreault. Ayant emménagé en Mauricie par amour, Phil(ippe) fera escale dans le foyer de la salle Odyssée le 29 avril pour présenter son dernier-né, et du même souffle, chanter la pomme à sa région natale.

Car pour ce premier jet de qualité, à la fois festif et nostalgique, le diplômé de l’École nationale de la chanson s’est beaucoup inspiré des souvenirs de sa jeunesse outaouaise. Comme autant de photos tirées d’un vieil album, les 12 pièces emmènent l’auditeur s’asseoir au bar des Brasseurs du Temps, descendre le cours de la rivière Rouge ou trinquer avec les « belles barmaids du 4 Jeudis ».

« Ce que j’entends le plus souvent de la part de ceux qui ne sont pas de l’Outaouais, c’est qu’ils peuvent se retrouver dans mes chansons, détaille le sympathique conteur. Quand je parle de la rivière Rouge, les gens pensent à leurs souvenirs à eux. C’est le mot d’ordre de l’album : d’être fun et rassembleur. »

L’opus paru chez Disques Far West – son propre label inauguré tout récemment – reprend aussi trois titres de son ep. Y figure Que l’bon Dieu nous pardonne, chanson couronnée d’un prix Étoiles Stingray et d’une nomination au Gala Country 2018.

Tendance new country

C’est dans la sonorité que la galette s’éloigne de la région 07. On fait du country, et on le fait au goût du jour.

De plus en plus prisé au Québec, le new country est déjà extrêmement populaire aux États-Unis. Pour s’inspirer, Phil a répété les pèlerinages dans les festivals américains et à Nashville, épicentre de ce courant qui exporte des mélodies simples et des refrains fédérateurs.

« On voulait vraiment faire comme du new country américain, mais dans une langue de chez nous, explique-t-il. Moi, je parle en français et j’écris en français. Jamais de la vie je n’ai pensé écrire du country en anglais ! »

À cet effet, il a trouvé un partenaire de création aussi enthousiaste que lui en John-Anthony Gagnon-Robinette, guitariste de Kain et coréalisateur du mini-album Phil G. Smith.

Le tandem cherche-t-il à moderniser le country francophone ? « Exact ! J’ai vraiment beaucoup de respect pour ceux qui en font depuis plusieurs années au Québec. Là, on arrive avec un nouveau son qui n’existe pas en français, et on a tellement baigné là-dedans qu’on dirait que maintenant, c’est devenu instinctif. »

La suite ? Pendant que Philippe Gaudreault continuera d’organiser les tournées des rappeurs de Disques 7ième Ciel, qu’il administrera Far West et qu’il deviendra papa, Phil G. Smith trimballera ses nouvelles chansons le long d’un parcours estival d’une dizaine d’arrêts qui aboutit au Festival Western de St-Tite. Les spectacles se multiplieront en 2020.

Le présage est bon, puisque le but de cet opus était d’amasser assez de matériel pour des spectacles de plus d’une heure. « On a vraiment pensé l’album pour le faire vivre sur scène. On voulait que ça s’écoute bien au coucher du soleil, dans un festival, avec une bière dans les mains », ajoute-t-il en riant.

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POUR Y ALLER

Quand? Le lundi 29 avril, 20 h

Où? Foyer de la salle Odyssée

Renseignements : salleodyssee.ca