Peace Trail, de Neil Young ****

CRITIQUE / On s'en doutait déjà, Neil Young le confirme avec cette chanson intitulée Can't Stop Working, comme la confession de ne pas pouvoir s'arrêter de chanter.
Hier, il s'attaquait à Monsanto, à la déforestation ou au diabolique format mp3 qui saperait toute qualité sonore. Aujourd'hui, il raconte les misères de la réserve indienne à Standing Rock menacée par un projet d'oléoduc (Indian Givers) dans une incantation à la colère enfouie mais pas inaudible.
Le septuagénaire intranquille sait aussi monter au créneau à plein volume, à l'aide d'un harmonica distordu et amplifié, mais préfère ici une forme de sérénité.
Délaissant momentanément son groupe Promise of the Earth, Neil Young mène la bataille sereinement, au gré d'un son folk-rock reconnaissable entre mille.
Guitare acoustique en avant, il s'approprie sans s'énerver ces contes «maux-dernes» de planète menacée, terrorisme inclus. Mais pas question de (trop) se prendre au sérieux, la chanson de désolation finale (My New Robot) fait exploser le rire.
Le meilleur des antidotes!