ParkaOne connaît une belle lancée dans le monde du hip-hop indépendant. Après un passage remarqué en Belgique et en France, le rappeur gatinois a récemment lancé deux nouveaux extraits.
ParkaOne connaît une belle lancée dans le monde du hip-hop indépendant. Après un passage remarqué en Belgique et en France, le rappeur gatinois a récemment lancé deux nouveaux extraits.

ParkaOne: de la musique en mots

Issu d’un jeu d’adolescent, le hip-hop de Raphaël Langlais-Oligny, alias ParkaOne, a pris de la maturité à tel point qu’il l’a baladé sur plusieurs scènes underground montréalaises et même en Europe.

Aujourd’hui, celui qui se décrit comme un artiste en constante évolution, espère graver son art dans une jeunesse heureuse et ambitieuse.

« J’ai commencé à l’adolescence à écrire des textes et à faire du hip-hop dans les abribus, d’expliquer au Droit l’artiste d’origine gatinoise. Je peux décrire mon style comme issu de la culture du rap freestyle. »

Originaire du village de Chelsea, en Outaouais, Raphaël a grandi à Gatineau. Il a fait ses études secondaires à l’école secondaire Mont-Bleu, dans le secteur Hull, pour ensuite compléter ses études collégiales au Cégep de l’Outaouais.

C’est son arrivée dans la métropole qui fut le véritable déclencheur pour ParkaOne.

En 2017, il s’est lancé dans les rap battles et il a pris part à des auditions à la boutique et galerie Le Sino, spécialisée dans le graffiti.

« Le Sino a toujours aidé les projets liés aux arts de la rue, explique le rappeur. En plus de faire du rap, je faisais aussi dans le graffiti et en fréquentant Le Sino pour l’achat de mes aérosols, j’ai vu que la boutique offrait aussi une scène aux rappeurs émergents. C’est vraiment là que tout a commencé pour moi. »

Après plusieurs rap battles au Sino et dans des bars de l’underground montréalais, ParkaOne a commencé à recueillir les appuis et les fans. Un voyage en Europe en 2018 a attisé sa création.

« J’ai écrit quelques chansons et en 2018, j’ai enregistré mon premier EP, d’expliquer l’artiste. C’était vraiment du rap expérimental qui me permettait d’explorer différents styles. Mais, lors de mon voyage en Europe, j’ai vu à quel point la scène hip-hop francophone était riche. Autant en Belgique qu’en France, la culture hip-hop francophone est très vivante. »

À la suite de ce voyage, ParkaOne a publié Eurodrop Vol. 1, un mixtape de 12 chansons parue en 2019 qui commence à définir le style de l’artiste.

Après un passage remarqué en Belgique et en France, le rappeur gatinois indépendant a récemment lancé deux nouveaux extraits.

« J’expérimente encore beaucoup», confie-t-il.

«Je crois que je n’arrêterai jamais de visiter toutes les facettes du hip-hop, d’y mettre de nouvelles couleurs et d’y ajouter des nouvelles tendances. Cette musique n’est pas figée dans le temps et elle est constamment en évolution. C’est ce qui la définit le mieux. »

Un studio

Après avoir un peu mis sur pause sa musique pendant quelques mois afin de terminer son baccalauréat en Design environnemental à l’Université du Québec à Montréal, ParkaOne s’emploie ces temps-ci à parfaire ses compétences techniques pour mieux enregistrer sa musique.

« J’aimerais bien monter un studio maison de bonne qualité afin d’explorer encore plus mon art, dit-il. Dans la réalité d’aujourd’hui et surtout en pleine pandémie, le do it yourself est à favoriser. Je veux pouvoir offrir un produit de très bonne qualité sans pour autant engloutir des milliers de dollars dans une production en studio. Je verrai bien où tout ça va me mener. »

Pour l’instant, les spectacles sont hors de question.

Par contre, ParkaOne a lancé récemment deux nouveaux extraits qu’il a diffusés sur ses plateformes et ses réseaux sociaux.

Ce double simple intitulé Dis-moi pk/Jsp était accompagné d’un vidéoclip maison tourné pendant la pandémie.

Le clip a été produit par ParkaOne, le beat réalisé par Sonj et mixé par EchoBoy.

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Fiche d'identité

Nom: ParkaOne

Âge: 24 ans

Origine: Chelsea

Discipline: musique hip hop

Premiers pas: Un première session d’écriture dans un sous-sol à Hull avec des amis à l’école secondaire et un premier rap battle aux auditions de la ligue Word Up! dans un magasin de graffiti à Montréal quelques années plus tard.

Aspirations: Réprésenter le rap québécois à travers la francophonie, tout en remplissant mes poches et celles de mon équipe avec plusieurs devises. Créer des univers artistiques complets qui font planer et délirer ceux et celles qui tombent dessus.

Mentor: Sebastian Aranda, un ami de vieille date m’a appris à compter les mesures de rap. De multiples rencontres m’ont aidé à améliorer mes capacités et d’affiner mes connaissances de la culture du hip hop.

Influences: Au Québec, les rappeurs du collectif K6A de Montréal, Jam & P-Dox notamment,  Alaclair Ensemble, LLA et Dead Obies par la suite. En france les rappeurs du crew l’entourage, 1995 etc. Aux États-Unis le groupe A Tribe Called Quest, le Wutang Clan ainsi que plusieurs battle rappeurs du West Coast via la défunte ligue de battle rap Grind Time.

Une fierté: Avoir livré mon meilleur rap battle à Paris, dans la ligue Rap Contenders. Sinon, j’ai aussi récemment appris à enregistrer ma musique.

Un regret: Ne pas avoir appris à enregistrer ma musique plus tôt.