Nos eldorados, d'Alex Nevsky ***1/2

CRITIQUE / Alex Nevsky chante à tout vent, sur sa troisième galette: l'amour, la rupture, son rapport au succès.
Avec Alex McMahon (de retour à la réalisation), sa pop assume une attitude hip-hop, se texture d'émouvances synthétiques, chaloupe entre l'intime et le monde qui l'entoure.
Il développe Polaroid en couleurs saturées. Reprend le célèbre L'enfer c'est les autres de Sartre pour se questionner sur la notoriété et la peur des autres. Rappelle suavement que «la liberté n'est pas une marque de yogourt» sur la pièce titre. Signe une poignante suite et fin à cette Katharina croisée sur Himalaya mon amour.
L'auteur, compositeur et interprète mêle bellement sa voix à celle de Coeur de pirate sur la délicate Jeter un sort; il Réveille l'enfant qui dort avec Koriass, dont le flow se gorge de l'énergie pulsante du titre.
Ce faisant, Alex Nevsky confirme son talent à créer une poésie d'une beauté contagieuse, tant par ses mots que ses mélodies.