Noël de rêve avec Tocadéo

Aussi sûrement que l’arrivée des rennes et des flocons, l’approche de Noël annonce au Québec l’incontournable retour de Tocadéo.

Alors qu’il souligne ses dix ans d’existence, le quatuor Tocadéo est toujours aussi heureux de profiter du Temps des Fêtes pour retrouver son public autour de ce répertoire mêlant pop, traditionnel et sacré... auquel les quatre chanteurs ont consacré deux albums.

La tournée Meilleurs voeux du quatuor vocal harmonique (mais pas a cappella) s’arrête cette année à Casselman. Leurs chants résonneront dans l’architecture sacrée de l’Église Paroisse Ste Euphémie (718, rue Principale) le 30 novembre, à 20h, dans le cadre du Festival de Noël de Casselman.

Benoît Miron, Patrick Olafson, René Lajoie et Dany Laliberté sont également attendus le 13 avril 2019 à la Maison de la culture de Gatineau, où il présenteront cette fois un nouveau spectacle.

Contrairement à Meilleurs voeux, avec lequel ils tournent depuis trois ans et dont le contenu est coulé dans la bûche de Noël (avant ça, Tocadéo chante Noël s’est aussi étalé sur quelques années), ce tour de chant spécial 10e anniversaire intégrera à leurs classiques des morceaux importés de leur nouvel album, Rêve encore, paru à la mi-octobre octobre.

Nouvel album

Dix ans que le quatuor roule sa bosse. Tocadéo a vendu plus de 85000 exemplaires de ses six premiers albums.

Les quatre amis n’ont rien perdu du feu sacré qui les unit. «C’est ce qui nous tient ensemble après 10 ans : l’amitié, la complicité. Et l’envie d’aller à la rencontre du public, parce que ce qu’on vit sur scène est tellement grand.... on est nourri pendant deux heures » par l’énergie de la foule.

Désormais assez fidèle pour être exigeant, leur public n’hésite pas à leur suggérer des demandes spéciales. Auxquelles les chanteurs se plient parfois avec grâce. C’est ce qui est arrivé avec The Sound of Silence, qui s’est retrouvée sur Rêve encore, illustre Patrick Olafson.

La version Tocadéo est bilingue (à l’image de ce disque et des précédents, d’ailleurs), alors que les paroles de Simon & Garfunkel se fondent dans La voix du Silence, leur version française popularisée par Richard Anthony puis Marie Laforêt.

On doit cette proposition grâce à... un groupe de heavy metal! «Ce sont des fans qui avaient entendu la version de Disturbed, et qui nous l’ont demandée. Dès qu’on l’a entendu, on s’est dit ‘il faut absolument qu’on la fasse sur l’album’.

On s’est inspiré de lui [le chanteur Dan Donegan], qui en a fait quelque chose de plus grandiose. Et on a cherché à pousser ce côté orchestral, pour que ce ne soit pas juste dans la douceur. On se donne plus, vocalement... et ça lève vraiment. C’est assez étonnant !» poursuit Patrick Olafson.

Matériel original

S’il contient une seconde reprise – Je t’aime encore de Céline Dion – le nouveau disque est, contrairement aux trois précédents, «essentiellement composé de matériel original», fait valoir le chanteur

Huit compos leur ont été offertes par quelques noms très connus de l’industrie: Marc Dupré (Le Dernier Jour) et Jérôme Couture (Ça reste entre nous), ou encore Vincenzo Thoma (Rêve encore et Promets-moi) et Frank Myers (auteur du succès mondial I swear).

«Pour la première fois, une chanson complète écrite par un membre du groupe », se réjouit Patrick Olafson, qui en est précisément l’auteur, paroles et musique.

Les compositions qu’il avait proposées à ses comparses dans le passé n’avaient pas été retenues, car «les quatre précédents albums s’y prêtaient moins». Le groupe lui devait toutefois l’adaptation française de The Rose de Bette Midler.

Cette originale s’intitule Parle-Moi. «C’est le fun, les gars sont contents. Ça faisait longtemps qu’on en parlait. Et on a de bonnes réactions du public à cette chanson», note M. Olafson – qui, a aussi «collaboré à l’adaptation française» de la chanson Stay, qui se retrouve aussi sur le nouveau disque.

Les morceaux de Rêve encore sont liés par un fil conducteur portant «l’espoir», fait valoir le chanteur. Qu’ils évoquent des histoires d’amour aux détours parfois douloureux ou qu’ils parlent de suicide (dans Parle-moi, qui sous-tend «la volonté de pas poser le geste»), «il y a toujours la volonté de s’en sortir ou d’aller plus loin».

«C’est un bel album, positif, plein de lumière, malgré des sujets plus sombres ou dramatiques.»

POUR Y ALLER

30 novembre, à 20h

Église Paroisse Ste Euphémie

(718, rue Principale, Casselman)

Billets: app.beavertix.com

info@casselmanfestival.ca ; 613-764-3180

(pas de places assignées; premier arrivé, premier servi)

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TOURNÉE ANNIVERSAIRE
Pour la tournée prévue en 2019 pour souligner les 10 ans de la formation, Tocadéo promet «un spectacle plus gros, avec huit musiciens et plusieurs artistes invités.

Deux de ces invités, Marc Hervieux et Annie Villeneuve, seront présents à chacun des arrêts à (Québec le 12 avril ; à Gatineau le 13; à Sherbrooke le 9 mai), mais «d’autres vont se rajouter», promet Patrick Olafson.

«On voulait se gâter avec une rétrospective de nos 10 ans. On va pouvoir faire nos classiques, celles qu’on nous demande tout le temps, et d’autres sorties des boules à mite, notamment un medley des années 50 qu’on a toujours eu un plaisir fou à faire, mais qu’on a un peu laissé tomber, avec le temps.» [YB]

LE 5E MEMBRE DE TOCADÉO

Les arrangements vocaux – et musicaux aussi, parfois – du groupe sont signés Marc-André Cuierrier – «dont la famille paternelle vient justement d’Alexandria, indique le chanteur en aparté. C’est également M. Cuierrier qui accompagne la troupe au piano. «Il connaît bien nos voix et il sait bien comment faire coller certaines paroles à nos personnalités. C’est un peu notre cinquième membre, comme les Beatles. [YB]

FEU DANS L'ÉGLISE

Ce spectacle de Noël, le quatuor aime le présenter dans des lieux sacrés, plutôt que les salles de spectacles qui les accueillent le reste de l’année. «Le spectacle est adapté au niveau visuel: On a un décor de feu de foyer, mais on n’a pas tout le décor, ni les mêmes éclairages. Les projecteurs sont là pour mettre en valeur l’architecture de l’église, plus que les musiciens, parce que c’est toujours impressionant, ces lieux-là!» [YB]