Natural Conclusion, par Rose Cousins *** 1/2

CRITIQUE / Natural Conclusion fait dans l'engourdissement.
De sa jolie voix d'alto mélancolique, voire saturnienne, Rose Cousins y triture les plaies d'une relation affective parvenue à  son terme.
Sentiment d'impuissance sur Chains ; de trahison sur My friend ; apathie et espoirs de reconstruction sur Grace; déchirement et paradoxale envie de retour en arrière sur Lock And Key, où, le coeur verrouillé, la Canadienne s'adresse à celui qui fut sa clef: la douleur est latente, mais omniprésente.
Un océan d'affliction folk, inondé de piano aux plaintes mélodiques délicates, et servi par un bel orchestre (huit musiciens) à la fois vaporeux et ennivrant. Un faible rai de lumière perce dans la quiétude de Freedom et sous le poétique portrait de cet Autre stoïque (superbe Like Trees).
Le Centre national des arts accueillera les larmes de la Junoïsée Rose Cousins le 17 février.