Monolith of Phobos, de The Claypool Lennon Delirium ****1/2

CRITIQUE / Précédent le mot Delirium - qui ne trompe pas sur la marchandise - se glissent les deux augustes patronymes de Les Claypool, prodigieux bassiste de Primus, et de Sean Lennon, multi-instrumentiste lui aussi de haut calibre, et pas seulement «fils de».
Psychédélique de la première à la dernière note (logo et titres de morceaux compris), ce très progressif Monolith of Phobos, leur premier bébé conjoint, est le fruit «défendu» de deux génies mutuellement stimulés, enfiévrés, hallucinés par la fièvre créative de l'autre moitié du duo. Un disque «FrankZappa-esque» concocté (en six semaines!) par deux Musiciens avec majuscule, qui, n'ayant rien à prouver ni à vendre, se sont amusés à sauter d'un instrument à l'autre (ce petit jeu va loin) et à se partager les micros, sur l'air déconcertant de «Tiens, essayons ça à présent».
Cet hommage au space rock et au mellotron est tout à la fois un foutoir indescriptible et un joyau des plus mélodieux. Astronomique.