Le directeur général de l’OSG Yves Marchand et le chef d'orchestre Yves Léveillé

L’Orchestre symphonique de Gatineau dévoile sa programmation

À l’heure d’entamer sa 13e saison, l’Orchestre symphonique de Gatineau (OSG) atteint le chiffre maudit. Ici, point de lapin dans un chapeau, mais une foule d’animaux fantastiques, les fantômes de Tchaïkovski et de Brahms ainsi que le souffle du Vent du Nord marqueront une programmation « magique » qui devrait conjurer le mauvais sort.

Mercredi matin, le chef d’orchestre Yves Léveillé et le directeur général de l’OSG Yves Marchand ont levé le voile sur le répertoire des cinq concerts à venir devant un parterre de mélomanes enthousiastes. « Écoutez la magie », invite le slogan de cette nouvelle saison.

Sous les coups de baguette (magique) du chef d’orchestre, trois invités apparaîtront sur la scène de la salle Odyssée le 9 novembre pour un voyage à travers le monde et les folklores, périple auquel seuls les abonnés de la formule « 5 sur 5 » seront conviés. Le groupe Le Vent du Nord,  y côtoiera deux troupes de danseurs, soit la trentaine d’artistes canado-mexicains du Ballet folklorique Aztlan ainsi que l’ensemble russe Kalinka. « On était dus pour avoir du ballet avec l’orchestre, a souligné le chef, tout sourire, avant une salve d’applaudissements. On parle beaucoup, ces dernières années, d’immigration, de cultures, de différents pays... Je pense que l’orchestre va être capable de créer une Fusion symphonique avec les trois groupes ensemble. »

Le 21 décembre, 64 musiciens éveilleront les esprits pluriels du temps des Fêtes lors du concert Noëls explosifs. Des airs connus qui ont fait la renommée d’ensembles tels les Boston Pops seront au menu de cette grande tablée festive.

Pour le spectacle du 15 février 2020, la soirée mettra Pleins feux sur Tchaïkovski avec trois œuvres du célèbre compositeur russe qu’interprétera la violoncelliste solo de l’OSG, Julie Trudeau. De son vivant, Piotr Ilitch Tchaïkovski a eu un quotidien mouvementé, notamment en raison de son homosexualité à laquelle se heurtaient les mœurs de l’époque. « Toutes ces angoisses-là se reflètent dans sa musique, mais aussi les bons moments qu’il a vécus, ajoute le chef d’orchestre. La magie de cette musique-là, c’est qu’elle va chercher toutes sortes d’émotions. » Les Variations sur un thème rococo pour violoncelle, opus 33, The Tempest, opus 18 et la Symphonie n.4 en fa mineur, opus 36 traduiront les hauts et les bas du compositeur.

Le 14 mars, loups, cygnes, phénix et autres créatures cesseront d’hiberner pour le concert Fous des animaux. Les pianistes Carl-Matthieu Neher et Pierre-Richard Aubin donneront vie à la faune bigarrée du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Pierre et le loup, de Sergueï Prokofiev, le Prélude à l’après-midi d’un faune de Claude Debussy et L’Oiseau de feu (suite de 1919) d’Igor Stravinsky complèteront la visite au zoo.

Un deuxième compositeur sera mis à l’honneur lors du dernier concert de la saison. Le 4 avril, la soprano Elyse Charlebois et le baryton Gary Dahl porteront le Requiem allemand, opus 45 et l’Ouverture tragique de Johannes Brahms. La Chorale du Conservatoire de musique de Gatineau et l’ensemble Coro vivo Ottawa prêteront leur souffle à la soirée Requiem de Brahms.

Félix Leclerc chez Simons

Pour la première fois, l’OSG enverra une cinquantaine de ses musiciens aux Promenades Gatineau ce jeudi 4 avril. De 18 h à 21 h, dans la cour du magasin Simons, une répétition publique et gratuite donnera un avant-goût de la version symphonique des morceaux de Félix Leclerc qui seront interprétés lors du concert Félix : l’Alouette en liberté. Le spectacle, auquel seront intégrées des œuvres animées du bédéiste Christian Quesnel, aura lieu à la salle Odyssée ce samedi 6 avril, à 14 h et à 20 h.