Florent Vollant participe au FTMS ce samedi.

L'esprit libre de Florent Vollant

Si Florent Vollant est reconnu pour faire rayonner la culture autochtone, il n’en fait pas un objectif.

« Ce que je veux, c’est faire de la musique. Si au travers de mon art je peux faire découvrir les Premières Nations, alors je suis heureux. Je partage ma culture, mais je n’en fais pas une mission. Je suis un rêveur, un chanteur, un magicien qui partage son rythme. Je suis un esprit libre », souligne l’artiste originaire de Sept-Îles, qui participe au Festival des traditions du monde (FTMS) ce samedi.

L’auteur-compositeur-interprète, qui voyage beaucoup et que l’on peut même considérer comme nomade, est très attaché à la Côte-Nord, ce qui transparaît dans ces chansons. Il raconte être tombé sous le charme de la musique dès son plus jeune âge. Il n’a, depuis, jamais cessé de partager son amour pour les mots et les rythmes.

« Je suis un petit gars du Nord. J’ai grandi dans l’immensité. J’ai beaucoup voyagé et j’ai eu la chance de parcourir plusieurs régions du Nord. Ce sont des endroits qui me touchent beaucoup. Il y a une belle lumière, il y a de l’espace et de l’immensité. Je suis très attaché à ma terre natale. J’y retourne souvent, c’est une grande partie de ma vie », raconte-t-il.

Dans ses opus, Florent Vollant revisite par ailleurs les histoires attrapées sur la route. Avide de rencontres, il se laisse inspirer par les témoignages qu’il entend en chemin.

« Je chante l’immensité, je m’inspire des gens qui vivent dans ces régions. Je suis fasciné par leurs histoires, leurs origines, leur mode de vie et leur fierté. Ce sont des gens qui parcourent un grand territoire. Ils ont de belles histoires, mais ce sont aussi des gens qui ont connu les tempêtes, parce qu’ils ont été en mode survie. »

C’est par ailleurs la route 138, qui traverse la province, l’a inspiré pour l’album Mishta Meshkenu. Une route qu’il dit emprunter souvent et qu’il connaît comme le fond de sa poche, une route où il multiplie les haltes qui lui permettent d’aller à la rencontre des nombreuses communautés autochtones qu’il croise en chemin.

Si Florent Vollant est reconnu pour faire rayonner la culture autochtone, il n’en fait pas un objectif.

« J’y ai roulé sous la pluie, j’y ai roulé l’hiver avec des amis, j’ai même fait du pouce sur cette route. Je dis souvent que c’est une route que je connais et que c’est une route qui me connaît. »

Est-ce qu’être constamment en déplacement l’importune? Pas du tout.

« Je suis un grand rêveur. Je suis toujours à la rencontre de quelque chose et la musique m’aide beaucoup. »

FTMS et découvertes

Samedi soir, Florent Vollant sera sur scène pour partager sa musique et sa culture, mais aussi pour faire des découvertes. Pour lui, l’événement sherbrookois est l’occasion idéale d’en apprendre sur les différentes cultures et d’entendre de nouveaux rythmes, d’autres langues.

« Partager sa différence dans le respect, c’est ce que je souhaite et c’est ce que je dis. J’aime les différences et j’aime découvrir. »

Il présentera son nouvel opus et quelques chansons tirées de son large répertoire, en puisant notamment dans les titres de Kashtin, duo autochtone dont il a fait partie.

Culture autochtone

Florent Vollant l’a dit d’entrée de jeu : il ne se donne pas pour mission de faire la promotion de la culture autochtone. Mais il va sans dire que son art contribue à la faire connaître. Selon lui, la connaissance de cette culture par les Québécois reste un peu dans l’ombre malgré une soif de savoir.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire. On ne connaît pas les Premières Nations. Toutefois, la nouvelle génération s’intéresse beaucoup à l’origine des Premières Nations. Cette génération a une curiosité. Je remarque que les jeunes ont un grand intérêt. Ils en savent plus sur les Premières Nations que leurs parents. »

Vous voulez y aller?

Florent Vollant se produira notamment au Moulin du Portage de Lotbinière le 24 août et au Théâtre Petit Champlain de Québec le 19 octobre.