Les vestiges du chaos, de Christophe ***1/2

CRITIQUE / Il y a eu Aline, la petite fille du 3e, celle du soleil. Cette fois, elles s'appellent Stella, Lou, Laurie.
Chaque opus de Christophe nous arrive entouré d'un joli harem. L'amour est un drôle de disque où les chansons s'enroulent dans le flou des sentiments et situations.
Sur ce 13e album, Christophe installe un univers étrange et éclectique à la fois rétro et ultra-contemporain: la fin de l'histoire n'est jamais certaine, mais les atmosphères nocturnes sont omniprésentes, jusqu'à l'ultime Mes nuits blanches saturée d'autotune.
Ce passionné de bidouillages sonores enrobe son monde d'harmonies sans afféterie, d'un piano vite distordu, de violons oniriques, de quelques claviers décharnés et de compositions pleines d'émotion et de retenue.
Christophe chante désespoir et nostalgie sans en faire des tonnes (superbe E justo). Ses musiques en deviennent légères, comme des bulles qui éclatent à la surface de notre quotidien. Un dandy d'eau douce, assurément.