Les ventes de musique reculent au Québec

De nouvelles statistiques démontrent un recul des ventes de certains produits d'enregistrements musicaux au Québec de même que des parts québécoises de marché dans ce domaine.
Des données publiées mardi par l'Observatoire de la culture et des communications du Québec de l'Institut de la statistique du Québec révèlent d'abord que les ventes d'enregistrements audio en équivalent d'albums ont été de 8,5 millions en 2015, en baisse de 3% par rapport à 2014.
En ce qui a trait à la part de marché des produits québécois, elle s'élevait l'année dernière à 41%, en léger recul par rapport à la proportion de 42% relevée en 2014. Il y a eu baisse du nombre d'unités vendues de produits québécois, à la fois pour le CD (-4%), les albums numériques (-6%) et les pistes numériques (-7%).
Parmi les CD québécois, ce sont ceux en français qui ont connu en 2015 le plus fort repli, de 8%. La vente de produits musicaux étrangers a connu un recul moins prononcé, de 1%.
Quant aux ventes d'albums numériques, elles ont plafonné autour de deux millions d'unités et celles de pistes numériques ont été en recul de 17% en deux ans.
La part des produits numériques dans les ventes a plafonné à 36% au Québec, à 60% dans le reste du Canada et à 56% aux États-Unis. Selon l'Observatoire, une partie de l'explication vient de l'écoute de musique en continu, une pratique qui est en forte croissance en Amérique du Nord.
Avec 30% des ventes en 2015, la part de marché des albums francophones a été similaire à la moyenne des cinq dernières années, de 31%. Elle a été de 37% pour le CD et de 18% pour les produits numériques.
Parmi les albums québécois, la part détenue par les produits en français a affiché une tendance à la baisse, étant passée de 76% en 2012 à 66% l'an dernier.