Double Magnum et Marion Audet

Les frères d’armes

Les quatre frères Boivin ont la musique dans le sang. Et un père chanteur qui, très tôt, nourrit leur fibre mélomane en leur faisant découvrir la pop et le rock alternatif, mais aussi le jazz et le classique. Qui les inscrit dans des camps de l’École de musique de l’Outaouais, l’été. Puis les frangins seront parmi les tout premiers étudiants de l’école de musique Sonart, dès son ouverture à Aylmer.

En première partie de Geneviève Leclerc

Que la fratrie, rendue au secondaire (à l’École Grande Rivière), décide de monter un groupe de rock où chacun se partagerait les instruments, les voix et les compos ne constituait donc pas une grande surprise pour ses proches. « C’était peut-être un plan machiavélique » du paternel, rigole l’aîné des frangins, Nicolas Boivin, 24 ans. C’est lui qui tient la basse au sein de la formation Double Magnum, où Maxime (21 ans) et Alexis (20 ans) officient respectivement à la guitare et la batterie.

Le « p’tit dernier », Félix (18 ans), a participé à l’enregistrement de l’album que Double Magnum a fait paraître en septembre 2017, mais, trop jeune pour les accompagner sur scène dans les bars, il a dû céder sa place (pour se consacrer au « ski compétitif ») à Marion Audet, que l’on retrouve derrière les claviers.

Les chansons de ce disque étaient en anglais, mais la fratrie prépare un second album, cette fois entièrement francophone. Ce sont ces nouvelles compositions, atendues pour l’automne, que Double Magnum fera découvrir au public de la Place de la Cité. « Un mélange de rock alternatif, mais nos influences jazz sont reconnaissables ; nos influences hip-hop » tout aussi évidentes, expose Maxime.

Aussitôt appuyé par Nicolas : « On est très éclectiques. On veut que chaque chanson sonne différemment, même si on cherche à créer une identité sonore ». Leur signature ? Un son de « guitare à la John Mayer avec des influences plus punk, dans le genre de Billy Talent », poursuit l’aîné, savant de préciser qu’« on a aussi des chansons folk acoustiques » et plusieurs morceaux baignés de piano, de synthés et d’orgues B3, à saveur « plus pop ou plus sci-fi ».

En outre, le batteur commence à participer au travail d’harmonies vocales afin que le duo masculin devienne trio, histoire de mettre à profit la génétique de ces « voix qui s’emboîtent bien les unes dans les autres », estime Nicolas. Travail que Bruno Pelletier les a fortement encouragés à continuer.

« Niveau musique, on sait ce qu’on fait. Mais au plan de la business, on a beaucoup à apprendre », convient le cadet, ravi de profiter, tout au long de la semaine, de la série d’ateliers et de formations – en techniques de son, en communication, en gestion de carrière, en écriture, etc.) prodiguées par la Maison de la culture de Gatineau dans le cadre de GPS.