C’est à l’été 2015, lors d’un rassemblement familial, que les graines du Diable à Cinq ont été semées.

Les braises du folklore ravivées

Ils sont cinq ; ils sont jeunes et fringants ; ils sont de la Petite-Nation et ils font du folklore. Le Diable à Cinq lance vendredi 24 novembre, au Marché public de Ripon, un premier album intitulé Sorti de l’enfer, avec comme mission ultime de faire revivre à l’auditeur ces « bons vieux partys de cuisine » à l’intérieur desquels ont grandi les membres du groupe.

Le Diable à Cinq, c’est littéralement une histoire de famille. Félix Sabourin (accordéon, podorythmie et voix) et son frère jumeau Samuel (banjo ténor, violon et voix), tous deux âgés de 21 ans, sont accompagnés dans l’aventure par leur grand frère de 24 ans Éloi (piano et voix) ainsi que par leur cousin André-Michel Dambremont (guitare et voix). Rémi Pagé, au violon et à la voix, complète le portrait. Tous les musiciens sont autodidactes, sauf ce dernier qui est détenteur d’un diplôme en violon classique du Cégep de Joliette.

« Mon grand-père m’a déjà raconté des histoires qu’au 1er de l’année, les Sabourin venaient dans la journée, les Hotte arrivaient le soir et il allait ajouter des poutres dans la cave pour ça tienne parce que le party était pris. On a une famille de chanteurs de traditionnelle », lance en riant au bout du fil Félix, à propos de la fibre folklorique qui coule dans ses veines. 

C’est à l’été 2015, lors d’un rassemblement familial, que les graines du Diable à Cinq ont été semées. Invités à faire une courte prestation durant le happening, les cousins ont pu jeter les bases du projet. 

« On a eu de bons commentaires après le spectacle. Des gens nous ont dit qu’ils cherchaient des petits bands pour jouer à la nouvelle microbrasserie de Montebello. On s’est dit que ce serait le fun de créer un groupe... et c’est comme ça que ç’a parti », raconte Félix Sabourin.

Depuis, le quintette a eu la chance de faire plusieurs concerts à travers le Québec, dont une tournée des parcs montréalais avec la Cabane à sucre urbaine, dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal.

Diables en mission

La philosophie du Diable à Cinq est plutôt simple. En plus de mettre la fête partout où ils passent, les petits gars de la Petite-Nation — les frères Sabourin sont de Ripon alors qu’André-Michel est de Saint-André-Avellin et Rémi vit à Lochaber-Ouest — souhaitent aussi démocratiser le folklore auprès du plus grand nombre de mélomanes possible.

« Oui, on joue du folklore, mais on veut étendre cette musique-là et démontrer que des jeunes peuvent jouer ce style. On veut aussi prouver que c’est un genre qui peut s’écouter à longueur d’année », explique l’accordéoniste-chanteur du groupe et gardien du rythme, qui se dit choyé d’être tombé dans la marmite des chansons à répondre quand il était petit.

« On a été élevés dans ces partys où la musique traditionnelle était présente et on a été chanceux d’avoir eu la chance de grandir dans des grosses familles comme ça. Cette musique abrite un peu tout le monde à un certain point. C’est souvent quelque chose qui rappelle des souvenirs chez les gens », poursuit Félix.

La galette qui sera lancée à 17 h, vendredi (le concert est prévu à 20 h), contient 10 pièces dont les arrangements musicaux sont tous signés par la formation. Les paroles, elles, proviennent principalement du registre populaire de Ripon et des environs. 

Les cinq jeunes hommes accordent d’ailleurs une place de choix à leur région natale dans leur produit artistique. 

« Ce qui est le fun avec l’album, c’est que neuf des dix textes ont été pris dans le répertoire de musique de la Petite-Nation », précise Félix Sabourin. Un des morceaux est notamment issu du cahier Nos vieilles chansons, de la pianiste Marthe Major.

Les portes du Marché public de la Petite-Nation ouvriront à 17 h, vendredi. 

Les gens pourront alors faire l’achat du disque et rencontrer les frères Sabourin et leurs acolytes qui doivent monter sur scène vers 20 h. 

Des gars de La Tuque Bleue se grefferont à l’événement plus tard en soirée. Le coût du billet pour assister au spectacle est de 10 $. 

Résolu à profiter du temps des Fêtes pour mieux se faire connaître, Le Diable à Cinq donnera aussi un concert à la salle des fêtes de la Maison du citoyen de Gatineau, le 8 décembre.