Rob Colletti (Dewey Finn) avec Phoenix Schuman (Zack).

Les bons élèves de l’école du rock

Le retour en classe approche pour les élèves de l’école Horace Green. Au son de la cloche, la classe de bollés de Dewey Finn reprendra les cours de rock’n’roll dans la comédie musicale School of rock.

La production américaine fera un arrêt au Centre national des arts du 25 au 30 septembre.

Le film à succès School of rock, paru en 2003, revient sous les feux des projecteurs avec le Broadway du même nom. Lancée en décembre 2015, la comédie musicale propose un script adapté par Julian Fellowes (Downtown Abbey) et de nouvelles chansons composées par Andrew Lloyd Webber (Cats, Phantom of the Opera, Jesus Christ Superstar) avec des textes de Glenn Slater (Sister Act, Raiponce, La petite sirène).

Dans le film School of Rock, Jack Black incarne Dewey Finn, un rockeur irresponsable qui devient enseignant suppléant dans la prestigieuse école Horace Green en se faisant passer pour son ami. Le professeur aux sourcils hyperactifs transmet les rudiments de son art à ses pupilles, tous des premiers de classe habitués à la discipline. Pour payer son loyer, Dewey veut les faire participer à un concours de groupes de rock, à l’insu de la directrice de l’école et des parents désapprobateurs.

Attention, divulgâcheur : les préadolescents perdent le concours, mais leur prestation endiablée finit par réconcilier leurs parents et le personnel de l’école avec le style (moyennement) pédagogique de Jack Black. Et tout le monde finit moins coincé.

Vraiment des musiciens
L’histoire de School of rock a été inspirée par l’expérience du professeur britanno-colombien Hans Ferger. S’étant retrouvé professeur presque par hasard, le musicien avait enregistré en 1976 et 1977 The Langley Schools Music Project, deux albums de reprises de morceaux pop et rock connus, chantés et joués par ses élèves.

Près de quarante ans après l’enregistrement des albums de Ferger, la comédie musicale reprend l’élément qui les a fait connaître : ce sont les jeunes qui font la musique des chansons du groupe. Les treize acteurs, âgés de 9 à 12 ans, non seulement dansent, chantent et jouent tous leur rôle théâtral ; ceux qui font partie du groupe doivent en plus jouer de leur instrument.

Un défi quadruple, que les jeunes de la distribution semblent relever haut la main. Ayant reçu une formation classique depuis l’âge de cinq ans, Theo Mitchell-Penner, 12 ans, n’avait jamais même fait de musique en groupe avant d’intégrer School of Rock. « C’est excitant de jouer avec d’autres musiciens. Nous sommes tous là les uns pour les autres », avoue l’interprète du pianiste Lawrence.

Et comment transforme-t-on des élèves sages en rockers ? Dans le film, le professeur essaie de faire bouillir leur rage refoulée. « What makes you mad? » demande Jack Black à sa classe. Le Theo de la comédie musicale répond : « la méchanceté ! »

Pour Cameron Trueblood, 10 ans, son rockeur intérieur est né grâce aux sessions musicales avec son père et ses frères dans le garage familial. « Nous écoutons beaucoup de musique et parfois nous en jouons, raconte l’interprète du batteur Freddy. Sur la route, mon père s’arrête à tous les magasins de musique pour que je me pratique à jouer avec des batteries différentes. »

Quant à elle, Leanne Parks, 10 ans, en est à sa quatrième participation dans une comédie musicale avec le rôle de Katie, la bassiste. « Ma partie préférée de School of rock est Stick it to the man, parce que je peux complètement me laisser aller et juste faire du rock ! »

Quant au rôle de Dewey Finn, celui-ci a été confié à Rob Coletti. Même si ses sourcils sont plus sages que ceux de Jack Black, il incarne le rôle de façon « aussi comique que dans le film, avoue Theo.

« Le Dewey du film fait un plongeon dans la foule. Le nôtre ne l’a jamais fait... pas encore. »

Pour y aller :

QUOI ? School of Rock

OÙ ? Centre national des arts

QUAND ? Du 25 au 30 septembre

RENSEIGNEMENTS ? nac-cna.ca/fr