Johnny Maz est le maître d'oeuvre du premier album du groupe gatinois Code 18.
Johnny Maz est le maître d'oeuvre du premier album du groupe gatinois Code 18.

Le retour du rock progressif avec Code 18

Le Québec a, jadis, été un terreau fertile pour la musique rock progressive. Nombreux étaient les groupes britanniques qui utilisaient Montréal et Québec comme portes d’entrée au marché américain.

Mais, depuis l’émergence de Genesis, Pink Floyd, Gentle Giant ou Emerson Lake and Palmer, peu de groupes portant cette étiquette se sont pointés sur les palmarès.

Non pas parce que ce style musical n’intéresse plus les mélomanes, mais plutôt parce qu’il est plus porté en Europe qu’en Amérique. Ici, seulement quelques irréductibles gardent le fort, dont le groupe gatinois Code 18.

Le trio lancera d’ailleurs un premier album, Human Error, à la fin de l’été sous l’étiquette Unicorn Digital. Ce premier effort en studio aura pris presque 10 ans à voir le jour.

« Ça peut paraître long, 10 ans, pour écrire 10 chansons, mais je dois dire que ce projet a toujours été abordé à long terme, de confier Johnny Maz, claviériste et réalisateur de l’album. On a travaillé là-dessus à temps partiel, en parallèle avec de nombreux autres projets. »

Puisque le processus fut si long, on peut se demander pourquoi sortir l’album maintenant, en pleine pandémie. Mais pour Maz, la réponse est simple : « parce que l’album est prêt et que nous avons un label. »


« Ça peut paraître long, 10 ans, pour écrire 10 chansons, mais je dois dire que ce projet a toujours été abordé à long terme, de confier Johnny Maz, claviériste et réalisateur de l’album. On a travaillé là-dessus à temps partiel, en parallèle avec de nombreux autres projets. »
Johnny Maz, membre de Code 18

Un démo

Le processus de création a débuté en 2010 lorsque le groupe a produit un démo de quatre chansons. C’était la base de Human Error. 

Comme la grande majorité des albums de rock progressif, celui de Code 18 ne fait pas exception et il est basé sur une trame narrative. 

« On raconte l’histoire de deux nations qui entrent en guerre pour le contrôle de l’eau potable, explique Maz au Droit. Et comme dans toutes les guerres, il n’y a que des perdants. »

Outre Maz qui opère tous les claviers sur l’album, le groupe est principalement formé de Jean-François Rémillard aux guitares et de Bônz aux voix et à la basse

Au fil des sessions d’enregistrement, le groupe a fait appel à des musiciens invités pour compléter les différentes pistes. 

Entre autres, on peut entendre Sonny Tremblay et Daniel Lacasse à la batterie et aux percussions. Dans la pièce Drought, Michel St-Père signe le solo de guitare alors que la basse est jouée par Donald Prince. Enfin, Rachelle Behrens prête sa voix dans la chanson Bad Time Story.

Toutes les pièces de Human Error ont été composées et écrites par Johnny Maz, sauf les paroles de la chanson Bad Time Story qui sont de Stéphanie Ducharme.

L’album se déclinera en version numérique et physique et sera disponible le 1er septembre.

« Évidemment, en raison de la pandémie, il n’y aura pas de grand lancement avec spectacle, ajoute Maz. Par contre, on serait prêt à monter sur scène si l’occasion s’y prête. Mais, ici au Québec, les scènes sont plutôt rares pour le style de musique offert par Code 18. Mais, la scène prog-rock est très vivante dans des pays comme l’Allemagne par exemple. »