Assis, de gauche à droite, Martin Rocheleau, Yan Leduc et Patrick Pharand. Debout, Simon Joly, le batteur qui se greffe au trio trad-rock lors des spectacles.

Le Franco envahi par Les Rats d’Swompe

Les Rats d’Swompe viennent lancer les festivités du Franco, ce mercredi, avec un spectacle full band (le trio se produit de plus en plus fréquemment en quintette) donné dans le cadre de la matinée scolaire qui inaugure chaque année le Festival franco-ontarien, la veille de son lancement officiel.

Le trio d’Ottawa fera à nouveau résonner ses mélodies trad-rock au parc Major vendredi, cette fois en soirée. La bande est en effet au menu de la veillée Psyko Franko, qui réunira le 14 juin Plastic Bertrand, Radio Radio et Xavier Caféïne, ainsi que Ludovick Bourgeois, Miriam Baghdassarian et Marie-Clo.

Un passage furtif: les Rats d’Swompe n’auront le temps de grignoter que trois de leurs chansons. Mais on n’a pas fini d’entendre parler de ces rongeurs.

Né en 2015, le projet a récemment pris beaucoup d’ampleur, au point que ses membres ont dû, pour s’y consacrer pleinement, mettre les freins à leurs emplois parallèles de «9 à 5».

La bande vient d’être sacrée «groupe de l’année» au tout récent gala des prix Trille Or. Et son nom figure parmi les cinq groupes ou artistes francophones en nomination au gala ontarien de la musique country, dans la catégorie «Artiste francophone ou Groupe de l’année».

La toute première catégorie francophone de l’histoire du gala de la CMAO (pour Country Music Association of Ontario), dont la septième édition se tiendra dimanche au Centre national des Arts.

Le country n’est pas tout à fait dans l’ADN du groupe, plutôt versé dans une musique traditionnelle sous stéroïdes – façon Bodh’aktan ou Flogging Molly, entre autres sources d’influences manifestes. Reste que leur plus récent album, Vivre en ville (2018), est lourdement traversé de violon, de mandoline et de banjo.

Et Les Rats d’Swompe ne rechignent pas, en concert, à flirter avec le répertoire country, rappelle le bassiste et fondateur de la bande, Martin Rocheleau.

«On écoute beaucoup de country entre nous, mais en show on se concentre sur le traditionnel. Avec quelques clins d’oeil country, parfois. Sur un concert de 90 minutes, pour remplir le temps, on va faire des reprises plus country ou plus rock. On a des tounes de Johnny Cash et de Wagon Wheel», précise le musicien, qui a sévi au sein du groupe rock AkoufèN, mais qu’on a surtout pu voir au côté de Céleste Lévis, ces dernières années (accompagnés de Marc-Antoine Joly, lui aussi extirpé d’AkoufèN).

Dans le cadre des célébrations de la CMAO, les Rats ont aussi hérité d’une vitrine, le New Faces Showcase: c’est à ce titre qu’ils envahiront la rue Sparks, le samedi 15 juin, le temps d’un concert gratuit.

Là, les Rats se produiront en meute, alors que le trio de base (composé de Martin Rocheleau à la basse, Patrick Pharand au violon et Yan Leduc à la guitare) sera, pour plus de tonitruance, complété par un batteur et un second guitariste – en général le duo des frères Joly: Simon et Marc-Antoine.

Les Rats conserveront cet équilibre à cinq pour les nombreux spectacles prévus cet été à travers l’Ontario.

«On est beaucoup en tournée: on a 80 spectacles prévus d’ici mars 2020... Une fois revenu de ça, on se remet à l’écriture», promet M. Rocheleau.

Franko festif

La scène du Franco, Martin Rocheleau l’a souvent vue de proche, en tant que spectateur. Il a aussi eu le bonheur d’en fouler les planches une fois, alors qu’il accompagnait Céleste Lévis.

«Les trois gars, on a souvent participé au Franco sans être sur scène. On est très heureux d’avoir été invités, d’autant que Les Rats, c’est un projet festif qui se prête particulièrement bien à l’ambiance du Franco», se réjouit le chef de bande.

S’il convient que le concept de la soirée Psyko Franko semble un brin «nébuleux», Martin Rocheleau ajoute que «peu importe la thématique, ça reste une belle brochette d’artistes qui seront réunis sur scène».

«Plastic Bertrand, c’est quand même [...] toute une personnalité! Et puis on va retrouver des amis qu’on connaît depuis longtemps, comme Marie-Clo et Radio Radio, et d’autres plus récents, qu’on a suivis à La Voix, comme Miriam et Ludovick. Ça va être une belle soirée pour le public et une belle soirée pour les Rats aussi!»