L’an dernier, Riverside a attiré 6000 festivaliers sur le terrain du Musée canadien de l’histoire.

Le festival Riverside dans la cour des grands

Le festival de musique électronique Riverside démarrera samedi sa sixième année, la plus grande de sa courte histoire. En deux jours plutôt qu’un, 15 spectacles et près de 12 000 visiteurs sont attendus sur le terrain du Musée canadien de l’histoire.

Riverside, vous connaissez ? Le festival fondé il y a six ans par le Gatinois Marc-Antoine Massicotte a peu fait parler de lui dans les médias généraux. Mais il fait des vagues sur les médias sociaux chez les amateurs d’electronic dance music (EDM) et d’autres styles d’électro. Son fondateur le qualifie comme le « deuxième festival en importance au Québec en termes de musique électronique » après Île Soniq, qui prend place à Montréal en août de chaque été.

2018 représente « l’année de maturité » de Riverside, se réjouit son fondateur et président. Cette année, tout se joue en double : deux jours, et par extension deux fois plus de DJ québécois et internationaux. L’idée de tout doubler était en incubation depuis déjà plusieurs années. Mais le public devait d’abord confirmer son intérêt pour un événement plus long.

Le signal attendu a été reçu l’an dernier. « Le festival a été sold out trois jours avant l’événement. Physiquement, on n’aurait pas eu de place pour accueillir plus de visiteurs, alors ç’a été la solution logique », raconte Marc-Antoine Massicotte.

« C’est important pour nous, car on tombe dans la cour des grands », ajoute-t-il.

Comme résultat direct de sa durée doublée, le festival anticipe attirer deux fois plus de visiteurs. L’an dernier, 6000 festivaliers étaient au rendez-vous. Calcul simple : cette année, on en attend 12 000. Selon les chiffres, la composition de cette nouvelle foule devrait ressembler à celle de l’an dernier, qui était formée à 61 % de gens d’ailleurs que Gatineau. De grands groupes de Montréal, de Sherbrooke, de Québec, de l’Abitibi, de Kingston, et même de Hearst, pour ne nommer qu’eux, s’étaient déplacés pour l’événement. « On accueille des gens qui ne sont jamais venus à Gatineau et qui viennent pour ce contexte-là. Ça aussi, c’est une fierté pour nous. »

Programmation

La programmation de 15 spectacles trempe à moitié dans l’EDM, plus pop, et à moitié dans le bass, que Marc-Antoine Massicotte décrit comme l’équivalent du rock dans la musique électronique — « ça déménage plus ! » Les fans d’autres sous-catégories d’électro trouveront tout de même de quoi satisfaire leurs oreilles dans cette programmation qui se veut « complète ».

Autres nouveautés, le visuel des spectacles sera bonifié d’un volet pyrotechnique, et la scène a été tournée de 180 degrés pour offrir la vue du parlement aux artistes et plus d’espace pour danser aux festivaliers.

Riverside accueillera samedi soir Snails, né Frédérik Durand, un DJ originaire de Joliette qui a foulé les scènes de grands festivals aux États-Unis et ailleurs. Snails sera précédé sur scène par l’Américain Slushii et par le Norvégien Matoma, qui verse dans le style tropical house. « C’est le genre de musique que tu écoutes en Jeep l’été. C’est celui que j’ai le plus hâte de voir, personnellement ! »

Dimanche sera le tour d’une « grosse prise », le duo Loud Luxury, dont le tube Body a joué en boucle sur les radios tout l’été. Viendra ensuite Deorro, sur lequel le festival essayait de mettre le grappin depuis un bail, et en finale, le Californien Kayzo.

Pour la première fois, le festival s’est formellement associé avec le Beachclub de Pointe-Calumet. Les deux organisations, qui entretenaient déjà des liens depuis plusieurs années, ont travaillé à offrir des programmations complémentaires pour leurs saisons 2018 respectives. Ainsi, les DJ qui n’ont pas joué au Beachclub cet été ont été redirigés vers Riverside, et vice-versa. « Le Beachclub vient tout juste de fermer sa programmation la semaine dernière avec Tiësto, continue M. Massicotte. On devient leur prolongation, en quelque sorte. »