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L’Amérique pleure sur grand écran

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
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Même si Les Cowboys Fringants ont dû annuler leur tournée en raison de la pandémie, le groupe fera quand même le tour du Québec mais cette fois, en se présentant sur les écrans de cinéma.

L’Amérique pleure - le film prendra l’affiche dans près de 70 salles de cinéma du Québec et des Maritimes.

Depuis son lancement la veille de Noël, ce concert-événement fait l’objet d’une demande constante de la part du public.

Réalisé par Louis-Philippe Eno et produit par La Tribu, le film devait au départ être disponible en visionnement sur demande jusqu’au 3 janvier dernier. 

À la suite de demandes répétées de la part des fans du groupe et du prolongement du confinement dû à la pandémie, les producteurs avaient alors pris la décision de prolonger la période de visionnement jusqu’au 7 février.

Depuis ce moment et puisque la tournée en salle était toujours reportée, le groupe a décidé de mettre cette production à l’affiche des cinémas.

Le film est composé de 16 chansons puisées dans le répertoire du groupe et il fut tourné en pleine nature. 

Aux quatre coins du Québec

Le réalisateur amène le spectateur aux quatre coins du Québec grâce à des images tournées en format cinéma numérique 4K. Les prises de vue servent à merveille le propos et la musique des Cowboys qui, avec ce document visuel, soulignent aussi leurs 25 ans de carrière.

« On a tourné ça en octobre, dans les Cantons de l’Est, pendant 4 ou 5 jours, explique Jérôme Dupras, le bassiste du groupe. On a enregistré toutes les chansons sur place et ce que vous entendez est ce qui a été capté. Rien de moins et rien de plus. Il y a même des séquences où même si le groupe n’est pas au complet dans l’image, les autres musiciens jouent quand même avec nous. Ils sont cachés dans des hangars ou derrière des arbres comme lors de la chanson Étoiles filantes. C’est vraiment comme un vrai album live, mais avec des images exceptionnelles tournées par Louis-Philippe et son équipe. »

D’ailleurs, en plus des plans où apparaissent les musiciens, le réalisateur a parcouru le Québec afin d’ajouter des images prises dans plusieurs régions. 

On y montre la beauté du territoire, mais aussi ses travers.

«En tournée, on a visité le Québec de fond en comble à plusieurs reprises, confie Jérôme. Et on peut témoigner que ce n’est pas toujours rose, partout. Il y a des endroits qui ont été désertés. Les habitants sont partis vivre ailleurs, et ce, pour toutes sortes de raisons. Oui, le Québec c’est beau. Mais, c’est beaucoup plus que des images de cartes postales pour attirer les  Européens. C’est aussi un territoire habité et parfois même déserté. »

Avec L’Amérique pleure, on constate à quel point le Québec, c’est beau… mais pas tout le temps.