Rudy Caya

La force tranquille de Rudy Caya

On aurait pu lui dire « Salut, salaud » au moins deux fois. Mais Rudy Caya a cette force qui en fait un véritable immortel.

La voix et le visage de Vilain Pingouin se porte très bien et il compte bien se taper quelques scènes au cours des prochains mois.

« J’ai une patte un peu raide et un bras qui lève moins haut, mais ça se passe bien. Je reste le même gars avec la même passion et la même attitude », a lancé Rudy en entrevue au Droit.

À la suite de son deuxième AVC survenu en novembre 2017, Rudy Caya a eu le côté droit paralysé. Il a dû s’astreindre à un long processus de réhabilitation.

« Je n’ai pas peur de la mort, mais ce qui me fait peur, c’est de ne pas être là si mes enfants ont besoin de moi, avait-il confié au Journal de Montréal lors de sa convalescence. Ça, je ne peux pas l’accepter. Il faut que je sois là pour mes enfants tant que je le peux. »

Un horaire chargé

Nul doute que le chanteur en a encore sous le coude. D’ailleurs, outre sa collaboration avec Les Moindres (voir autre texte), il a plusieurs spectacles à l’agenda avec son « Frère d’armes » Jean-François Dubé (Noir Silence). Aussi, on le verra sur plusieurs scènes de festivals au Québec avec Vilain Pingouin. Le groupe mythique sera accompagné par deux autres formations québécoises qui a connu énormément de succès soit Noir Silence et les Frères à Ch’val.

« On va traîner notre musique dans six ou sept festivals cet été, confie Rudy Caya. Je ne peux pas te donner les dates et les endroits pour l’instant, je peux te dire qu’on va avoir ben du fun ».

Il est clair que la musique occupe encore toute la place dans la vie de Caya. La passion du musicien ne s’estompe pas.

« J’aime bien revisiter mes chansons et laisser d’autres musiciens s’amuser avec nos mélodies, dit-il en faisant référence à sa collaboration avec Les Moindres. J’aime aussi toutes ces collaborations. L’important pour moi est que ce ne soit pas simplement de reprendre les tounes des Pingouins. Il faut que ça soit différent, que l’on aille dans d’autres directions ».

De ses collaborations avec des groupes comme Bodh’aktan, The Sainte Catherines et Les Moindres, il y a un fil conducteur.

« Tous ces musiciens font de la musique pour les mêmes raisons que moi, explique-t-il. Pour la passion et le bonheur de mettre des sourires dans le visage des gens ».

« Je veux jouer avec du monde que j’aime, que j’apprécie. Avec des artistes que j’écoute chez moi ou dans ma voiture, ajoute-t-il. Et plus important encore, la plupart des gars avec qui j’ai collaboré sont devenus des amis. »

Et bien voilà. Malgré ses deux AVC et les nombreux écueils dont il a fait face, rien ni personne ne semble changer le bonhomme : un grand cœur, un immense talent et une belle force tranquille.