Les nostalgiques seront servis avec le Disco Fever Experience. Les membres du groupe n’ont rien laissé au hasard.
Les nostalgiques seront servis avec le Disco Fever Experience. Les membres du groupe n’ont rien laissé au hasard.

La fièvre nostalgique de Disco Fever Experience

Anicée Lejeune
Anicée Lejeune
Le Droit
Sortez vos pantalons « pattes d’eph », enfilez vos chemises scintillantes et vos robes à paillettes, faites vos mises en plis, le Disco Fever Experience (DFE) s’apprête à enflammer le plancher de la salle Odyssée pour une soirée de nostalgie dansante.

Avec sa nouvelle boule disco de 4 pieds de diamètre, ses costumes faits sur mesure, et ses reprises entraînantes et psychédéliques, le Disco Fever Experience souhaite recréer l’ambiance qui a régné dans les clubs et les partys dans le courant des années 70.

« Ça sera un mega party ! Un retour dans le temps », assure le concepteur et producteur du spectacle Sylvain Mercier. 

Sur scène, cinq chanteurs revisitent les classiques du disco : Perry Brunet s’attaque au répertoire des Bee Gees, Don Campbell reprend les tubes de Kool & The Gang, Karelle Rémillard interprète les chansons de Donna Summer, quant à Jennie Larivière celles de Gloria Gaynor. Pour sa part, Vincent Labelle « réserve une surprise au public avec des medleys ». 

La distribution est complétée par la chanteuse freestyle Nancy Martinez (I’m gona get your love ou For Tonight). « C’est une icône des années 1980 et elle n’a jamais cessé de chanter. On l’a appelée, elle est venue nous voir et elle a senti qu’il y avait beaucoup de chaleur humaine au sein du groupe. On est une grosse famille », affirme le directeur général de la bande. 

Dix musiciens et deux danseuses sont également sur scène pour la revue musicale. « On n’utilise aucune bande sonore. Tout est joué ou chanté, que ce soit le saxophone, les trompettes ou encore les back vocals », détaille M. Mercier qui assure à la batterie le rythme du spectacle. 

Les membres de DFE n’ont oublié aucun détail tant au niveau du choix des chansons, que des costumes et des coiffures ou du décor. « On a un côté glamour pour en mettre plein la vue, comme on aurait pu le voir à l’époque », précise le producteur.

Disco Fever Experience

Le disco est mort, vive le disco

Bien que le disco ait duré moins d’une dizaine d’années – il a émergé au milieu des années 1970 pour s’éteindre à l’aube des années 1980 –, le genre musical n’a pas perdu de son entrain. Preuve en est : l’effervescence que beaucoup éprouvent encore lorsque résonnent les premières notes d’une chanson d’ABBA, de Kool & the Gang ou encore de Boney M., des Bee Gees ou de Gloria Gaynor. 

« Ce sont des vers d’oreille, des riffs de guitare, des basses accrocheuses, le rythme est encore là. C’est une musique intemporelle, plusieurs générations ont été touchées par le disco. Il y a des adolescents d’à peine 12 ans qui viennent voir le spectacle », lance avec un brin de fierté Sylvain Mercier.

Lorsqu’il a lancé son projet en 2014 dans la région d’Ottawa-Gatineau, le producteur et concepteur de DFE avait en « tête les nostalgiques ». « Les gens se déplacent pour se remémorer cette époque. C’est impressionnant de voir le monde les mains dans les airs dès qu’on fait des tounes d’ABBA, ou que sur YMCA les gens sont debout à imiter les lettres avec leur bras, sur I will survive, toutes les lumières de cellulaires sont allumées. C’est fou ! Et comme artistes, on tripe autant à voir ça qu’à jouer », avoue Sylvain Mercier.

À l’horizon  

Cet engouement toujours bien vivant voué au disco a permis au groupe d’assurer en 2018 la première partie des légendaires Beach Boys sur la grande scène du Festival Juste pour rire, à Montréal. 

« Beaucoup de personnes dansaient au rythme de la musique. Le Festival a estimé qu’il y avait entre 13 000 et 15 000 personnes sur place. On a pris un bon bain de foule », se souvient le Gatinois Sylvain Mercier. 

La visibilité dont a profité le groupe à l’occasion de ce spectacle a également ouvert de nouvelles voies à la revue musicale. « On est en train de développer des spectacles à l’international et sur un concept qui va nous amener à un autre niveau », confie M. Mercier. 

Le DFE planche également sur une « tournée silencieuse » à travers le Québec, un spectacle où le public aurait des écouteurs et où la musique ne produira aucun décibel dans l’environnement. « On espère que ça voit le jour dans le courant de l’été 2020 », confie-t-il. Le groupe avait déjà tenté l’expérience en 2017 à Masson-Angers. « Tous ces casques illuminés, c’était hallucinant à voir. On aurait cru voir des mouches à feu », s’exclame Sylvain Mercier.

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POUR Y ALLER

Quand ? Jeudi 30 janvier à 20 h

Où ? Salle Odyssée

Renseignements : discofeverexperience.ca, Facebook ou ovation.qc.ca