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C’est en ligne que Klô Pelgag offrira enfin <em>Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.</em>
C’est en ligne que Klô Pelgag offrira enfin <em>Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.</em>

Klô Pelgag: Le défi du lâcher-prise

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
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Klô Pelgag pourra enfin mettre en scène Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, mais dans un format qu’elle n’avait peut-être pas prévu.

S’articulant principalement autour des pièces de son dernier album paru en juin dernier, l’artiste originaire de la Gaspésie mettra en ligne un spectacle gorgé de fantaisie et de mises en place de rêves que l’auteure-compositrice peut enfin réaliser.

Ce n’est pas un secret que Klô Pelgag navigue autant dans les eaux calmes de l’interprétation que dans le tumulte de la réalisation. 

Au fil des trois albums qu’elle a lancés depuis le début de sa carrière, elle a toujours eu son mot à dire dans ses projets en studio tout comme dans les déclinaisons de ses spectacles et de ses vidéoclips.

Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que l’artiste s’est engagée à toutes les étapes du processus de création de ce spectacle. 

Bien sûr, elle s’est entourée de collaborateurs de talent avec qui elle a développé une grande complicité au fil des années, mais elle a quand même gardé un œil sur tout et participé à toutes les décisions.

« C’est mon show et je tenais à rester présente à chaque étape, confie-t-elle. Je guette, mais je fais confiance. J’ai confié la réalisation à Baz (Laurence Morais) avec qui je travaille depuis des années. J’ai une confiance aveugle en lui et je m’en remets totalement à son talent et sa vision. »

Pour faire face à ce défi, Klô Pelgag affirme sans hésiter qu’elle a dû lâcher prise au début du processus.

« Ce fut sans doute ce que j’ai trouvé le plus difficile à faire, avoue-t-elle. Pour aller au bout de notre vision, il fallait faire appel à une grosse équipe de production. Il a fallu collaborer avec plusieurs personnes qui avaient les compétences nécessaires pour réaliser le projet que Baz et moi avions en tête, pour donner vie à nos rêves scéniques. »

Ce projet de spectacle virtuel trotte dans la tête de l’artiste depuis très longtemps, et même avant la pandémie.

« Je bossais sur ma rentrée montréalaise avant la pandémie et déjà, j’avais jeté les bases d’un événement capté, confie-t-elle. Alors, dans ce spectacle-là, il y a tout ce que je n’ai pas fait, mais aussi tout ce que j’ai rêvé de faire. J’ai aussi l’impression que pour moi, ça apaise le deuil de ma tournée qui n’a pas eu lieu.

«C’est pour ça que ce spectacle est si important pour moi, continue-t-elle. Tout ce que je n’ai pas pu faire ou dire, je peux maintenant y arriver. On a mis en place les moyens pour faire quelque chose de plus grand que tout ce qu’on n’a jamais fait en termes de captation. Une réinvention du show virtuel.»


« On a mis en place les moyens pour faire quelque chose de plus grand que tout ce qu’on n’a jamais fait en termes de captation. Une réinvention du show virtuel, »
Klô Pelgag

Du «jamais vu»

Avec Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, le spectacle, on s’éloigne totalement des prestations en ligne que l’on a pu voir depuis un an. 

Cette fois, dans un environnement se déclinant sur presque 360 degrés, une quinzaine de musiciens et même des spectateurs-techniciens seront les acteurs de cette captation immersive.

«Ce spectacle me permet enfin de défendre mon album, confirme-t-elle en entrevue. Je n’ai jamais pu présenter mes chansons au public et cette fois, je pourrai le faire en offrant un spectacle mis en scène sur un plateau complètement éclaté, du jamais vu, je crois.»

De nombreuses surprises attendent les spectateurs qui se procureront un accès à l’événement en ligne. Sans en dévoiler tous les détails, Klô Pelgag tient à en partager certaines bribes.

«Des effets spéciaux, des expériences bizarroïdes qui défient les éléments, c’est ce qui animera la captation, explique-t-elle entre deux sessions de montage. Pendant 70 minutes, on tentera de jouer avec la musique, les mots et l’image. Ce sera une expérience très intéressante autant pour moi que pour le public. J’ai très hâte de présenter ce spectacle-là.»

Sorti au début du mois de juin 2020, Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ne cesse de récolter les éloges des critiques et du public, que ce soit ici, en Europe et même aux États-Unis. 

Pour ce spectacle, Klô confirme qu’elle ajoutera des pièces qui sont parues sur son album précédent, L’Étoile thoracique, qui fut lancé en 2016. 

Avec ce disque, elle avait remporté quatre Félix au gala de l’ADISQ 2017, en plus de se retrouver sur la longue liste du Prix Polaris la même année et en nomination aux prix Juno l’année suivante.

La pochette de l’album <em>Notre-Dame-des-Sept-Douleurs</em>

Deux rendez-vous

Deux représentations sur deux plateformes différentes seront offertes pour ce spectacle.

Le premier rendez-vous qui s’adresse spécifiquement au public nord-américain aura lieu sur la plateforme lepointdevente.com le vendredi 23 avril à 20 h alors que le second, offert au public européen, aura lieu le samedi 24 avril à 20 h sur DICE

Tous les détenteurs d’accès pourront voir la prestation de Klô Pelgag pour une durée de 24 heures.

Questionnée à savoir si cette captation aura une vie après ces deux soirées, la Gaspésienne n’hésite pas longtemps.  «On a des projets, mais il est encore trop tôt pour en dévoiler les détails, lance-t-elle. Ça serait difficile de s’arrêter là après tout le travail que l’on a fait sur ce projet de captation.»