Originaire du Tennessee rural, Justin Timberlake affichera son côté bûcheron lors de son passage dans la région.

Justin Timberlake : du costume à la flanelle

Le cinquième album de Justin Timberlake, «Man of the Woods», a été accueilli tièdement à sa sortie en février dernier. Qu’à cela ne tienne ; fidèle à ses habitudes, l’homme de la forêt a livré ses chansons de façon incendiaire lors des spectacles de la première portion de sa tournée du même nom.

Son feu de forêt embrasera le Centre Canadian Tire d’Ottawa le jeudi 11 octobre et le Centre Vidéotron de Québec le samedi 13 octobre.

Comme les représentations printanières de sa tournée nord-américaine avaient reçu une réponse pour le moins enthousiaste – près d’un demi-million de billets avaient été vendus pour les spectacles entre mars et juin –, « JT » a annoncé en début d’année un tour de piste additionnel à l’automne, qui comprend ces arrêts dans les deux capitales.

Avec Man of the Woods, la chanson-phare de son album, Justin Timberlake apprenait au monde que son origine forestière était une source de fierté. Tiens donc.

Vrai, le chanteur, danseur et acteur a grandi dans une bourgade au nord de Memphis, dans le Tennessee rural. Mais l’enfant-prodige de la pop est sorti du bois assez jeune : il a rejoint les rangs de l’émission Mickey Mouse Club lorsqu’il était préado, et a intégré la bande NSYNC à 14 ans.

Et 55 millions d’albums vendus plus tard, pendant que le boys band se séparait, le plus jeune de la troupe, remarqué pour sa voix précise et ses coups de hanches magnétiques, lançait sa carrière solo, porté par sa vague de popularité. À 21 ans.

Depuis ses deux albums The 20/20 Experience, parus en 2013, le Californien d’adoption a rangé au placard le costard-cravate de Suit and Tie pour enfiler une chemise à carreaux en Flannel - ce qu’il proclame dans la chanson du même titre.

Le bûcheron reste tout de même proche de ses origines pop. Dans les spectacles antérieurs, les critiques ont reconnu un interprète et danseur accompli, qu’on disait fait du même bois que Michael Jackson.

Passant d’une chorégraphie sophistiquée à l’autre, le performer enfile près de 30 chansons dansées, dont huit tirées de son plus récent album. Pendant ces dernières, des effets spéciaux le placent au milieu d’une forêt virtuelle surplombée de projections créant différentes illusions de « retour à la terre ».

Pour le reste, il reprend les tubes des albums précédents, à l’exception d’une portion pendant laquelle ses choristes et lui entonnent des morceaux de Fleetwood Mac, Lauryn Hill, The Beatles et John Denver autour d’un feu de camp. Ce segment, jugé long, a calmé les passions des foules, d’ailleurs. Les flammes du feu de camp parviendront-elles à attiser davantage les publics d’Ottawa et de Québec ? Cela reste à voir…

Sous son apparence de « lumbersexuel » coupé court, ce Timberlake sylvestre semble se chauffer du même bois que le chic showman de ses albums précédents. Même si la musique de son dernier album sème des opinions contrastantes, les critiques sont unanimes : Justin Timberlake est une bête de scène. Point à la ligne.

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POUR Y ALLER

Quand : Jeudi 11 octobre, à 19 h 30

Où : Centre Canadian Tire

Renseignements : canadiantirecentre.com