Jean-Pierre Ferland et sa conjointe Julie Anne Saumur reprennent en duo la pièce Quand on se donne sur le nouvel album La vie m’émeut, l’amour m’étonne.

Jean-Pierre Ferland: «je me suis découvert»

Foi de Jean-Pierre Ferland, il n’est jamais trop tard pour en apprendre sur soi-même. Au contact de son directeur musical, le populaire artiste s’est, nous dit-il, rendu compte qu’il ne chantait pas dans la bonne tonalité. «Après 83 ans! C’est bizarre hein?» lance le chanteur, qui offre ces jours-ci La vie m’émeut, l’amour m’étonne, un album sur lequel il revisite une dizaine de ses chansons… Et qui annonce du même coup une série de spectacles au Théâtre Petit Champlain.

De passage dans la capitale, mercredi, Jean-Pierre Ferland était visiblement fier de présenter son nouveau bébé. «Je me suis découvert. Comme chanteur. Quand j’ai reçu mon disque, je l’ai écouté au moins 10 fois en boucle. Et j’étais très content. Ce sont des chansons que j’aime beaucoup. Je crois beaucoup en elles. La façon dont ç’a été orchestré, c’est que j’ai trouvé que ces chansons-là n’avaient pas eu la carrière qu’elles méritaient», évoque le chanteur à propos des titres comme Modern Hotel (réinterprétée ici avec France Castel), Il faut des amoureux, Sur le quai de Mirabel ou Quand on se donne, qu’il chante en duo avec sa conjointe, Julie Anne Saumur. 

Dans le processus de réinterprétation, Jean-Pierre Ferland s’est laissé guider par son directeur musical, André Leclerc, vers un travail vocal qui l’a surpris. «Ce gars-là est un génie, lance-t-il. Il m’a sizé à la bonne place. Il m’a dit : “j’ai écouté tous tes disques et je suis sûr que tu n’es pas dans la bonne tonalité. Tu chantes toujours trop haut. Au lieu de chanter en fa, tu vas chanter en ré. Tu vas voir comment ta voix va sortir”. Et comme de fait, j’ai chanté facilement. Avant, je me forçais pour chanter haut. Là, je me suis forcé pour ne pas chanter haut. Juste pour chanter sincère. Et la sincérité est arrivée beaucoup plus vite que j’aurais cru! On s’est amusé, on avait du plaisir. Et des fois, je ne voulais pas m’en aller du studio.»

Dans l’intimité 

L’année dernière, Jean-Pierre Ferland a fait partie de la brochette d’artistes qui avaient célébré la réouverture du Théâtre Petit Champlain, modernisé par des travaux de rénovation. Et il était le seul parmi les invités à pouvoir dire qu’il n’avait jamais offert de spectacle à la Maison de la chanson. Ce sera bientôt chose faite, alors que cinq spectacles sont inscrits à la programmation, en mars et en juin 2018.

«Je l’aime, cette salle, c’est une boîte à bijoux», a confié le chanteur, qui dit avoir demandé à son gérant de s’y produire. «Je lui ai dit : “je veux chanter là en résidence”. La salle n’est pas grande, c’est intime, je vais pouvoir faire le show que je veux et me régaler.»

Si ce nouveau spectacle s’intitule Avant de m’assagir, n’allez surtout pas croire que Jean-Pierre Ferland lorgne cette fameuse retraite, annoncée il y a 10 ans et de laquelle il n’a pas tardé à sortir. 

«La musique, c’est plus fort que moi, martèle-t-il. Tant que ma santé sera bonne, tant que ma voix sera ronde, tant que les gens m’aimeront — parce qu’on fait ce métier non pas pour être connu, mais pour être aimé —, je serai là et j’écrirai des chansons.»

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