Impossible Dream, de Haley Bonar ***1/2

CRITIQUE / Pour les (nombreux?) francophones qui ne connaîtraient pas Haley Bonar, le septième album studio de cette jeune-mais-prolifique (treize disques à son actif, en comptant les minialbums) «songwriter» américano-manitobaine, «Impossible Dream», constitue une excellente porte d'entrée sur son riche univers.
Dix morceaux ravissants, petits bulbes plantés dans un terreau folk-americana, mais fleurs portant sans fausse pudeur les couleurs distinctives de leur émancipation mélodique : pop, soft rock, new-wave, etc.
Le bouquet trouve sa cohésion, lié par la voix d'ange empoussiéré de Bonar, sa fibre nostalgique (on baigne dans les souvenirs) et son énergie indé. Car Bonar, en véritable Artisane (avec majuscule, pour ne pas signifier 'travail bâclé'; les orchestrations délicates sont aussi soignées qu'imaginatives) persiste à s'autoproduire, loin des sentiers battus.
«Impossible Dream» nous ramène aux meilleures (et antiques) concoctions d'Alanis Morissette ou d'Heather Nova.