Le guitariste canadien Harry Manx sera de passage à Lac-Mégantic le 7 novembre.

Harry Manx : Guitariste du monde, entre deux îles

Le guitariste canadien Harry Manx sera de passage à Lac-Mégantic le 7 novembre prochain pour présenter son spectacle Mysticssippi et interpréter les chansons de son dernier CD, Faith Lift.

Arrivé au Canada en 1959, Harry Manx est né sur une île, celle de Man, dans la mer d’Irlande, près de l’Angleterre. Et aujourd’hui, il demeure sur l’île Saltspring, en Colombie-Britannique. Entre les deux îles, il a parcouru le monde pour poursuivre une carrière musicale marquée par de multiples influences.

« J’ai visité de nombreux pays, le Japon, le Brésil, l’Europe. Impossible d’en faire la liste. J’ai habité 12 ans en Inde, dont cinq ans avec mon professeur pour apprendre la musique classique de l’Inde, avec un cadre mélodique qu’on appelle râga. Les pièces sont très longues et on peut les étudier longtemps. On peut mettre jusqu’à six mois pour comprendre une seule chanson », confie M. Manx.

On dit de lui qu’il est le musicien qui a le mieux fait le lien entre la musique des deux mondes, l’Est et l’Ouest. « J’aime beaucoup les deux styles de musique », admet-il. « J’écris mes propres chansons. Ce sont souvent de courtes histoires, mais j’aime bien la poésie. J’ai étudié les poètes classiques, anciens. »

influences variées

Il reconnaît que le jazz l’a beaucoup influencé, comme plusieurs de ses compatriotes. Ce qui le caractérise aujourd’hui, c’est le blues, le folk et la musique classique indienne. « Les influences ne sont pas toujours conscientes. Mes chansons sont faciles à chanter, un peu comme les chansons soft jazz des années 1960, Georgia on my mind ou Summertime, par exemple, qui sont des chansons douces, faciles, que les gens écoutent pour se détendre. Le jazz qui a suivi ensuite, plus ‘‘violent’’, si on peut dire, ne plaît pas à tous. »

Il écrit sur plusieurs thèmes. « La vie, la mort, l’amour perdu, l’amour trouvé, les rêves des gens. C’est selon ce que je ressens, ce que je comprends des choses que je vis. Pour les paroles, j’ai du plaisir à attendre l’inspiration », dit celui qui aime bien revenir chez lui, sur son île de la Colombie-Britannique, en pleine nature. « Quand je voyage ailleurs, je foule plusieurs endroits où la vie est rapide, où tout le monde est très occupé. Là où je demeure, c’est tranquille, j’aime m’y retrouver. »

Il a toujours un CD en chantier : « À peine en ai-je terminé un que je songe déjà au suivant. J’aime bien les sentiments que je peux insuffler à travers la musique, avec ce qu’elle m’inspire. La musique, c’est un message, une atmosphère et des sentiments qui deviennent universels. »