La chanteuse country originaire de Girardville Guylaine Tanguay lance La ligne droite, un livre dans lequel elle livre une partie de sa vie.

Guylaine Tanguay: vivre en ligne droite

Une ligne droite. Voilà comment Guylaine Tanguay a toujours vu son parcours. Même s’il a été parsemé d’embûches assez importantes pour la faire tomber, elle a maintenu le cap, prête à tout pour atteindre ses objectifs.

La chanteuse country, qui est originaire de Girardville, au Lac-Saint-Jean, vient de publier un livre contenant des bribes de sa vie. De l’enfance à aujourd’hui, elle raconte dans La ligne droite, un écrit de 189 pages publié aux éditions Libre Expression, les moments marquants de son parcours, qui ont fait d’elle ce qu’elle est.

« Mon chemin a été sinueux, mais j’ai toujours eu un but. Je voulais me rendre du point A au point B, et c’est ce que je fais. »

Guylaine Tanguay a souvent voulu écrire sa vie. Pour elle, simplement, en guise de thérapie. C’est après avoir évoqué certains événements douloureux de son enfance à la télévision qu’elle a été approchée afin que son histoire soit publiée.

« J’ai d’abord refusé. Je me demandais en quoi mon histoire pouvait intéresser les gens. Je ne voulais pas non plus révéler ces choses-là. Puis, j’ai pensé en faire quelque chose de positif, même si c’est lourd. J’ai voulu faire un livre qui pouvait inspirer », raconte la chanteuse au cours d’un entretien téléphonique.

Effectivement, elle a connu son lot de difficultés. Son père, alcoolique et joueur compulsif, a ruiné une partie de la vie de sa famille. Sa mort tragique dans un accident de la route a pris les traits d’une certaine délivrance pour Guylaine Tanguay.

« Il est mort brûlé. Il a connu une fin horrible à 47 ans, l’âge que j’aurai l’an prochain. Sa vie s’est terminée rapidement. Mais je pense que mon père ne pouvait pas être foncièrement heureux. La vie est venue le chercher. Pour moi, ç’a été presque un soulagement. Je me sentais responsable du bonheur de tout le monde et mon père, je ne pouvais pas le sauver. Maintenant, je sais qu’il est libre et qu’il est fier de ce que je suis. »

Au départ, la tâche d’écrire sa vie a été confiée à quelqu’un d’autre, mais rapidement, son éditeur et elle se sont rendu compte que le résultat ne lui ressemblait pas.


«  L’éditeur m’a dit que la personne qui devait écrire mon histoire, c’était moi. Je n’avais jamais pensé écrire. Je n’écris même pas de chansons. J’étais paniquée.  »
Guylaine Tanguay

« L’éditeur m’a dit que la personne qui devait écrire mon histoire, c’était moi. Je n’avais jamais pensé écrire. Je n’écris même pas de chansons. J’étais paniquée. Le temps me manquait. Je me suis installé une discipline d’écriture et j’ai pu respecter les échéanciers », raconte-t-elle.

Plonger dans son passé n’a pas été chose facile pour Guylaine Tanguay. « Ç’a fait mal, mais ç’a été libérateur. Je n’avais pas le choix d’entrer dans les détails ,même si c’était douloureux. Ça m’a fait autant de bien que de mal sur le coup. J’ai pensé arrêter parce que je souffrais trop. Mais avec le temps, j’avais l’impression d’être moins lourde. Je n’ai jamais fait de thérapie, mais j’imagine que ç’a le même effet. C’était épouvantable sur le coup, mais après, je me sentais mieux. »

Guylaine Tanguay espérait qu’écrire aurait un effet libérateur. « J’espérais en retirer beaucoup de liberté, être moins lourde après, respirer mieux. Et ça se fait graduellement. Je voulais aussi être honnête avec mes filles, qui sont maintenant de jeunes adultes. Je les ai protégées de tout ça. Elles ont vécu dans une maison où il est facile de respirer. Elles ne savaient pas la moitié de ce qui est dans le livre. »

Aujourd’hui, elle espère que son livre aura un effet apaisant pour ses proches, qu’il les aidera à tourner la page.

« Je souhaite que ma mère soit libérée. Elle s’en veut encore de ne pas avoir su bien me protéger. Moi, je vis bien avec ça. Maintenant, on est une famille heureuse. On passe à une autre étape. »

Elle souhaite aussi que l’écrit agisse tel un message d’espoir. « Je souhaite que le livre fasse son chemin, qu’il serve à quelque chose de petit ou de grand. Je reçois beaucoup de messages. C’est réconfortant. Ça justifie ce que je fais. Je me rends aussi compte que mon histoire, c’est aussi celle de bien des familles au Québec. Si elle peut servir à quelqu’un, l’encourager à écrire pour se libérer, je suis heureuse. »

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UN ALBUM ET UN PARTY DES FÊTES

Guylaine Tanguay célèbre les Fêtes en grand cette année. La chanteuse country s’offre un album et un party musical au Centre Vidéotron. 

Après avoir vendu plus de 125 000 albums au cours des quatre dernières années, Guylaine Tanguay a lancé un album du temps des Fêtes intitulé Que les Fêtes commencent!, le 2 novembre. L’album, enregistré à Nashville, regroupe 14 classiques du temps des Fêtes. Évidemment, la chanteuse leur a donné une touche country. 

La chanteuse promet beaucoup d’énergie et une touche d’émotions et de nostalgie. L’opus réuni notamment La Valse de Noël, All I Want for Christmas Is You, Sleigh Ride et Promenade en traîneau. La Bastringue et C’est dans le temps du jour de l’An! pourront quant à elles animer les célébrations entourant l’arrivée de la nouvelle année.

La pièce titre de l’album, Que les fêtes commencent !, une pièce inédite écrite et composée par Guylaine et sa fille cadette Mary-Pier Bazinet, figure également sur le disque disponible en copie physique et sur les plateformes numériques. 

L’album prendra vie sur la scène du Centre Vidéotron le 22 décembre. Pour célébrer, l’artiste sera alors entourée de plusieurs invités. L’événement prendra l’allure d’un gros party de Fêtes. Guylaine Tanguay proposera également certains classiques country pour l’occasion.